‹ Essai d'une histoire de l'obstétricie (volume 2)Chapitre 1 sur 32 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

• Quis nescit, primam esse historiae t legem, ne quid fa!si dicere audeat?

f deinde ne quid veri non audeat? ne fc qua suspicio gratiae sit in scribendo? « ne qua simultatis. »

CiCERO, De Oratore.

Sept années sont presque écoulées depuis que le premier volume de cet essai a paru ; je ne puis trouver d'autre excuse à ce long retard que la nature même de mon travail. Pendant celui-ci, les difficultés se sont accumulées, il m'a fallu une volonté bien ferme pour ne pas le laisser inachevé. Les appréciations bienveillantes, dont le premier volume a été honoré en Allemagne et à l'étranger par des hommes considérables, n'ontpas peu contribué à me donner le courage de terminer l'œuvre commencée ; qu'ils veuillent bien agréer l'expression de ma gratitude la plus vive. Je ne puis me refuser la satisfaction de mentionner les analyses de mon livre dont j'ai eu connaissance, et de les recommander aux lecteurs qui s'intéressent à l'histoire de l'art ; on y trouve des additions importantes qui complètent mon œuvre. Ce n'est que la réunion des forces qui peut faire avancer l'achèvement de l'édifice; ce qu'un seul ne peut que tenter, s'achève par l'union des eflbrts de tous. C'est dans cet esprit de gratitude que je cite l'analyse du vénérable Kuhn à Leipzig, qui vient

d'être enlevé à la science {Gersdorf. Repertor, XIX, p. 809), l'annonce concise mais substantielle de Neumann à Aix-la- Chapelle {Berl. med. Central Zeit^ 1839, n° 6), l'annonce si précise de Fraenkei. à Sandersleben {Berl. Jahrb. Jïir wissensch. Kritik. Année 1839, n°* 99 et 100), l'appréciation de HoHL à Wd.\\Q[Allgem. Lz7/er-Ze//., i839.septembre,n° i58), la savante analyse de CHOULANxà Dresde {Jahrb. der Medi^., von ScHMiDT, t. 25, p. 267), l'annonce si intructive de J. H. ScHMiDT à Berlin {NeueZeitschr.f. Gebtirtsk., IX, p. 3 10), l'analyse signée F. dans la 7}ied. chir. Zeitung de Sal^burg- (t. 3, 1840, p. 32 1), l'analyse de Ch. Martins de Paris (Revue médicale., 1840, t. I, p. 417), et l'annonce du savant anglais J. Forbes dans son british and foreign Review (vol. XIV, i842,p, 80). C'est avec empressement que j'ai mis à profit, aussi souvent que cela a été possible dans la suite de mon travail, les indications amicales qui m'ont été données ; j'adresse à leurs auteurs mes sincères remerciements. J'ai peu à dire sur les principes qui m'ont guide dans la rédaction du second volume de mon essai historique; les lecteurs les connaissent par le premier volume et par la Préface qui est placée en tête, j'ai suivi la même voie, me conformant aux paroles de Cicéron dans son livre de oraiore, livre II, ch. i5, quand il parle de l'histoire : « ipsa sedificatio posita est in rébus et verbis». J'ai constaté les faits dans les écrits et l'enseignement, et puisque l'orateur ajoute : » hominum ipsorum non solum res gestcC (explicentur), sed etiam, qui fama ac nomine excellant, cujusque vita atque natura », je me suis imposé la règle de donner des détails biographiques sur les auteurs, aussi souvent que cela m'a été possible. Cette tâche a été souvent fort difficile, surtout

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