RAPPORTS GÉNÉRAUX
L'esprit ne peut pas vivre sans la certitude de l'être, ou sans la ferme croyance qu'il y est arrivé.
r^ QUESTION.
RAPPORTS DE l'eSPRIT ET DE L'ÊTRE.
Nous avons l'être , nous avons Fesprit. Ils sont là en présence. Nous savons qu'ils ne peuvent rester ainsi sans s'unir et y tacher sans cesse davantage. Nous savons que l'être est dans une continuelle expansion qui le rend perceptible à l'esprit. Nous savons que Tesprit a des facultés pour saisir et s'incorporer l'être dont il a besoin ; nous devons donc conclure qu'ils ont des rapports nécessaires.
Mais nous contenterons-nous de cette affirmation vague et générale? non; il faut les pénétrer. Il faut connaître le moyen souple , multiple , divers , délicat , infaillible , permanent, incessant, par lequel l'être accomplit son contact avec l'esprit. Il faut savoir le moyen toujours agissant par lequel l'esprit, de son côté, s'empare de l'être sans cesse et sans lassitude.
Deux forces opèrent cette précipitation réciproque de l'un sur l'autre.
Le moyen par lequel l'être pénètre l'esprit sans relâche , c'est le fait.
Le moyen par lequel l'esprit s'empare incessamment de Têtre c'est la faculté d'extraction et d'abstraction.
Qu'est-ce que le fait?
Qu'est-ce que l'extraction et l'abstraction?
Questions premières. Que résulte-t-il ensuite de cet acte double?
La synthèse première.
Qu'est-ce donc que la synthèse première ?
Que contient-elle?
Tel est le sujet de ce livre.
282 ORGANUH.
II OUESTION.
RAPPORTS DE l'ÊTRE A l'eSPRIT.