‹ Essai d'une classification des GaléodesChapitre 17 sur 25 · Pedum maxillarium metatarsus haud spinosus, sed setis · texte numérisé non relu

Pedum maxillarium metatarsus haud spinosus, sed setis

numerosis et truncatis, scopulam formantibus, subtus vestitus. Metatarsorum ii et in spinæ validissimæ rufæ. dorsalis .

— Metatarsus spinosus, setis truncatis subtus parce vestitus.

Metatarsorum n et m spinæ graciliores. atlantica .

Classification des Galcodes, etc .

1. G lu vi a furcillata E. Simon, Ann. Soc. eut. Fr., p. 264 (1872) (sub Galcodes).

Dans la description que nous avons donnée de cette espèce, nous avons parlé à tort des épines bacilliformes du male, comme de peignes stigmatiques ; ces deux sortes d’organes, qui présentent une grande analogie de forme et de position, sont cependant tout à fait distincts, et, chez G. barbants , ils existent simultanément. Les épines bacilliformes sont toujours propres aux mâles; chez G. furcillata , elles occupent le bord postérieur du troisième et du quatrième segment ventral; elles sont longues et cylindriques; celles du quatrième segment sont en ligne bien régulière; celles du troisième, un peu inégales, sont disposées plus irrégulièrement. — Les épines des pattes n et iii sont en môme nombre que chez G. dorsalis, elles sont seulement un peu plus grêles et plus longues. — Le mâle de G. furcillata est remarquable par la conformation de son crochet fixe, profondément bifurqué, et du métatarse de sa patte-mâchoire convexe et épineux au coté interne. Les deux griffes de la première paire de pattes sont bien développées.

Cette espèce est propre à nie de Chypre, où elle a été découverte par C. de la Brûlerie.

2. Gluvia dorsalis Latr., Nouv. Dict. II. Nat., nouv. éd., t. XII, p. 373 (1817) (sub Galcodes ).

Galcodes intrepidus L. Duf., Ann. Sc. phys., t. IV, p. 370, pi. lxix, fig. 7 (1820) (non Savigny, non L. Dufour, 1861).

? Gluvia striolata C. Koch, Arch. Naturg., VIII, p. 356 (18Û2), et Ar., XV, p. 101, fig. 1488 (1848).

Nous ne possédons du Gluvia d’Espagne que des descriptions courtes et incomplètes. L. Dufour, qui, en 1820, avait décrit et figuré un mâle de cette espèce, l’a ensuite confondue avec le G. barbants d’Algérie, ne présentant cependant aucun rapport avec elle. — Le G. dorsalis appartient au genre Gluvia C. Koch, tel que nous le restreignons; il est très-probable que le G. striolata C. Koch n’en est qu'une variété. (1879) 1 ÎC partie, 9.

E. Simon.

J’ai trouvé un dorsalis adulte à Badajoz et j’en ai pris plusieurs jeunes à l’Escurial; ceux-ci, très-variables de coloration, offrent souvent des traces de lignes brunes, comme en a figurées G. Koch.

Voici la description de la femelle adulte :

Ç. Long. 22 mill. — Partie céphalique, chélicères et pattes fauve rougeâtre testacé; abdomen gris fauve, avec une série longitudinale de grandes taches noirâtres transverses, correspondant aux pièces tergales et garnies de pubescence jaune vif, longue ; pattes-mâchoires fauve rougeâtre, avec le métatarse et le tarse très-rembrunis. — Partie céphalique large et courte, au moins d’un tiers plus large que longue, marquée d’une strie médiane profonde, n’atteignant pas tout à fait son bord postérieur, très-obtusénient tronquée; crins forts, inégaux, quelques-uns très-longs. — Mamelon médiocre, simplement arrondi en avant, non canaliculé, garni en avant d’un groupe irrégulier de crins dressés et en dessus de crins semblables, disposés en deux lignes divergentes peu régulières; intervalle des yeux plus étroit que leur diamètre. — Premier segment ventral de l’abdomen coupé d’un canal longitudinal étroit et profond; deuxième et troisième segments présentant chacun, au bord postérieur, une fossette triangulaire aiguë, occupant à peine la moitié de la longueur du segment. —Chélicères garnies dès la base de crins forts, trèsinégaux, ni bulbeux, ni tronqués; crochet fixe beaucoup plus court que la tige, arqué, ni élevé, ni caréné en dessus; série des dcnticulalions commençant par deux dents assez fortes, presque égales, dont la première cependant plus grande, suivies d’une dent beaucoup plus élevée, conique, puis d’une quatrième semblable, séparée de la première par un denticule isolé; dans le fond de la pince, deux séries divergentes écartées : l’externe, formée de quatre dents coniques, dont la première et la troisième plus fortes que les autres; l’interne de trois dents, dont la médiane trèspetite, les deux autres longues et coniques; au crochet mobile, les deux dents principales séparées par un denticule isolé. — Patte-mâchoire ; métatarse et tarse de même longueur que le tibia, à peine élargis à l’extrémité, garnis latéralement de crins fins, très-longs, et en dessous de crins courts, tronqués, serrés, formant brosse. — Métatarse et tarse îv relativement peu allongés, garnis en dessous, entre les épines, de crins simples, robustes, effilés. — Métatarse ni pourvu d’une ligne dorsale de trois épines rouges, très-robustes; métatarse n, de cinq épines, dont les

Classifie al ion des Gale odes, etc .

deux dernières plus longues, disposées en ligne sinueuse, la deuxième et la quatrième étant plus basses que les autres ; tibias n et ni sans épines terminales.

Le G . dorsalis habile le centre, le midi et l’ouest de l’Espagne. Il se trouve aussi dans la partie méridionale du Portugal.

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