‹ Essai d'une Définition de la Congrégation selon la Loi de 1901Chapitre 12 sur 54 · APE ARE · texte numérisé non relu

APE ARE

«… Un vœu solennel par lequel les chrétiens de l'un et de l’autre sexe s’engagent publiquement à suivre les conseils de l'Evangile selon une des règles approuvées par l'Eglise » (1), ou encore «la promesse solennelle et publique que font les personnes qui embrassent la vie religieuse d'observer les règles de l’ordre dans lequel elles entrent » (2).

Ces définitions sont bonnes à retenir en ce sens que toutes tiennent compte de l'engagement votif —le vœu étant l'élément fondamental et de la profession et du lien congréganiste lui-même, ainsi que nous le démontrerons plus loin — mais elles sont incomplètes en ce qu’elles négligent de faire sentir qu’en face de l'abandon complet de tous ses droits, de l’engagement absolu du profès, naît à son profit une créance sur la communauté qui devra subvenir à tous ses besoins (3).

Nous préférons donc définir la profession :

«Le contrat synallagmatique (4) par lequel le profès s'engage à respecter les vœux prescrits par la règle d’une communauté, qui, de son côté, s’oblige à lui assurer la

(1) Louis DE HÉRICOURT.

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