Galeodes Olivieri E. Simon
Galeodes araneoides Milne-Edwards, Beg. Anim. de Cuvier, éd. Crochard, Atlas, Ar., pl. xx et xx bis .
? Galeodes araneoides Blanchard, Org. B. animal, Ar., pl. xxv.
Galeodes Dastuguei L. Dufour, II. N. Galéodes, p. h 5, pl. i, fig. 2 (ad part., non c?) (1861).
Paraît très-commun dans le sud de l’Algérie; je l’ai reçu en grand nombre de Bou-Saada et de Biskra ; L. Dufour le recevait de Bogliar ; le Muséum en possède de Djeffa et du pays des Touaregs.
J’ai étudié au Muséum une femelle donnée par L. Dufour, sous le nom de G. Dastuguei; elle est bien identique aux femelles Û'Olivieri, mais le mâle de ce dernier possède un flagellum droit simplement lancéolé, comme tous les mâles des vrais Galeodes, et complètement différent du flagellum bulbeux et courbe, attribué par L. Dufour à son G. Dastuguei, J’en ai conclu que ce savant auteur avait confondu deux espèces.
E. Simon.
et j’ai réservé le nom de Dastuguei à celle dont il a figuré le flagellum.
Les beaux dessins que M. le professeur E. Blanchard a donnés des Galéodes, dans YOrganisation du Régné animai (pl. xxv), me paraissent se rapporter à cette espèce; il me reste cependant un certain doute, car M. E. Blanchard indique cinq articles aux tarses postérieurs, tandis que YOliviei'i n’en possède que quatre, comme tous les autres Galéodes qui me sont connus.
Le G. Olivicri ne peut être confondu qu’avec le græcus ; j’ai indiqué, à propos de ce dernier, les caractères distinctifs fournis par les tarses de la quatrième paire et le métatarse de la patte-mâchoire.
Zi. Galeodes barbarus Lucas, Expi. Alg., Ar., p. 270, pl. xvm, fig. 7 (18Zi5).
Galeodes barbarus L. Dufour, Ann. Soc. enl. Fr. (1852).
— — — IL N. Gai., p. lx 2, pl. i, fig. 1 (1861).
— inlrepidus L. Dufour, loc. cil., p. £7, pl. i, fig, 3 (junior).
Le Galeodes barbarus est commun dans toute l’Algérie et le Maroc. Je l’ai pris moi-même aux environs de Fez; je l’ai reçu de Daya (L. Bedel), de Bou-Saada (Leprieur) et de Boghar (BafTray). Le Muséum possède des barbarus de divers points de l’Algérie et de la Tunisie.
Le G. inlrepidus L. Dufour (Histoire naturelle des Galéodes, p. Zi7), qui n’a aucun rapport avec Yintrepidus de ses premiers travaux (= Gluvia dorsalis), n’est autre qu’un jeune barbarus; j’en ai vu au Muséum un exemplaire déterminé par L. Dufour. — Dans son tableau synoptique des Galéodes algériens, l’auteur donne, pour distinguer Yintrepidus du barbarus , l’absence de peignes stigmatiques et l’absence de bande noire â l’abdomen; sur l’individu du JMuséum, j’ai reconnu des peignes stigmatiques, aussi bien que chez le Lucasi; quant à la bande dorsale, L. Dufour dit, lui-même, l\ propos du barbarus (p. Zi2) : « Le ruban dorsal peut disparaître en tout ou en partie, soit par le fait de la macération, soit par des variétés individuelles. » —L. Dufour adresse de justes
Classification des Galcodes , etc .
critiques à la figure publiée par M. II. Lucas dans Y Exploration de L’Algérie (pl. xvm, fig. 7), mais nous devons reconnaître que le dessin de VHistoire naturelle des Galêodcs (pl. i, fig. 1) laisse encore beaucoup plus à désirer; fauteur donne à cette espèce des chélicôres à doigt fixe fortement courbé en dedans, et des pattes de la première paire à dernier article élargi en cupule, tout à fait comme des pattes-mâchoires. Si le G. barbants présentait d’aussi étranges caractères, il deviendrait certainement le type d’un genre, mais il n’en est rien.
Le crochet mobile des chélicères ne présente qu’une petite denticulation entre les deux principales; la première de celles-ci, surtout chez le mâle, est presque aussi forte que la seconde. Les épines sériales du métatarse de la patte-mâchoire sont courtes et n’occupent pas toute la longueur de l’article. Les tarses de la quatrième paire portent quatre paires d’épines; en dessous, ces tarses sont, dans les deux sexes, garnis de crins rudes, simples et courts : je n’ai rien vu de semblable aux épines figurées à cette môme place par L. Dufour.
Le mâle présente un caractère très-exceptionnel dans le genre Galcodes et qui n’a jamais été signalé; le cinquième segment ventral porte un large groupe transverse d’épines baeilliformes, rouges et obtuses; des épines semblables se voient chez quelques mâles du genre Gluvia, mais avec une disposition différente.
5. Galeodes scalaris C. Koch, Arch. Naturg., VIII, p. 353 (1842). Galcodes scalaris G. Koch, Ar., XV, p. 87, fig l/i77 (18A8).
Le type de C. Koch était originaire d’Arabie ; je lui rapporte un Galcodes trouvé dans l’Abyssinie intérieure par M, A. Raffray.
G, scalaris est du groupe du G. barbarus; il se fait remarquer par ses pattes courtes et sa partie céphalique très-large, tandis que le mamelon et les yeux paraissent, au contraire, très-petits. Les épines des métatarses et des tarses ont la disposition ordinaire, sauf au métatarse de la quatrième paire, où les trois paires d’épines n’occupent que la seconde moitié de l’article ; le métatarse de la patte-mâchoire est presque parallèle, ses épines inférieures sont courtes et robustes : le rang interne, formé de six épines, ne dépasse pas le milieu ; l’externe est formé de six épines
E. Simon,
plus espaeées. Les peignes sligmatiques sont petits, très-refoulés sous les segments et difficiles à voir.
Je ne connais pas le mâle.