‹ Essai d'une classification des GaléodesChapitre 16 sur 25 · Rhàx melanocephala sp. nov. — Ç. Long. 20 mill · texte numérisé non relu

Rhàx melanocephala sp. nov. — Ç. Long. 20 mill

Partie céphalique et cliélicères noires à pubescence rougeâtre ; partie thoracique blanc mat avec une série de taches brunes médianes, correspondant à chaque segment; abdomen blanc mat, orné en dessus de deux larges bandes latérales continues, très-noires. — Pattes-mâchoires et pattes de la première paire jaune clair avec les deux derniers articles noirs, les autres pattes d’un jaune vif. — Partie céphalique garnie de crins très-forts, espacés, inégaux, la plupart très-longs. — Mamelon oculaire grand, presque arrondi, marqué d’une strie médiane ; yeux assez gros, leur intervalle plus étroit que leur diamètre. — Segments abdominaux garnis en dessus, au bord postérieur, et latéralement sur les parties noires de forts crins rougeâtres; premier segment ventral coupe d’un profond canal longitudinal, un peu élargi dans le milieu, en forme de fossette ovale très-allongée ; deuxième et troisième segments coupés d’un canal élargi au bord postérieur en fossette triangulaire. — Chélicèrcs garnies en dessus, dès la base, de crins forts et inégaux, non bulbeux, simples, bord interne pourvu d’une série de sept à neuf fortes et courtes épines; crochet fixe en dessus, beaucoup plus court que la tige, strié, fortement arqué; dent principale très-grande, sub-aigué, précédée de

Classification des Galiodes, rtc »

deux petites dents, dont la seconde beaucoup plus forte que la première; au crochet fixe, la grande dent principale, conique, comprimée et striée, précédée d'un petit denticule. — Patte-mâchoire : métatarse et tarse presque de même longueur que le tibia, parallèles, obtus; métatarse pourvu en dessous d'une douzaine de très-fortes épines inégales et irrégulières; tarse présentant quelques épines plus petites. Métatarse et tarse de la première paire de pattes garnis de crins très-forts, dressés, mais dépourvus d’épines.

Une femelle provenant de Nubie appartenant au Muséum.

Cette espèce voisine de la précédente s’en distingue par la large bande blanche de son abdomen et la disposition différente des dentieulations des ehélieères.

Species invisæ.

Bhax arabs 01 y., Voy. Emp. Ott., p. Ixh 3, pl. xlii, fig. 6 (1807),

Espèce très-douteuse; Olivier suppose lui-même qu’elle pourrait être la femelle du Melanus.— C. Koch s’est depuis servi du nom d "arabs pour un Galéodide tout à fait différent, appartenant au genre Galeodes sensu stricto (voy. plus haut, p. 105).

PiHAX PHALANGIUM Olv., lOC. Cit., p. l\U 3, pl. XLII, flg. k (1807).

Vxhax phalangista Sav., Eg. Ar., pl. vm, fig. 10.

Galeodes phalangista Gerv., Apt., n, p. 87, pl. xxvn, fig. 3.

— < — L. Duf., Ann. Soc. ent. Fr., 3 e sér., t. V, p. 66,

pl, iv, fig. il, et H. N. Gai., p. 51, pl. i, fig. 6.

Rhax phalangista A. Butler, Trans. Ent. S. Ln., p. 615 (1873).

Égypte, Algérie et Syrie : cité de Boghar par L. Dufour, et du lac de Tibériade, en Palestine, par M. A. Butler.

E. Simon.

Rhàx fupuosa G. Koch, Arcliiv. Naturg., VIH, p. 354 (1842), et Ar., XV, p. 91, fig. 1480.

D'Arabie.

Peut-être synonyme du précédent.

Riiax impàvida C. Koch, loc. cit., p. 254, n° 3 (1842), et Ar., XV, p. 94, fig. 1482.

Des Indes (A. Butler).

Certains détails de la figure de C. Koch indiquent que cette espèce doit plutôt rentrer dans le genre Dinorhax .

Riiax curtipes L. Dufour, II. N. Gai., p. 4 02, pl. ni, fig. a (1861).

Galeodcs Melana IJ. Lucas, Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. xlix (185G).

De Tunisie.

L. Dufour, qui avait d'abord indiqué le G. Melanns de Tunisie, d’après M. IL Lucas, a ensuite reconnu qu’il s’agissait d'une autre espèce qu'il a décrite et figurée sous le nom de G. curtipes . — Le IL curtipes est probablement synonyme de Yochropus , du moins la description ne donne-t-elle aucun caractère sérieux pour l'en distinguer.

5 e Genre GYLIPPUS nov. gen.

G ale ode s E. Simon, Ann. Soc. ent Fr. (1872) (ad part.).

Mamelon oculaire glabre en dessus et en arrière, pourvu en avant de deux forts crins dressés, non soulevés. — Pas de peignes stigmatiques. — Ghélicères à tige garnie de soies et de crins, sans épines au bord interne; crochet fixe en dessus beaucoup plus court que la tige; Ç arque et pourvu d’une série de très-fortes dents inégales; c? droit, ne présentant

Classification des Galcodcs , etc .

en dessous que deux petites entailles à la base; fond de la pince pourvu, dans les deux sexes, de deux rangs écartés de dents obtuses, très-inégales chez le mâle. — Pattes-mâchoires et pattes courtes. Tarse de la pattemâchoire soudé et en continuité avec le métatarse, immobile, non appendiculé, ces deux articles sans épines. — Pattes de la première paire relativement grêles, à tarse étroit et long, droit, pourvu de deux petites griffes simples et arquées. Métatarses n et m pourvus en dessus de deux épines, Tune à la base, l’autre à l’extrémité ; tarse îv d’un seul article, de moitié plus court que le métatarse. Griffes glabres, longues, peu arquées, presque droites, à crochet terminal.

cf. Crochet fixe des chélicères droit et inerme, présentant à l’extrémité en dessus, une expansion membraneuse transparente, relevée et tronquée obliquement; flagellum très-long, grêle et cylindrique, inséré sur la tige même, vers le milieu de son bord interne et dirigé en avant, se terminant en pointe oblique au niveau de la base du crochet fixe.

Ce nouveau genre se rapproche des Rhax par son mamelon pourvu de deux crins en avant et par les deux petites griffes de ses pattes anterieures, mais il en diffère à première vue par ses pattes de la première paire grêles comme chez les Galéodides ordinaires, et par l’absence d’épines aux pattes-mâchoires. La coloration, moins anormale que celle des Rhax, rappelle celles des Glitvia. Il faut ajouter à ces caractères que les chélicères du mâle diffèrent totalement de celles des Rhax; l’insertion du flagellum, très en arrière, sur la tige même et non sur le crochet, est tout à fait particulière au genre Gylippus,

Une seule espèce.

G. syriàcus E. Simon, Ann. Soc. ent. Fr., p. 261 (1872) (sub Galcodcs).

De Syrie.

6 e Genre DtNOUHAX nov. gen.

Mamelon oculaire garni en dessus et surtout en avant de nombreux crins irréguliers non soulevés. — Pas de peignes stigmatiques. — Cliéli-

E. Simon.

cères très-grandes (<?, Ç) ; crochet fixe en dessus beaucoup plus court que la tige, comprimé, fortement atténué dès la base, très-arqué et trèsaigu, pourvu d’un petit nombre de dents très-espacées et très-éloigées de la pointe terminale ; dans le fond de la pince, deux rangées très-rapprochées, presque conniventes, de dents obtuses et serrées. — Pattesmâchoires et pattes très-courtes. Tarse de la patte-mâchoire soudé et en continuité avec le métatarse, immobile, non appendiculé. — Pattes de la première paire relativement assez épaisses, à tarse court, de moitié plus court que le métatarse, dépourvu de griffes. — Tarse îv d’un seul article, d’un tiers plus court que le métatarse — Griffes glabres, longues et peu arquées, à crochet terminal.

c?. Flagellum très-long et très-grêle, presque séliforme, simple, droit et effilé, inséré au côté interne du crochet fixe, vers le milieu de sa longueur et dirigé perpendiculairement en bas, dépassant en dessous le crochet mobile.

Les Dinorluix avec leurs pattes courtes et leurs énormes chélicères ont le faciès des Rkax, mais encore exagéré; les chélicères atteignent en effet chez ces Galéodidcs leur maximum de développement, vues en dessus, leur longueur égale au moins celle du céphalothorax entier. Ils diffèrent surtout des Uhax par l’absence de griffes aux tarses de la première paire; ce caractère les rapproche des Gluvia et des Datâmes , mais ils s’en distinguent de suite par une autre disposition des dents des chélicères. — Chez le mâle, l’insertion du flagellum est A peu près la même que chez les Rhax, mais le flagellum lui-même est très-différent, étant simple, très-grêle et dirigé en bas.

Une seule espèce :

D. nosTRUM-rsiTTACi E. Simon, Ann. Soc. eut Fr., p. 225 (1877) (sub Rhax).

Des Moluqucs; j’en ai reçu depuis d’Annam; le Muséum en possède de Cochinchinc.

Classification des Galeodes , etc.

7 e Genre GLUVIA C. Koch (1842).

Gluvia C. Koch, Archiv. f. Naturg. (1842) (ad part.).

Mamelon oculaire garni en dessus et en avant de crins nombreux, irréguliers, non soulevés. Partie céphalique généralement assez longue et presque toujours pourvue d’une strie longitudinale, obtusément trapézoïde, arquée au bord anterieur, en ligne presque droite en arrière, à côtés assez fortement obliques et convergeant en arrière. — Ghélicères à crochet fixe en dessus, plus court que la tige, arqué et pourvu, dans les deux sexes, d’une rangée de dents inégales; chez la femelle, le fond de la pince pourvu de deux rangées écartées de dents obtuses ; chez le mâle, d’une seule rangée de dents semblables; rangée des denticulations du crochet fixe commençant par deux dents peu inégales, suivies de deux autres plus fortes, séparées par un petit denticule; au crochet mobile, les deux grandes dents séparées par un seul denticule. — Pas de peignes stigmaliques. — Patte-mâchoire à tarse court, soudé au métatarse et immobile, rarement ( fur cillât a ç?) un peu resserré à l’articulation. — Pattes de la première paire à tarse long, droit, grêle, de moitié ou d’un tiers plus court que le métatarse, inerme chez la femelle, mais pourvu chez le mâle de deux griffes très-petites.— Griffes longues, grêles, glabres, plus courtes aux paires intermédiaires qu’à la quatrième. — Hanches de la patte-mâchoire et de la première paire de pattes réunies, presque aussi larges que longues.

Ce genre ne renferme qu’une faible partie des Gluvia de C. Koch. L’espèce type G. striolata , était déjà décrite par Latreille sous le nom de Galeodes dorsalis ; il est propre à l’ancien monde ; toutes les espèces américaines décrites sous le nom générique de Gluvia rentrent dans nos genres Gleobis , Datâmes et Mummucia. — Les Gluvia ont un peu le faciès des Gætulia ; elles sont cependant beaucoup plus petites, la plupart ne dépassant pas un centimètre de longueur, et les plus grandes n’atteignant jamais trois centimètres; leur coloration rappelle celle des Galeodes et des Gætulia, étant fauve, soit unicolore, soit avec une bande dorsale foncée à l’abdomen. — Les Gluvia diffèrent grandement des Gætulia par les caractères sexuels des mâles : en effet, le flagellum est court, épais

E. Simon.

et obtus; les pattes-mâchoires manquent de scopulas; les segments ventraux de l’abdomen offrent des épines bacilliformes, semblables à celles des Galeodcs , mais disposées différemment.

Le genre Gluvîa est répandu dans les régions méditerranéennes ; il est aussi représenté aux îles du Cap-Vert et dans le Caucase.

Males.

Chelarum digilus fixus a basi valde bifurcatus. Flagellum fere subditum, subtus recurvum. Digitus mobilis denlibus minutissimis ab apice digiti late remotis. Mctatarsus pedum maxillarium versus apicem intus paullo inflatus, spinis robustis et truncatis instructus. Abdomen segmentis ventralibus 3 et â spinis bacilliformibus armatis. furcillata,

Digitus fixus haud bifurcatus. Flagellum fere superius, gra- v cile et arcuatum. Digitus mobilis dcntibus inæquis apicem fere attingentibus. Mctatarsus pedum maxillarium haud spinosus nec inflatus. Abdomen scgmento ventrali k spinis bacilliformibus armato. kabiliana .

Femelles.

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