‹ Essai d'une classification des animaux microscopiques. Extrait du Tome II (Zoophytes), Histoire naturelle de l'Encyclopédie méthodiqueChapitre 4 sur 20 · ORDRE PREMIER · texte numérisé non relu

ORDRE PREMIER

GYMNODÉS.'Très- -simples, de forme parfaitement déterminée et invariable , où l’on ne reconnoît aucun organe , ni cirres HSE ni même

la moindre apparence de poils ou de ils quelconques.

S. Ier, Dépourvus d’appendices caudiformes.

ΰ. FAMILLE pres MONADAIRES.

Corps diaphane , ne présentant pas même au grossissement le plus considérable qu'on puisse obtenir, lPapparence d’une molécule organique NCA et de forme arrêtée, non contractile.

(Les Monadaires sont les plus un de tous les êtres qui nous soient connus , et que l'on puisse même concevoir. Leur pelutesse est d’ailleurs extrême. Les infusions seules les produisent en

abondance. On diroit cetté matière vivante, dont chaque particule s’individualise par l'agent madéfacteur qui a détruit les liens secrets de l'être organisé, dans là composition duquel entroient lés Monadaires. Nous n’avons jamais pu y saisit de mode de reproduction , même {oripare. Ce sont de véritables géhérations spontanées, dans le sèns raisonnable du mot.)

Genre 1. Lamerrixe, Lamellina; N. Corps simple , oblong ou Carré , présentant toujours quatre angles plus ou moins aigus dans sa circonscription. — ÆExzmpzes. Lamellina monadæa ; N.

Encycl. Dic. Monas; Mviz. tab. 1. fig. 10.

17. Encycl. pl. 1. fig. 8. — Lamellina linearis; N. Encycl. Dic: Joscor, pl 2. fig. M.

— Lamellina œquiangulata ; N. Encycl.… Dic.

Joscor, pl. 3. jig. K. Li. — (Ce genre, dont les espèces sont presqu'inertes, mais où des mouvemens sont néanmoins assez distincts pour que tous les observateurs qui en ont vu, n’aient point hésité à les regarder comme des animaux , forme un passage à la famille des Bacillariées ; que nous avons établie dans notre Dictionnaire classique d’histoire naturelle , tom. II, p.127, comme appartenant à la classe des Infusoires, mais que nous avons reconnue depuis comme faisant partie d’um règne différent. D'un autre côté il est ; aux dimensions près ; identique à ce genre singulier d’Acalèphes libres , récemment institué par Quoy et Gayard (An. des sc. nat: tom. VI. p. 85. pl. 2.

fig. 1.), sous le nom de Lemnisque. )

Genre 2. Mona, Monas; Muic. Corps sim-

ple, parfaitement rond ou lésèrement ovoïde , cristallin. — ExsmpPzes. MonasTermo;Murz, ab. 1.

Sig. 1: Encycl: pl: 1. fie. 1. — Monas Punctum ; N. Eñcyel. Dic. Volvox ; Morz. tab. III. fig. 2. Encycl. pl. 1 fig. 1: = Monas Bulle ; N. Encycl. Dic. Cyclidium ; Mvrz. tab. XI. fig. 1. Encycl. pl. 5. fig. 1: — (Beaucoup de figures, données par les divers micrographes, sont accompagnées de points qui réprésèntent de ces animaux ÿ si petits, qu'il en est des espèces qu'un grossissement de mille fois, qui seul lés rend perceptiblés, ne les représente pas plus considérables que la piqûre que feroit l'aiguille la plus fine dans une feuille de papier mince. Leur mobilité est extrême , leur nombre prodigieux; en s’insinuant dans la matière muqueuse qui se développe dans les infusions, ils en forment de véritables membranes devenant de plus en plus opaques , où cesse bientôt tout mouvement. En mourant sur le porte-objet du microscope, par desséchement, les Monades semblent äffecter de se presser en dispositions sériales, sur les bords de la goutte d’eau où elles nageoient, ainsi que le font ordinairement les globules du sang; il en résulte comme de petits chapelets, qui finissent par se confondre en lignes minces presqu'invisibles, mais continues en apparence. On peut les considérer comme la matière vivante dans son plus grand état de

simplicité. ) É 1 Genre 3. OPnrnarmorLaniDE, Ophthalmoplans 3 N. Corps simple , parfaitement rond ou légèrement ovoide, avec un point au centre ou vers l’une

des extrémités. — EXEMPLE. Ophithalmoplanis monadina ; N. ÆEncycl. Dic. Monas Ocellus ; Mur. fab. a 7. 8. Encycl. pli 1. fig. 4. — (Le point caractéristique de ce genre manifeste déjà une légère. complication. )

Genre 4, Gyrcuine, Cyclidium;Murx. Corps simple, ovoïde , antérieurement atténuéien pointe, comprimé et submembraneux.— Exewpres, Cychidium hyalinum ; Muzs.tab. XT, fig. 14. Encycl. pl. fig. 4. — Cyclidium mutabilis ; N. Encycl. Drc. Représentée dans beaucoup des planches de Gleichen, particulièrement pl. XX, IT et II &, et.pl. XXII. — (Les Cyclides, encore dépourvus d'organes, d’appendices et de molécule :intégrante , commencent cependant à manifester, dans leur natation.et dans les légères variatiois de mouvemens qu'ils donnent à leur parte anté— rieure, une vie plus décidée; ils sont d’ailleurs les plus, gros des Monadaires.)

ÎIlo. FAMILLE DES PANDORINÉES.

Corps simple , Sphérique des Monades, mais réuni en une association d'individus qui exercent, dans leur réunion, une vie commune, sous une forme déterminée et fixe, qui éloigne toute idée de contractilité. (Les ph présentent ce fait extraordinaire, qu'individualisées par molécules , chacuné de ces molécules est un animal doué d un mouvement propre et qui s’accroissant ,

- devient un assemblage d’animaux en glomérule vivant aussi, et dans lequel la volonté de chacune

des parties constitutives semble agir en raison de sa force propre, pour causer des perturbations bizarres dans les mouvemens généraux de la masse. ‘On ne peut pas dire que les Pandorinées soient des Infusoires , encore que nous en ayons souvent rencontré dans certaines infusions, puisque nous avons retrouvé les mêmes espèces dans toutés les eaux stagnantes et dans les mares , où , comme on va le voir quand il sera question du genre D, la plupart ne sont probablement que des propagules animés de nos Arthrodiées: ( Zoyez ce mot dans l'Encyclopédie méthodique et dans notre Dictionnatre classique , tom. I, pag. 591.)

Genre’ 5. Uveire, Uvella ; N. Où nulle membrane commune ne réunit les molécules simples, vivantes et groupées en petites masses slobulenses. — EXEMPLES. Uvella Chamæmora ; N. Encyc£.

Dic. Monas Uva; Murr. fub. 1. fig. 12. 13.

Encycl. pl. 1. fig. 10. Sparranz. Opusc. 1. Did.

Sig. 15. B. C. D. — Uvella virescens ; N. Encycl Dic. Vobvox Uva ; Muzz. tab. IT. fig. 17. 21. Encycl. pl. 2. fig. 11. 15. — (Nous avons des raisons de croire que ces animaux ne sont que des Zoocarpes, c’est-à-dire , les gemmules vivantes d’êtres dont la condition fut purement végétale jusqu’à l'émission de ces semmules. Le V’olvox vegetans de Muller SPINBSRES 22005 ,. dont nous avons formé le type du genre Anthophyse de l'Encyclopédie méthodique et de notre Dictionnaire classique d'histoire naturelle , lequel est bien évidemment une petite plante confervoide ; jusqu’à l’instant où l'extrémité de ses ra=

(22) meaux vient à produire des glomérules de petits corps transparens, nous présente dans ces glomérules une espèce d'Uvelle véritable, qui, se détachant de la tige qui la produisit , s'en va nagcant absolument à la manière de notre Cha- 71ICŒINIOTUS ; aVeC qui on pourroit la confondre, si les individus agglomérés n’y étoient plus petits. Les animaux de ce genre offrent encore, à la taille près, une grande analogie avec ceux du genre Polytome , établi par Quoy et Gaymard (Ann. des sciences nat. tom. VI. p. 87. pl. 2. fig..13. 14. ), mais qui n’est pas microscopique. )

Genre 6. Pecrorauine, Pectoralina ; N. Où les molécules vivantes, simples, se groupant à plat et non en masses globuleuses, exercent leurs mouvemens communs sur le sens vertical de la pette lame qui résulte de leur agglomération. — ExEMPLE. Pectoralina hebraica ; 5 N. Encycé., Dic. Gonium pectorale ; ; Murs. éab. \ XP.

Sig. g. 11. Encycl. pl. 7. fig: 1. 3.

Genre 7. Panromne, Pandorina ; N. Où les molécules vivantes , soit indépendamment les unes des autres, soit réunies en groupes, sont contenues dans une enveloppe commune, transparente, qui en fait un tout exerçant une vie commune, tant qu'un déchirement n’y donne pas la liberté à chaque molécule captive. — £xzmepzes. Pandorina Leuwenhoekii ; N. Encycl. Dic. Folvox glohator; Murs. tab. III. fig. 12. 15. Encycl. pl. 1. fig. 9: —. Pandorina Mora; N. Encycl.

Dic. Volvox Morum ; Mur. tab. IT. pl. 14. 16. Eneycl pl 1, fig. 10. — (Ces animaux ont

excité l’admiration de tous les observateurs qui les rencontrèrent et qui les ont surpris se brisant pour donner le jour, par une succession sans terme, à de nombreuses générations qu’on distingue dans leur transparence, laquelle néanmoins commence à se colorer en vert de diverses nuances , selon chaque espèce et l’âge des individus associés. }

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