Pedes et pcdcs-maxillarcs fulvi, tibia mctatarsoque pe
dum-maxillarium valde infuscatis. Pedum-maxillarium ractatarso fusiformi, elongato, ad apicem seusim attemiato.
— Pedes et pedcs-maxillares fulvi, concoîores. Metatarsus
fore parallelus, ad apicem haud vel parum aüenuatus.
3. l'arsi h spinis octo armati : articulo 1 sp. 6, articulo 2
sp. 2. — d 1 Tarsorum U articuli 1 et 2 setis depressis, fusiformibus, elongatis et acutis subtus dense vestiti. Metatarsus pedum-maxillarium , inter spinas , setis robustis, sat brevibus et truncatis instruclus.
— Tarsi Ix spinis sex armati : articulo 1 sp. U , art. 2 sp. 2.
— d* Tarsorum lx articuli 1 et 2 spinis latis, subrotundatis, squamiformibus et imbricatis subtus dense vestiti. Metatarsus pedum-maxillarium, inter spinas, setis gracilibus parce vestitus.
/j. 'l'uber oculorum minimum. Metatarsus iv spinis sex armatus.
— Tubcr oculorum magnum, Metatarsus iv spinis quatuor
armatus.:-
5. Tarsi îv setis gracilibus subtus vestiti. Chclarum digitus mobilis, dente primo tertio multo breviori. Abdominis segmentum 5 spinis bacilliformibus paucis et in ordinem unicum dispositis instructum.
— Tarsi iv setis fortibus et brevioribus subtus vestiti. Che-
larum digitus mobilis dentibus 1 et 3 ferc æquis, Segmentum 5 spinis bacilliformibus numerosis, aream latam et transversc ovalem formantibus, munit uni..
araneoides.
O ræcus.
Olivicri .
scalaris .
Venator .
barbarum.
Classification des Galêodes, etc .
1. Gàleodes araneoides Pallas (sub Phalangium ), Spicil. Zool., fasc. IX, p. 37, pi. m, fig. 7, 8, 9 (1772).
Solpuga arachnodes Licli. et Herbst, üngefl. Inseot., lt. I, p. 37, pl. i, fig. 2 (1797).
? Solpuga persica, id., loc. cit., p. 35.
? Gàleodes araneoides Olivier, Yoy. Erap. OU., p. 443, pl. xlii, fig. 4 (1807) (non Encycl. Mélh.).
Gàleodes araneoides G. Koch, Ar., XV, p. 83, fig. 1475 (1848) (non t. IU).
Gàleodes intrepidus Kittary, Bull. Nat. Moscou, t. XXI, p. 309, pl. t, fig. 1 (1848).
Gàleodes Lncasi L. Duf., II. N. Gai., p. 48, pl. il, fig. 5 (1861).
? Gàleodes arabs Butler, Trans. Eut. Soc., Lond., p. 417 (1873).
Le G. araneoides Pallas, confondu par plusieurs auteurs avec d’autres espèces d’Égypte, d’Algérie et même du Cap, a un habitat très-vaste, et, de tous les Galêodes, c’est celui qui s’avance le plus au nord ; il est, en effet, très-répandu dans la région du Volga et de la Caspienne; il se trouve aussi dans le Caucase et en Perse; il s’étend en Égypte jusqu’en Nubie (un exemplaire du Muséum), mais il paraît y être rare, et a échappé à Savigny, qui a figuré, sous le nom d 'araneoides, une tout autre espèce; enfin, il existe aussi dans l’extrême midi de l’Algérie. — J’ai pu étudier, dans les collections du Muséum et dans ma propre collection, un grand nombre d’exemplaires de ces diverses provenances.
Le G. araneoides se reconnaît 4 une teinte générale d’un gris verdâtre, devenant foncée sur la partie céphalique et les chélicères; cellesci, cependant, sont quelquefois fauves et marquées de deux lignes brunes longitudinales ; les pattes, blanchâtres à la base et aux extrémités, ont leurs articles intermédiaires rembrunis; les pattes-mâchoires sont d’un brun plus ou moins foncé; l’abdomen présente une bande dorsale noirâtre formée d’une série de lunules.
II se distingue des autres espèces algériennes par la présence de trois paires d’épines au premier article des tarses de la quatrième paire ; ce
aoo
E. Simon.
caractère le rapproche du G. græcus, mais il eu diffère par la pattemâchoire colorée avec le métatarse sensiblement Fusiforme.
Le crochet mobile des chélicères n’offre qu’une seule petite denticulalion entre les deux dents principales ; la première de celles-ci est plus petite que la seconde.
J’ai vu le type unique qui a servi à la description du G. Lacasi L. Dufour, et qui fait partie des collections du Muséum : c’est une femelle adulte trouvée par M. IJ. Lucas, â quarante lieues au sud de Boghar.
Dans son tableau synoptique des Galéodes algériens, L. Dufour donne à celle espèce des griffes velues, mais point de peignes sligmatiques; j’ai pu cependant constater la présence de ces derniers, de sorte que la coexistence de la villosité des griffes et des peignes sligmatiques ne souffre point d’exception; Killary avait déjà figuré ces peignes chez le G. arancoidcs (sub intrcpidxis) qui est identique au G. LacasL
2. Galeodes græcus C. Koch, Arcbiv. JVaturg., VIII, p. 352 (1842).
Solpxiga arancoidcs Savigny, Égypte, Ar. Allas, pl. vin, fig. 7 (1827). Gatcodcs — C. Koch, Ar., III, f. 164-165 (1836) (non t. XV).
? Gaieodcs græcus Butler, Tr. Enl. Soc., Lond., p. 417 (1873).
Le G. græcus est très-commun en Égypte, dans la région des Pyramides ; il habile aussi la Grèce : C. Koch l’avait reçu de Morée, et le Muséum en possède deux individus rapportés d’Eubée par M. de Mimont; enfin, en Afrique, il s’avance jusque dans le Soudan; un exemplaire de cette région existe au Muséum. J’ai pu comparer tous ces Galéodes et établir leur identité. M. A. Butler le cite aussi de Turquie.
Le G. græcus est la plus grande espèce connue; ses pattes sont concolores ; l’abdomen, très-endommagé chez les exemplaires que j’ai vus, paraît marqué d’une bande dorsale foncée, Savigny ne l’a cependant pas indiquée, mais elle est bien marquée sur les figures de C. Koch.
En Algérie, le G. græcus est remplacé par une espèce^ très-voisine et de même faciès, que nous appelons G. Olivicri. Les chélicères et leur
Classification des Galeodes, etc .
flagellum, les pattes et leurs épines, n’offrent aucune différence appréciable dans les deux espèces, mais les tarses de la quatrième paire et le métatarse de la patte-mâchoire fournissent deux caractères distinctifs importants et constants chez tes deux sexes, mais principalement chez le mâle.
Chez G. græcus, le premier article des tarses de la quatrième paire, vu en dessous, présente trois paires d’épines, tandis que Y Olivier i n’en a que deux ; chez les femelles des deux espèces, le dessous de ces tarses est garni de crins simples semblables, mais chez les mâles, ils se présentent sous deux aspects très-différents : chez G. græcus , le dessous des articles est garni de crins aplatis, fusiformes, élargis dans le milieu et très-atténués aux deux extrémités; tandis que chez G . Olivievi le dessous des articles est garni d’épines courtes, arrondies en forme d’écailles et pédiculées. Chez G. græcus , le métatarse de la patte-mâchoire offre en dessous, entre les séries d’épines, de nombreux crins robustes, dressés, assez courts et tronqués, tandis que, chez G. Olivieri , on ne remarque â celte place que des crins très-fins et isolés.