Gàleodes Venator, sp. uov. — d*. Long. 20 mill
Céphalothorax, chélicères, pattes-mâchoires et pattes fauve rougeâtre vif; abdomen jaunâtre testacé, revêtu de pubescence jaune-soufre, marqué dhme bande dorsale noirâtre, formée d’une série de taches transverses correspondant à chaque segment. — Partie céphalique plus d’un tiers plus large que longue, légèrement convexe, sans impression ni strie longitudinale; son bord antérieur très-légèrement arqué ; ses côtés fortement rétrécis en arrière ; son bord postérieur obtusément tronqué, presque arrondi ; crins nombreux, inégaux, forts.—Mamelon oculaire médiocre, presque arrondi, légèrement canaliculé; intervalle des yeux un peu plus étroit que leur diamètre. — Chélicères garnies de crins nombreux, inégaux, assez courts et robustes en dessus et à la base, très-longs et effilés au bord externe, très-longs, robustes, tronqués et subépineux au bord interne, surtout près la base du crochet fixe; crochet fixe en dessus, beaucoup plus court que la tige, arqué, non sinueux; denticulations reculées, commençant par un groupe de trois dents contiguës, dont la médiane plus basse, sui\ies d’une quatrième plus isolée; au crochet mobile, deux petites dents isolées séparant les deux principales, la seconde de celles-ci beaucoup plus forte que la première. —Flagellum inséré à la base interne du crochet fixe, lancéolé, normal, comme chez G. barbants. — Patte-mâchoire : fémur garni au côté interne, dans la seconde moitié, d'un groupe de grands crins spiniformes; métatarse présentant en dessous deux fortes épines terminales, et dans la seconde moitié, au bord externe, une épine plus petite, ses crins effilés et très-longs. — Tarse iv présentant en dessous cinq paires d’épines, garni, entre les épines, de crins simples, longs. —Cinquième segment ventral offrant, au bord postérieur, un seul rang d’épines bacilliformes peu nombreuses.
Ç. Long. 22 mill. — Diffère du mâle par les deux dents du crochet mobile plus inégales, plus rapprochées, séparées par un seul denlicule implanté sur la face postérieure de la première ; au crochet fixe, une
Classification îles Galeodes , etc. 105
série de cinq dents contiguës, dont la troisième beaucoup plus élevée que les deux autres.
Maroc : environs de Fez 1
Cette espèce, très-voisine du G. barbants , en diffère surtout par une taille beaucoup plus petite et par les dents du crochet mobile dont la première principale est au moins deux fois plus petite que la seconde, tandis que chez barbants, les deux dents principales sont presque égales. — Chez le mâle, les épines bacilliformes, peu nombreuses, sont placées sur un seul rang, tandis que, chez barbants , elles sont très-nombreuses, inégales et pressées irrégulièrement sur plusieurs rangs.
Spccies invisæ.
Galeodes arabs C. Koch, Ar., XV, p. 85, fi g. 1476 (1848). D’Arabie.
Espèce du groupe de græcus , sans doute propre à l’Arabie. — C. Koch lui rapporte Yarancoidcs de Savigny. — Ne pas le confondre avec le Galcodes arabs d’Olivier, qui appartient au genre llhaæ.
Galeodes Savignyi E. Simon.
Solpuga intrepida Sav., Égypte, Ar., p. 419, pl. vin, fig. 8 (1827).
— — P. Gerv., Apt., III, pl. xxvir, fig. 1 (1844).
Galeodes intrepidus C. Koch, Ar., XV, p. 89, fig. 1479 (1848).
D’Égypte.
Le G. intrepidus L. Dufour (= dorsalis Latr.) n’ayant aucun rapport avec l’espèce que Savigny a figurée sous le même nom, il était nécessaire de donner à ce dernier un nom nouveau. — L’identité des G. intrepidus de Savigny et de C. Koch paraît probable sans être certaine.
Galeodes leucophæus C. Koch, Arch. Naturg., VIII, p. 354 (1842), et Ar., XV, p. 88, fig. 1478,
D’Arabie.
E. Simon.
Galeodes Dastüguei L. Dufour, H. N. Galéocl., p. &5, pl. i, fig. 2 (1861) (ad part, c? non Ç).
Gomme je l’ai indiqué plus haut, la femelle du G. Dastüguei se rapporte à Y Olivier i ; j’ai pu m’en convaincre par l’étude d’un type donné par L. Dufour au Muséum. — Mais L. Dufour a attribué à celte femelle un mâle complètement différent, dont le flagellum ne ressemble en rien à celui de tous les Galeodes connus et rappelle au contraire celui des Gætutia (particulièrement celui de G. aciculata ).
Galeodes fatalis Lich. et ïlerbst, Ungef. Insect., I, p. 32, pl. I, fig. 1 (1797) (sub Solpuga ).
Du Bengale.
N’appartient peut-être pas au genre Galeodes sensu stricto.
Galeodes orientàlis Stoliczka, Journ. Asiat, Soc. Bengal., 38, 2, p. 209, pl. xvin, fîg. l\ et 5 (1868).
Galeodes orientàlis Butler, Trans. Eut. Soc., 1873, p. Ztl5. fig. 2.
Du Bengale et de Madras (Br. Mus.).
Galeodes bengalensis Butler, toc. cit., p. l\ 19 et Ztl5, fîg. 3, 3 a , 3 b . Du Bengale (Br. Mus.)
« Voisin des G. arancoidcs ? et fatalis, mais avec la tête et mandibules relativement plus larges ; le céphalothorax plus large en avant, mais plus rétréci en arrière ; les pattes plus épaisses. Couleur testacée, les cliélicères châtain, devenant brunes â la pointe. »
Dans sa liste des Galéodes, M. A. Buller rapporte â tort au genre Galeodes sensu stricto les espèces suivantes : gryllipcs Gerv. ( Gluvia ), ochropus L. Duf. ( Iiha.r), furcitlalus E. S. {Gluvia), syriacus E. S. {Gylippus). Le G. araneoides du même auteur est une espèce du Cap et de l’Afrique orientale, certainement différente de celles qui sont énumérées plus haut.
CAassification des Galêodes, etc .
2 e Genre GÆTULIA E. Simon.
Gatcodes et Solpuga auct. (ad pari.).
Solpuga G. Koch, Arch. Naturg. (18/i2).
Mamelon oculaire garni en avant de crins nombreux, irréguliers, non bulbeux, en dessus, de crins semblables, formant deux lignes peu régulières, divergeant selon la courbe du bord des yeux. — Pas de peignes stigmatiques. — Chélicères : crochet fixe, en dessus, beaucoup plus court que la tige, courbe, pourvu en dessous d’une rangée de dents inégales, commençant assez près de l’extrémité, surtout chez les mâles ; dans le fond de la pince, deux rangées écartées ou divergentes de dents obtuses. — Pattes-mâchoires et pattes longues. Métatarse de la pattemâchoire garni en dessous de crins nombreux, implantés irrégulièrement, non sériaux; tarse assez court, néanmoins resserre à la base. Pattes de la première paire à tarse grêle, long et droit, dépourvu de griffes, d’un tiers ou de moitié plus court que le métatarse. Métatarse iv garni de fortes épines disposées par paires ; tarse iv formé de sept articles : le premier environ trois fois plus long que large, les cinq suivants courts et obliques, le dernier un peu plus long que le pénultième ; griffes insérées sur un onychium, longues, grêles et glabres.
cf. Flagellum grêle, non lancéolé, très-long, dépassant souvent la base de la tige, inséré sur la face dorsale du crochet fixe par une base un peu élargie, ensuite recourbé en arrière; tige présentant au bord interne une dilatation lamelleuse transparente, ovale ou conique. — Métatarse de la patte-mâchoire pourvu en dessous d’une épaisse seopula formée de poils plumeux, feutrés.
Ce genre diffère du précédent par l’absence de peignes stigmatiques, de villosité aux griffes, et de crins bulbeux au mamelon; il se distingue surtout des genres suivants par le nombre très-constant de ses articles tarsaux. — La longueur et la gracilité du flagellum, la présence d’une apophyse lamelleuse sur la tige, et d’une épaisse seopula plumeuse au métatarse de la patte-mâchoire, font reconnaître les mâles an premier coup d’œil. — C. Koch avait cru pouvoir laisser â ce genre le nom de
E. Simon.
Solpuga Ilerhst, niais Herbst ayanl employé ce nom dans le même sens que Galeodes Oliv. et ayant choisi pour type la même espèce {arancoidcs), il nous a paru impossible de le conserver.
Bien que plus pelits que les Galeodes» les Gætulia sont encore de forte taille. Leur aire géographique est plus étendue que celle du genre précédent ; elles s’avancent cependant moins au nord et ne se trouvent ni en Russie, ni en Perse, ni en Grèce, mais elles s’étendent dans toute l’Afrique et paraissent surtout communes dans les parties australes où les vrais Galeodes manquent complètement.
Males.