‹ Essai d'une classification des GaléodesChapitre 18 sur 25 · Glüvia kabilianà sp. nov. — c?* Long. 15 mill · texte numérisé non relu

Glüvia kabilianà sp. nov. — c?* Long. 15 mill

Partie céphalique, chélicères et pattes-mâchoires fauve-brunâtre; abdomen gris testacé; pattes fauve clair, avec les fémurs et les tibias de la quatrième paire légèrement rembrunis. — Partie céphalique relativement très-longue, à peine plus large que longue, sans strie médiane, assez fortement chagrinée, rugueuse, son bord antérieur arqué, ses côtés fortement obliques, son bord postérieur arrondi; crins inégaux, épars, quelques-uns très-longs. — Mamelon oculaire grand, un peu saillant et arrondi an bord antérieur, garni de forts crins dressés, nombreux, irréguliers; yeux très-gros et très-convexes, leur intervalle beaucoup plus étroit que leur diamètre. — Troisième et quatrième segments ventraux présentant chacun, au bord postérieur, une ligne très-régulière de dix à douze épines rouges, bacilliformes : au troisième segment, ces épines allongées et lancéolées, au quatrième, plus courtes, légèrement élargies et arrondies à l’extrémité. — Chélicères garnies en dessus de crins trèsforts, dressés, très-serrés, surtout â l’extrémité, inégaux, quelques-uns tronqués ; crochet fixe plus court que la tige, sensiblement creusé en dessus, relevé à l’extrémité et arqué; série des denticulations commençant assez loin de la pointe terminale, par une dent longue, aiguë et isolée, suivie de deux petites dents égales, très-cspacées, puis d’une série de trois dents encore plus petites et contiguës ; flagellum assez court, assez grele et comprimé, fortement arqué en demi-cercle, inséré en dessus â la base du crochet fixe, et dirigé en avant; côté interne du crochet présentant de plus une lame transparente très-allongée, dirigée en avant et terminée par une grande dilatation arrondie ou un peu anguleuse; crochet mobile présentant près de la pointe un groupe de trois petites dents contiguës un peu soulevées, puis une série de quatre dents très-espacées dont la seconde plus longue. — Patte-mâchoire : métatarse et tarse environ de môme longueur que le tibia, presque parallèles, h

E. Si MOX.

peine élargis à l’extrémité, garnis latéralement de crins fins, très-longs et inégaux, présentant de plus en dessous, dans la seconde moitié, une dizaine de fortes épines, disposées en séries peu régulières. — Pattes de la quatrième paire à métatarse et tarse très-longs et grêles, garnis en dessous, entre les épines, de crins simples, longs. —- Métatarses n et ni présentant une ligne dorsale de trois épines longues et assez grêles ; tibias n et ni pourvus d’une épine terminale semblable.

Algérie : Bou-Saada. — Un seul mâle découvert par M. le D r C. Leprieur.

Cette espèce rappelle à certains égards le genre Cleobis , principalement par la forme de la partie céphalique, les yeux très-gros,. les pattes postérieures fines et très-allongées, et les épines du métatarse de la pattemâchoire ; elle se rattache néanmoins au genre Gluvia par ses hanches antérieures courtes et larges et par ses tarses de la quatrième paire indivis. Les caractères sexuels, très-différents de ceux des Cleobis, rappellent au contraire ceux de G. furciliala ; le crochet fixe possède, comme chez furcülata , une lamelle transparente, indépendante du flagellum; l’abdomen a des épines baciinformes, et les chélicères ne présentent qu’un seul rang de denticules dans le fond de la pince, tandis que chez les mâles de Cleobis , ce rang est double comme chez les femelles.

h . Gluvia atlantica sp. nov. — $. Long. 20 mill.

Partie céphalique, chélicères et pattes fauve rougeâtre testacé; abdomen gris fauve (?); pattes-mâchoires fauves, avec le métatarse et le tarse un peu rembrunis; pattes iv avec le fémur et le tibia légèrement rembrunis.— Partie céphalique large et courte, au moins d’un tiers plus large que longue, très-lisse, marquée d’une strie médiane très-fine, n’atteignant pas tout â fait le mamelon oculaire, son bord antérieur assez fortement arqué et arrondi, ses côtés fortement rétrécis obliques, son bord postérieur trôs-obtusément tronqué; crins forts, inégaux, quelques-uns très-longs. —Mamelon médiocre, simplement arrondi en avant, non canaliculé, garni en avant d’un groupe irrégulier de crins dressés, et, en dessus, de crins semblables disposés en deux lignes divergentes, peu régulières; intervalle des yeux beaucoup plus étroit que leur diamètre. — Abdomen (?). — Chélicères garnies, dès la base, de crins forts, très-inégaux, ni bulbeux, ni tronqués ; crochet fixe beaucoup plus court

Classification des Gatcodes, etc.

que la tige, caréné et élevé en dessus à la base ; série des denticulations commençant par deux dents assez fortes, contiguës, égales, suivies d’une dent un peu plus élevée, précédée d’un seul denlicule ; dans le fond de la pince, deux séries divergentes écartées : l’externe formée de cinq dents obtuses, petites, dont la première et la troisième cependant plus fortes ; l’interne formée de quatre dents dont la première plus élevée, les deux premières isolées, les deux autres contiguës et reculées ; au crochet mobile, les deux dents principales séparées par un seul denlicule isolé. — Patte-mâchoire : métatarse et tarse de même longueur que le tibia, presque parallèles, garnis latéralement de crins fins, très-longs, en dessous de crins tronqués, peu serrés, mêlés à quelques épines courtes, transparentes. Métatarse et tarse iv relativement peu allongés, garnis en dessous, entre les épines, de crins simples. Épines des métatarses ni et il en même nombre que chez G. dorsalis, seulement plus longues et plus grêles.

Iles du Cap-Vert (Muséum).

Les espèces suivantes, qui me sont inconnues, rentrent dans le genre Gtuvia :

G. minima L. Koch, Rosenhauer’s Tliiere Andalusiens, p. &10 (1856); midi de l’Espagne. Peut-être synonyme ou jeune de G. dorsalis .

G. caucasica L. Koch, Kauk. Arach. in Isis Dresden, p. 22 (1878) ; du Caucase : Baku, Sardarabad.

8 e Genre DATAMES nov. gen.

Gluvia C. Koch, Archiv. f. Nalurg. (1842) (ad part.).

Mamelon oculaire garni en dessus et en avant de crins nombreux, irréguliers, non soulevés.—Partie céphalique peu longue, obtusément trapézoïde, en ligne droite ou un peu arquée en avant, en ligne presque droite en arrière, à côtés assez fortement obliques et convergeant en arrière, sans strie longitudinale. — Chélicères de la femelle â crochet fixe en dessus, plus court que la lige, arqué et pourvu d’une rangée de dents inégales,

K. Simon»

disposées comme chez les Gluvia , seulement les deux dents principales toujours séparées par deux denticules; chez le mâle, le crochet fixe aussi long que la tige, brusquement rétréci dès la base, droit, dépourvu de dents et canaliculé en dessous à la base; dans les deux sexes, le fond de la pince pourvu de deux rangées écartées de dents obtuses; les deux dents principales du crochet mobile séparées par deux denticules. — Pas de peignes stigmatiques. — Patte-mâchoire â tarse court, soudé au métatarse et immobile. — Pattes de la première paire â tarse long, droit, grêle, de moitié ou d’un tiers plus court que le métatarse, dépourvu de griffes dans les deux sexes. — Griffes longues, grêles, glabres, plus courtes aux paires intermédiaires qu’à la quatrième. — Hanches de la patte-mâchoire et de la première paire réunies, presque aussi larges que longues.

Ce genre est exclusivement propre à l’Amérique; il renferme toutes les espèces anciennement décrites par T. Say et plus récemment par C. Koch, sous le nom générique de Gluvia . Les deux groupes établis par C. Koch (in Archiv. f. Naturg.) reposent sur un caractère sexuel, aussi les espèces du second ne sont-elles pour la plupart que les femelles de celles du premier.

Le genre Datâmes a deux centres principaux : le premier aux États- Unis, dans les montagnes Rocheuses et les régions du Pacifique : en Colorado, Nevada, Utah et Californie; il n’a aucun représentant dans les régions de l’Atlantique, si ce n’est dans le Texas, où a été signalée une espèce mexicaine ( geniculatus ). Il est à remarquer que toutes les espèces des États-Unis se reconnaissent de suite en ce que, chez les femelles, les deux petites denticulations intermédiaires des chélicères sont parfaitement isolées. —Le second centre est au Mexique, le genre Datâmes y est représenté par des espèces généralement plus grandes, dont les deux petites denticulations sont toujours implantées sur la pente antérieure de la seconde dent principale. C. Koch a aussi décrit deux Datâmes de Colombie dont la provenance est peut-être erronée, car, dans toute l’Amérique du Sud et les Antilles, les Datâmes paraissent remplacés par les Clcobis et les Mummucia.

Les caractères propres aux deux sexes, qui séparent les Datâmes des Gluvia , sont assez secondaires, mais d’une constance absolue : chez les Datâmes , les deux dents principales des crochets des chélicères sont séparées par deux denticules, tandis qu’il n’y a qu’un seul chez les Gluvia ;

Classification des Gale odes , etc .

le métatarse de la troisième paire porte en dessus une ligne de cinq fortes épines chez les Datâmes , tandis que celui des Glnvia n’en a que trois; mais les Datâmes s’éloignent de tous les Galeodidæ connus par l'étrange conformation des chélicères du mâle, dont le crochet fixe est inerme cl droit, et dont le flagellum est remplacé par un fort faisceau de crins : l’abdomen est dépourvu des épines bacilliformes si caractéristiques chez les Glnvia,

Males.

Chelarum digitus fixus supra obtuse carinatus, haud canaliculatus. Pedum maxillarium fémur et tibia setis spiniformibus et validis intus arniata . formidabilis.

Chelarum digitus fixus supra ad basin carinatus, ad apicem canaliculatus. Pedum maxillarium fémur et tibia setis tenuibus vestita .. pallipes.

Femelles.

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