‹ Essai d'une classification et d'une description des térébratulesChapitre 26 sur 108 · TEREBRATULA #rélobata Münster · texte numérisé non relu

TEREBRATULA #rélobata Münster

P-XV/ Ge 23; Zieten , Würtemb. Verst., pl. 42, fig. 3.

Au premier aspect, cette Térébratule semblerait devoir être comprise dans la division des Pugnacées; mais on remarque bientôt une si grande conformité entre elle et la T. lacunosa, que l'on ne peut les regarder que comme très voisines, En observant de plus près, on reconnait qu’à la vérité le bord de la valve ventrale est notablement plus élevé que le milieu ; mais dans la plupart des individus on apércoit depuis le bord frontal une espèce de fracture qui sépare en quelque sorte le milieu, du sinus prolongé. Cela prouve une tendance de l'animal à déprimer le milieu plus que le bord , et c’est en quoi consiste précisément le caractère distinctif des deux divisions des Concinnées et des Pugnacées. En outre, ce qui est décisif, dans les dernières, dans les Pugnacées, le sinus descend toujours perpendiculairement sur la surface de la valve dorsale, et jamais en formant un angle obtus.

La pente ascendante de la valve ventrale de cette Térébratule est, à la vérité, d'abord rapide, mais elle est loin d'être verticale. Bientôt elle devient plus douce et ne dépasse pas 40 degrés. Le bourrelet est saillant dans le milieu, au-

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dessus du bord frontal, et les côtés restent en arrière comme des ailes, de sorte que la coquille paraît divisée en trois parties, comme une feuille de trèfle. L’angle des arêtes cardinales est droit, et même plus grand. Les arêtes cardinales sont, plus de deux fois, plus grandes que les arêtes latérales. Le sinus de la valve dorsale se prolonge au-delà du bord frontal, souvent une fois aussi loin que la longueur de la valve, mais toujours er formant un angle obtus, qui peut atteindre 110 à 115 degrés, jamais perpendiculairement. Les ailes sont inclinées obliquement au-dessus du sinus. C’est le troisième pli et non le premier qui est le plus élevé, et à partir de là, les ailes s’inclinent, suivant une courbe fortement arrondie vers Varea. Cette area n’a ni aréte tranchante, ni oreille très sensible, propriétés qui sont communes à cette espèce et à la 7’. lacunosa. Une plus grande conformité se retrouve encore dans les plis. Il y a six plis dans le sinus, sept sur le bourrelet, dont quelques uns , ordinairement les plus extérieurs, se dichotoment ou se bifurquent à une distance plus ou moins grande du crochet.

Sur les côtés s'étendent neuf plis, dont quelques uns se réunissent aussi vers l'origine, sans règle fixe. Cela fait donc à peu près vingt-cinq plis en tout.

Longueur (non compris le prolongement du sinus), 100; largeur, 140; épaisseur, 109; largeur du sinus, 0,65 de la largeur totale.

Dans les couches jurassiques supérieures, mélée avec la T. lacunosa. Audessus d’Amberg; sur les hauteurs de Streitberg; à Wasseralfingen.

2/4. TEREBRATULA plicatilis Sow.

PI. XV, fig. 2e Sowerby, pl. 502, fig. 1 (lata); pl. 118, fig. 1. Brongniart, Descr. de Paris, pl. 4., fig. 5.

L’angle des arêtes cardinales est presque toujours plus grand qu’un droit. Les arêtes cardinales sont deux fois aussi grandes que les arêtes latérales, et se réunissent avec elles suivant une courbe arrondie; par suite, le contour paraît plutôt triangulaire que pentagonal. T’oreille de l’'area est plate; au moins trois fois aussi longue que large, avec une arête tranchante vers le dos. Des plis très serrés, tout-à-fait simples, en grand nombre, depuis quarante jusqu’à soixante-dix.

Longueur, 100; largeur, 130; épaisseur, 65.

A une distance de 6 lignes (mesure de Paris), un espace de 6 lignes comprend 18 plis; dans la 7. alata, le même espace n’en comprend que 10 à 12, rarement 14. Le sinus dorsal est large, occupe plus de la moitié de la largeur totale, et contient à peu près 12 plis; le nombre de ces plis oscille entre 8 et 18.

La grande largeur de cette coquille, l'angle obtus des arêtes cardinales, la pente très graduée, depuis le milieu de la valve ventrale jusqu'aux bords latéraux, la distinguent de la 7. octoplicata, qui est plus sphérique.

Elle est exclusivement caractéristique de la formation crayeuse, aussi bien du

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grès que de la craie compacte. Dans le premier de ces terrains, près d'Essen sur la Ruhr, avec beaucoup de plis; sur la montagne des lis en Savoie (Brong.). Dans le Sussex, en Normandie, auprès de Tœplitz, sur :: Moen, au Sutmerberg non loin de Goslar.

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