‹ Essai d'un ultimum organum ou constitution scientifique de la méthode, Volume 1Chapitre 94 sur 130 · CONCLUSION DES DEUX PREMIERS LIVRES · texte numérisé non relu

CONCLUSION DES DEUX PREMIERS LIVRES

De ce qui vient d'être dit nous pouvons donc relever que Tesprit est capable de l'être et qu'il en est capable scientifiquement, aussi bien de l'être en tant que contingent que de l'être en tant qu'absolu; qu'il est capable de l'être en tant qu'antinomique et en tant que superantinomique à la façon que nous avons expliquée ; par cela qu'il a deux facultés covivantes, coagissantes, facultés qui sont lui-même se pénétrant de l'être sous tous ses modes d'apparition et de représentation. L'intuition c'est l'esprit s'emparant du nécessaire de l'être, la perception c'est l'esprit s'emparant du contingent de l'être ; et par là de tout l'être, qu'il s'assimile, s'incorpore, qu'il fait soi, tout en restant lui-même, et sans qu'on puisse comprendre que l'être vu et assimilé par l'esprit soit non plus altéré en lui-même.

L'être est solide et certain ; l'esprit est capable de l'être solide et certain. Voyons le lien s'opérer.

LIYRE III.

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