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dans des logements, les soins nécessaires ; le plus important est le Royal Maternity Charity. D'après Varrentrapp, il naquit dans cet établissement, pendant les 5o premières années de son existeuce, 178,983 enfants, et jusqu'à la fin de iS3y, 3oo,ooo ! Les moyens d'instruction, pour l'obstétricie, ne sont pas moins abondants à Dublin. A l'université, l'enseignement est donné par Montgomery, et à d'autres écoles, que possède la ville, sont attachés des professeurs qui enseignent aussi les accouchements, de sorte que ceux qui veulent s'instruire en ont de nombreuses occasions. La grande maternité (Lying-in-Hospital) sert à l'enseignement pratique. Elle fut ouverte en 1757, et contient 140 lits. Au bout de sept ans, la direction passe en d'autres mains; les leçons sur les accouchements sont obligatoires. Il existe aussi une policlinique, pour les femmes et les enfants, attachée à l'établissement. Outre cela, il y a encore cinq maternités plus petites, qui admettent des femmes pour accoucher, et d'où les soins sont donnés aux malades du dehors, La maternité d'Edimbourg est attachée à l'Université. Les femmes en travail sont reçues à l'établissement, ou soignées chez elles; le nombre des premières est de i5o à 200, celui des dernières,de 6 à 700, annuellement. Depuisla mortdeHAMiLxoN, c'est Simpson qui est directeur de la maternitéet, en même temps, professeur à l'université. II ne manque pas de « Dispensaries », que d'autres « Lecturers «, à l'université, ont établies, parmi ceux-ci W. Campbell, qui ont organisé, dans leurs demeures, des chambres pour y soigner des femmes en couches. Enfin, Glasgow possède deux maternités : le Lying-in-Hospital and Dispensary, où les D" WiLsoN et Brown sont accoucheurs, et le University Lying-in-Hospital, auquel préside le D'" Cumin, professeur d'accouchements à l'université. Les accouchements sont encore enseignés, à l'établissement d'instruction privé, Andersonian University, à Glasgow (J. Brown). Cette courte revue des établissements d'instruction, pour les accouchements, dans les trois royaumes unis, montre de quelle considération jouit l'obstétricie dans ces pays. Partout, on s'est ingénié à assurer Tins-
truction théorique et pratique; sous ce rapport, l'Angleterre est bien en avance sur la France, où l'on n'a entrevu, que dans ces derniers temps, l'importance des établissements publics pour l'enseignement pratique des jeunes accoucheurs, mais oî,i l'on n"a pas encore trouvé jusqu'ici le moyen efficace de compléter ce qui est encore insuffisant.
Obs. — Nous n'avons^ malheureusement, pas eu l'occasion de visiter personnellement les grandes maternités de TAngleterre, nous renvoyons le lecteur au Journal d'un voyage médical en Angleterre, Hollande et Belgique, par IcD'" Varhentrapp. Frankf. a M., iSSp (* Tagebuch einertnéd. Reise durch England, Holland und Belgien), surtout aux p. i6q, 484 et 592. (Revue de l'obstétricie et des écoles de méd. et de l'enseignement dans les hôpitaux de Londres au commencement de 1837), dans * Fricke und Oppenheiu^ Zeitschr. fur die Gesammte Medicin., t. IV, Hamb,, 1837, in-8°, p. 555 (extr. du « Lond. med. and surg. Journ.).
§255. — L'obstétricie en Hollande.
Les accoucheurs hollandais se sont efforcés de suivre les progrès si considérables que l'obstétricie avait faits en Allemagne, au commencement du XIX* siècle ; il n'a pas manqué d'hommes, en Hollande, qui tenaient à cœur les progrès de l'art. Parmi eux, il convient de nommer, tout d'abord, Adrian van Solingen professeur et accoucheur à Middelburg, qui a mis tous ses soins à éclairer le mécanisme de l'accouchement, et à le ramener à des principes généraux. Le mode suivant lequel le fœtus, et surtout la tête, passentà travers le bassin, était de nature à donner à l'accoucheur des indications sur la manière dont il devait agir dans son intervention. Quand bien même la règle posée par Solingen : « que dans tous les accouchements, et à chaque moment de celui-ci, le plus petit diamètre de la tête se trouve en rapport avec le diamètre le plus avantageux du bassin de la mère « n'était pas destiné à rencontrer un accueil général, comme le judicieux
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W'. J. ScHMiTT devienne, Ta démontré (voy. | 221), il n'en est pas moins certain que ce travail a eu Timmense mérite d'éveiller Tatteniion des accoucheurs sur ce point, à une époque où, excité par les travaux de Baudelocque, chacun était occupé à étudier ce sujet avec ardeur. L'ouvrage de Solingen a été publié en Allemagne par une traduction qu'en a faite l'éminent G. Salomon à Leyde, et il a eu un grand retentissement. Nous avons déjà montré plus haut que les accoucheurs hollandais ont été les derniers à défendre et à pratiquer la symphiséotomie (voy. § 1 82). Salomon a encore pratiqué cette opération en 181 3, et écrit pour en prendre la défense ; mais G. Vrolik, à Amsterdam, l'a viciorieusemen réfuté. Par contre, l'accouchement prématuré a été très favorablement accueilli par ces deux accoucheurs. SaloiMOn a publié, sur cette opération, un écrit très judicieux et riche en informations (1825), où il relate deux observations personnelles, et Vrolik pratiqua, la même année, cette opération à Amsterdam, par la ponction des membranes, sur une femme contrefaite âgée de 43 ans, enceinte pour la première fois. Grâce aux efforts de ces deux accoucheurs et à la considération dont ils étaient honorés, cette opération fut accueillie en Hollande. Son grand protecteur, G. Salomon, aussi distingué par sa science que par son habileté pratique, a exercé avec activité à l'école de Leyde, jusque dans ces derniers temps : ses écrits, parmi lesquels un traité d'accouchements, sont très estimés, et révèlent chez leur auteur une grande variétéde connaissances. En général, les accoucheurs hollandais se distinguent par une connaissance exacte delà littérature étrangère, surtout de la littérature allemande. C'est avec empressement qu'ils ont adopté ce que celle-ci a produit d'utile pour l'obstétricie, et fait part à leurs compatriotes par des traductions de ce qu'ils ont trouvé de remarquable. Au milieu d'un grand nombre, nous ne nommerons ici que l'accoucheur G. van Eldik, qui s'est efforcé de vulgariser les principes de Wigand, en partie par des traductions, et en partie en les reproduisant dans ses propres écrits. Les travaux du vénéré G. Vrolik, d'Amsterdam, déjà nommé, sont très dignes d'attention.
Il a parlé de la variété de formes du bassin dans les races humaines.Vrolik a entrepris, pour le bassin, un travail analogue à celui du grand Camper pour les variétés du crâne chez les diverses nations, travail que Blumenbach a poursuivi suivant le même plan, recherches qui ont conduit à un résultat brillant. P. J. Blom est le premier qui ait écrit un mémoire, en hollandais, sur l'auscultation. II connaissait, par expérience, la valeur de ce puissant moyen de diagnostic, et il a publié quelques observations intéressantes. L'ardeur des accoucheurs hollandais, des professeurs et des élèves, pour les progrès de l'art, est attestée par le grand nombre de dissertations d'obstétricie pratique qui ont paru dans les universités de la Hollande. L'université de Groningue se distingue particulièrement, les dissertations des élevés prouvent la valeur du maître J. Barlt de la Faille qui a succédé à Barker, (mort en 1828). C'est ainsi que la Hollande conserva sa vieille réputation, ses maîtres, qui, par leur incontestable mérite, peuvent figurer dignement à côté de leurs prédécesseurs, portaient à l'art et à ses progrès un très haut intérêt. La Belgique, liée à la France par des intérêts politiques suit celle-ci au point de vue des intérêts scientifiques. Elle s'en est de plus en plus approprié ses principes en obstétricie,et, à cet égard, elle a rompu ses relations avec sa voisine du Nord. Parmi les accoucheurs belges renommés par leurs écrits ou par leur situation et leur enseignement, il faut nommer Ansiaux à Liège, J. B. Venderzande à Anvers et van Huevel à Bruxelles.
Obs. — La richesse de la littérature obstétricale hollandaise, dans ces derniers temps, nous impose de ne citer que les ouvrages principaux des hommes nommés plus haut. Nous regrettons que la promesse que Kilian avait faite, à la fin du premier volume de son traité d'accouchements, p. 32, de donner, à la fin de l'ouvrage la liste exacte des livres d'obstétrique publiés en Hollande n'ait pas été réalisée par lui. A. van Solingen het werktuiglijke der verlossing verklaard. betoogd^ en herleidt tôt een algemeen Gi'ondbegin\cl. Leid., 1799, in-8°. Trad. en allem av. rem. par Gottlieb Salomon. * Hanov. , 1801, in-8° (Jugement sur ce livre, par "W. J. ScHMiTT dans ses Geburtsh. Fragment, 1804, in 8°,
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p. 33). Adr. VAN SoLiNGEN est mort professeur honor. à Louvain, en i83o.
* G. Salomon, Ueber die kiinstl. Frilhgeb. bei engcm Becken, etc. (Sur l'ace, prém. artif. dans le bassin étroit), dans Hecker's litterar. Annal. ^âvr. 1827, in-S", Berlin, p. 482 (tiré, et trad. du Geneeskund B)-d>'agen, par C. P. vander Hoeven, etc. Delft i fasc, 1825, in-8°, p. i . L'écrit de Salomon. sur la symphyséotomie, a été mentionné plus haut (| 182, obs. 11)^ voy. encore l'intéressante observation de Salomon sur Vabsorption du placenta,dans: Geneesk.Bydr., II, 2 (reproduit dans* Heidelb.Klin Annal. W\\, p. 425, par Fr. G. Naegele), Son traité d'ace, /:^(^;7rfleidingtot deverloskiinde, II Deelen. met Plat. Amst, 181 7, in-8".
* G. Vrolik, Warneming eener door kunst verwckte baring op acht maanden dragts Met eene plaat. Amst., 1825, in-8'' (Trad. en allem. dans El. v. Siebold Journ., VII, p. 3o. Dans le même journal, t. I, se trouve le travail de Vrolh<: sur la synchondrotomie, écrit en 1807). * Beschouwing van het Verschil der Bekkens in onderscheidene Volksstammen. Met acht PI. en eene taf. Amsterd., 1826, in-K" (Trad. fr. * Amst., 1826, in-8"). (Trad. en allem. dans * Geburtsh. Demonstrationen, VII, H. Weim., 1827, in-f".) * Ueber eine volkonimene Venvachsiing der Gelenke an den Kreu^-Darm und Schanibeinen oline vorherge- ^angene krankhafte Beschaffenheil mit 2 Kupf. Amst., 1841, in-fo transv. (Sur une ankylosc complète des articul. sacro-iliopubienne sans maladie antérieure).
C. Van Eldik, Verloskundige Verheandelingen grootendeels met betrekking tôt het n>erk van Wigand. II, Stukken. Amst., 1827-1829 (La trad. de Wigand, du même auteur, parut à Amsterd., 1824, in-8°).
* B. J. Bloom, Abhandliing ilber die Auscultation oder den Gebrauch des Laennec's Stetoscops, angewandt au/' die Gcburlshiïlfe mit Beobachtwigen {IJ anscuh. app\ .aV ohsi^w .-c^v observ.), irad. du hollandais par F. W. Schroeder. Emden, 1837, in-8".
* Van Huevel, Méin. sur la pelvimétrie et sur un nouveau mode de mensuration pelvienne., 2^ éd. Gand., 1841, in-8" (Déjà, en i83 I, J. H. .I.Wellknberg, accoucheur à la Haye, avait traité le même sujet :* Abhandl. iiber cinem Pelvimeter., etc. Durchges. u. mit einer Vorrede begieitet von W. F. P. Kiehl. M. Abbild. Haag, i83i, in-8'^ (Mém. s. un pelvim. avec une préf.). * Mémoire sur les divers moyens proprés à délivrer la femme, en cas de rétrécissement du bassin, et sur le forceps-scie, ou nouveau céphalotome, suivi dhin appendice compren. la descript. abrégée du pelvimètre géométrique, par Van Huevel. Brux.. 1842, in-80.
Voy. dans la Lucine de El. de Siebold, t. VI, p. 107 et 390, un coup d'œil sur la littérature obstétricale hollandaise depuis
1800-1808. On y trouve des règlements hollandais qui démontrent que le Gouvernement s'était préoccupé d'améliorer ce qui a trait aux accouchements et à la pratique des sages-femmes. C'est par son impulsion qua été publié, en 1806, un traité d^acc. par H. A. Bake, à Leyde : Leerbock der Verloskunde Met Plat.^ in-80.
§2 56. — Uobstétriçie en Italie.
Les principes de l'école française qui, dans le siècle précédent, avaient été répandus en Italie par Valle et Asdrubali (§ 214) se sont maintenus pendant un temps considérable, et ont été confirmés par la traduction des œuvres de Stein, due à Mon- TEGGiA (1799). Les efforts de Paolo Assalini, de Milan, élève de Baudelocque, pour les progrès de Tobstétricie, n'ont eu pour but que de faire connaître des instruments nouveaux (1810), particulièrement ceux destinés aux méthodes de perforation du crâne et à l'extraction de l'enfant mort. Sa méthode de perforation, au moyen d^un trépan dont il proposa un modèle, a été accueillie avec beaucoup de faveur et est, aujourd'hui, employé de préférence en Allemagne, où Joerg avait fait, dès 1807, une proposition analogue (i). Moins utile est le nouveau forceps d'AssALiNi qui réunit aux cuillers non fenêtrées d'OsiANDER, le non croisement des branches de Thenance, et la courbure des branches de Brunninghausen. Parmi les instruments qu'il propose, on trouve aussi un « forceps compresseur » (voy. § 248). Nous avons mentionné encore {% 182) les cas de symphyséotomie pratiquée. Mais peu à peu des doctrines plus perfectionnées ont pénétré dans ce pays. Les progrès réalisés en Allemagne, en France et en Angleterre ne lui sont pas restés inconnus, et ont exercé sur l'art, dans ce pays, une heureuse influence. L'importance de l'enseignement de l'obstétricic dans les universités fut
(i) Mais son perforateur trépan n'a été décric qu'en 1818. (F.-J. H.)
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généralement reconnue. Les gouvernements se préoccupèrent d'ériger des Maternités, et d'y attacher des professeurs soucieux des progrès de l'art. On publia des traités originaux, on fit des traductions des meilleurs livres parus à l'étranger, et les Annali universi d'O.MODEi s'efforcèrent particulièrement de mettre l'Italie au courant de ce qui se faisait dans les autres pays. La Toscane et le royaume lombardo-vénitien étaient à la tête de ce mouvement scientifique. On fonda, en i8i5,à Florence, pour l'instruction des sages-femmes, une Maternité (Ospizio, délia Maternita ) qui se trouve dans l'hôpital di Sta-Maria degl. Innocenti, et dont la direction fut confiée à Giov Bigeschi. La clinique obstétricale, pour les élèves en médecine, fut organisée dans l'hôpital délia Sta-Maria nuova. Le successeur de Bigeschi fut Manzoxi, connu par sa statistique obstétricale de l'hôpital Sta-Maria nuova. Ran. Menici enseigne les accouchements dans la vénérable université de Pise Cfondée en 1339). Pour les autres parties pratiques de la médecine, les étudiants sont tenus de suivre, pendant deux ans, l'université de Florence, avant de pouvoir obtenir une fonction publique. L'université de Pavie se distingue par une Maternité bien organisée, et mieux encore par l'éminent professeur d'obstétricie Paolo Bongiovanni, et par son successeur Théod. Lovati. Leurs assistants : G. Omboni, Fr. Ferrario, V. Campari, L. Ciniselli et A. Trezzi se sont fait connaître, depuis de longues années, par des compte rendus bien exposés de la clinique. L'accouchement prématuré, provoqué 8 fois jusqu'en i832, montre quel accueil fut réservé aux progrès de l'étranger ; de très bonne heure, on accorda une sérieuse attention à l'auscultation.
Bongiovanni et Lovati ont contribué aux progrès de Tobstétricie par les traités qu'ils ont publiés, et Omodei dans ses annales a mis au jour les faits importants de la clinique. A Padoue, c'est R. Lamprecht qui dirige la clinique obstétricale, il a écrit, à l'usage des sages-femmes, un livre complet. Le grand hôpital de Sta-Catterina, à Milan, renferme une maternité et un orphelinat ; c'est là que les sages-femmes reçoivent l'instruction ; les
jeunes me'decins qui veulent se perfectionner y sont aussi admis. GiAC. GiANNi y enseignait, son successeur actuel est Billî. A Turin, c'est Aliprandi qui professe, là aussi existe une maternité. Les universités de Bologne et de Rome possèdent des chaires d'obstétricie (dans la première enseigne Fermanini. dans la seconde, P. Mauri et Savetti). Mais, dans ces deux écoles, il n'a point été établi de clinique, comme dans la haute Italie ; la maison d'accouchements de St-Rocco, à Rome, paraît n'être qu'une maison de refuge pour les fenimes enceintes, et ne servir que po.ir l'instruction des sages-femmes (v. § 214). Ce n'est qu'en 1840 que fut créée, à Bologne, une clinique obstétricale. A Naples, Gennaro Galbiati défendait, naguère encore, la symphyséotomic en déniant à l'opération césarienne le droit de compter parmi les opérations obstétricales. L'abominable conseil de faire la section du bassin en cinq endroits, imaginé (,§ 182), a été suivi réellement en 1 832. Nous sommes loin delà pensée de vouloir juger Je l'état de l'obstétricie, en Italie, d'après les erreurs d'un seul. L'université deNaples possède une clinique obstétricale qui est dirigée par Cattolica ; les cas d'opération césarienne pratiquée par lui prouvent qu'il ne partage pas la haine de Galbiati contre cette opération. La frayeurdes anglais, àcetégard, n'a pas gagné les médecins d'au delà des Alpes. Cette courte revue doit montrer qu'au XIX'^ siècle, l'obstétricie, a été, en Italie, l'objet d'une étude attentive, et que les médecins de ce pays ont participé à l'essor qu'elle avait pris dans les autres parties de l'Europe. lin'apas manquéd'hommesquiontappliquéle meilleur de leurs forces aux progrès de l'obstétricie, les uns par leur excellent enseignement, les autres par la publication de leurs écrits. II faut reconnaitre l'intiuence que les cliniques ont exercée sur l'instruction et sur la possibilité d'enrichir le domaine de l'observation (1).
(1) Ce jugement concorde exactement avec celui d'ALFONSo Cor- RADi « Dellostetricia in Italia dalla meta dello scorso secolo fino al présente ». Bologna 1877, in^-^, où on lit, p. 1483, comme cjnclusion de l'ouvrage, les paroles suivan'es :
« L'opéra de' nostri ostetrici... se non sempre peregrina per novita,
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Obs. — La preuve de l'activité des accoucheurs italiens ressort de la liste de leurs écrits :
Pauli Assalini, Observationes practicœ de tutiori modo extra^ hendi fœtiim jain mortuum supra pelvim detentiim. C. tab.aen. Mil., 1816, in-8''. * Nuovi stromenti di ostetricia e loro usa. con 4 tav. Milan. 1811. in-8° (L'auteur, né à Modène, fut d'abord professeur d'ace, à Reggio, puis prof, de clin. obst. à Milan ; il se relira plus tard à Naples).
Giov. BiGESCHi, Trattato délie emorragie utérine nel tempo délia gravida7i:{a^ del parto e dopa il parto. Firenz.. 1816, in-8'\ — * Osservayiorii sulla proprietà délia segale cornuta di rianimare /eio^//e<ie/^tzr?o (dans les annal. d'O.MODEi. vol. XXVI, 1823, p. 38). — * Brève cenno intorno ospi^. délia Maternita di Firen^e e conto reso délia pratica obstetricia ifi questo stablimento dall epoca délia suafunda:;ione (i8i5)Jîno al Mar^o, 1824 (dans les Annal. d'ÛMODEi, vol. XXXI, p. 5.
BiGEscHi est mort, en été, 1828.
Giop. Batt. Mazzonni, Prospetto ragionato deicasidi ostetricia accaduti nella sala délie gravide delVArcispedale di Sta-Maria nuova. 1829-1832. Fir., i833. in-8" (voy. Annal. d'O.MODEi. vol. LXX,p.8i).
P. BoNGiovANNi,Z.e:^/o;z/<ii ostretriciaadiiso délie allieve levatrici.Pax., 1823, in-So(BoNGiovANNi est mort en 1827. Lovati, son assistant, fut son successeur).
* Theod. Lovati, Manuale di ostetricia minore eposto secondo l'ordine délie le:{ioni date nelTuniversita à diPavia. Milan, 1843.
Les nombreux comptes rendus de la clinique obstétricale de Pavie, publiés par les assistants nommés ci-dessus, et ceux de Lovat! se trouvent dansles^«/îa/^5 d'ÛMODEi, vol : 16,20, 24,29, 34, 3g, 42, 45, 5o, 54, 60, 64, 69, 73, 79, ils comprennent les années 18 19- 1834.
* Rodolfo Lamprecht, Manuale diostetricia teorica e pratica perle alunne levatrici Padov. Part. I, 1837, P^rt. II, 1840, in-4''.
Aliprandi. Trattato elementare di ostetricia, 2 vol.Torin, 1840, in-8". Storia di parto pronaturo provocato colViiso délia segala cornuta (ââns Giorn^ délie scien:[c mediche di Torino^ agosto, 1842, in-8°).
(jENNARO Galbiati, Opera'ioni del taglio délia sinjisi del pube. NapoL, 1819. in-8°,
Cattolica. Ses cas d'opération césarienne, dans les * Annal. d'ÛMODEi, vol. LX, p. 582, et vol. LXVIII, p. 326.
Nous devons mentionner encore, honorablement ici, les recherches historiques du savant Domenico Meli, depuis 1822 pro-
abbaglienie per arditezza, apparve niagf^ioramente e continuamente bénéficia per prudente circospezione. » iF.-J. H.)
fesseur d'accouchements à Ravenne. Il publia une traduction italienne du grand ouvrage de M"^^ BoiviN(Mil., 1822), un « Discorso preliminare storico-critico su le donne que in quesfarte si rendettero celebri », et il écrivit son discours d'ouverture : « Dell' antichissima origine délia italiana ostetricia e dei molti illustri medici d'italia che dettero opéra al sua incremento, e ne sostenero la gloria. Raven., 1823. (Disc, d'ouv )
Sur l'enseignement clinique et les Maternités d'Italie, voy. :
* C. Otto. Reise durch die Schweit^, Italien^ etc. 7nit besoandererRiicksicht aiif Spitàler^ Heilmethoden iind den iïbrigen Zustanddieser Lànder {voy . à travers la Suisse, l'Italie, etc. part, au point de vue des hôpitaux et des méthodes de traitement, etc.). Th. I. Hamb., 1825, in-8°.
* W. HoRN, Reise diirch Dentschland., Ungarn, Holland, Italien, etc.). 2 vol. Berl. (vovage en AUem., Hongrie, Holl. et Ital.), i83i,in-8o.
* Jos GuisL.\iN, Lettres méd. sur l'Italie, etc. Résumé d'un voyage fait en i838, Gand, 1840, in-8° (i).
§ 257. — Espagne et Portugal.
Le défaut decommerce littéraire avec la péninsule européenne, ne permet pas de porter un Jugement sérieux sur l'état de l'obstétricie en Espagne et en Portugal ; dans ces pays, il y a peu à faire pour l'historien de l'art à cause des troubles politiques qui ont agité ces malheureux pays. Il suffit de dire ici que, dans ces contrées, l'obstétricie est une branche des sciences médicales, dont l'étude est imposée à ceux qui doivent pratiquer ; pour les médecins, ces études durent sept ans; pour les chirurgiens, elles ne durent que trois ans. Les sages-femmes doivent suivre un enseignement pendant quatre ans; pendant les deux premières années, elles étudient la théorie, pendant les deux autres, elles sont occupées, dans des maternités désignées. Les livres d'accouchements espagnols ont été publiés à Madrid par V.Vidart (1785), et par J. DE NovAS (1799). Nous n'avons sous les yeux que deux journaux de médecine, un publié à Madrid, l'autre à Cadix, ils
(1) Ici doit être mentionné encore le livre de Corradi dont nous avons donné le titre, et un extrait plus haut. (F.-J. H.)
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ne contiennent que peu de chose qui se rapporte à l'obstétricie. et ce qui s'y trouve est emprunté à des journaux étrangers. En Portugal, Laxgsdorff dit n'avoir trouvé, à la fin du siècle dernier, qu'un seul livre d'accouchements, une traduction du livre de Raulin (voy. | 176). Dans ces derniers temps, la faculté de Goimbre a créé une chaire d'accouchements, et dans les écoles de chirurgiede Lisbonne et d'Oporto, les accouchements sont enseignés. Dans ces trois villes existent des écoles de sages-femmes. Une partie du grand hôpital St-Joseph de Lisbonne est consacrée à l'admission des femmes enceintes qui servent à l'instruction pratique des élèves.
Obs. — Les titres des deux ouvrages espagnols sont : V.Vidart, El discipiilo istruido en el arte de partear. Madr.. 1785, in-8°. J. de Navas. Elementos delà arte de partear. Madr., 1799, in-S", Sur l'état de l'enseignement de l'obstétricie en Espagne et en Portugal, voyez les intéressantes <(* Osserva:{ioni mediche faite durante un viaggio in Portugallo nel i838 ; dal Dott. Bartolom. Poli. Dans les Annales ^'Omodei, t. XCI, p. 5.
§ 2 58. — Nord de l Europe.
Danemark. Suède.
L'obstétricie avait pris, dans le nord de l'Europe, un bel essor ; les progrès ne se bornaient pas à l'amélioration de l'instruction des sages-femmes, partout bien conduite, mais on s'était préoccupé de former des accoucheurs habiles. La science même fut cultivée dans la mesure des forces, beaucoup d'écrits de valeur et d'observations remarquables en sont le témoignage.
Des cliniques bien organisées et des maîtres zélés pour les progrès ont été la cause de ces résultats. Dans les pays Scandinaves, Copenhague marche en tète. Le célèbre Saxtorph (§ 197) avait exercé une excellente influence, les meilleurs accoucheurs sortaient de l'école de Copenhague, et, après la mort du maître, (1800), son fils. Sylvestre S., continua son œuvre et maintint sa
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bonne renommée. SyL'TESTRE Saxtorph poursuivit son enseignement, Jusqu'en 1840, à runiversité royale; et depuis sa mort (22 avril 1840), C. E. 1-f.v\' professe dans la même chaire. A l'académie royale de chirurgie, Andr. Ckiust. Frngrr enseigne la chirurgie Cl les accouchements. Olc. Ljndt Bang, professeur de thérapeutique à l'université, est, depuis 1837, directeur de la Maternité ; c'est un accoucheur très estimé et auteur de quelques écrits d'obstétrique. Enfin, Joach. L. Drejer, professeur et médecin de la cour, a une très grande réputation d'accoucheur dans la capitale du Danemark ; il s'est fait aussi connaître par quelques écrits. Rien ne manque, pour l'éducation obstétricale, dans ce pays; on trouve partout des accoucheurs habiles, et on constate que tous prennent une part active aux progrès de la science. La Suède n'est pas restée en arrière. Déjà, dans la dernière édition du Traité de van Hoorn (| 90), Ribbe avait cherché à faire prévaloir les bons principes. Joh. Kraak, professeur d'accouchements à Stockholm, et Herm. Schutzerkranz avaient pris à tâche de répandre des doctrines plus lucides, dans leurs livres, à la fin du siècle dernier. Mais Pierre Gustave Cederschjuld au commencement de ce siècle, a eu de grands mérites; formé à l'école obstétricale de Copenhague, depuis 1817 professeur d'accouchements à l'institut Caroline, il fut directeur de la Maternité générale de Stockholm. Répondant à un besoin pressant, il a composé un nouveau livre d'accouchements, dans lequel il ne se contenta pas d'exposer, d'une manière très claire, ce qui était connu depuis longtemps, mais auquel il ajouta tout ce dont les progrès avaient enrichi la science. Il avait une pratique très étendue, et les 5oo accouchements qu'il pouvait observer par an, dans son service, lui fournissaient les éléments capables de répondre à tous les besoins. De temps en temps aussi, il publiait, dans les journaux suédois, des notices sur sa clinique, où l'on peut apprécier un praticien habile ainsi iju'un penseur. A côté de Ceders- CHJOLD il y a, comme accoucheur à Stockholm, le médecin du roi, Magn. Christ. Retzius, depuis 181 8, médecin extraordinaire de la maison d'accouchement. Pro Patria, dans lequel on observe
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annuellement 200 accouchements, Retzius fut, en 1828, nommé directeur de cet établissement. La capitale de la Suède est ainsi pourvue de professeurs excellents, et de maternités d'où rayonnent, au loin, les progrès de l'art. La capitale de la Norvège, dans laquelle fut fondée, sous le règne de Friederich IVroi de Danemark, une université (181 1) dont l'organisation fut réservée à la Suède, possède aussi, depuis 1818, une maternité d'instruction à laquelle a présidé Andr. Thllstrup, élève de Saxtorph, mort il y a quelques années, à l'âge de -j^ ans.
Obs. I. — Sur les travaux des accoucheurs danois, de ces derniers tems, voy : * Nordischen Beitraege ■{ur Geburtsh , etc. (Docum. sur Tobstétr. du Nord ) par J. F. W. Nevermann, dans son journal, t. XV, XVI et XVII, contenant d'intéressantes observations de Bang, Drejer, J. C. Muller, A. G. Sommer, G. Manicus et autres.
Sur S. Saxtorph, voy. plus haut § 190, obs. III. Il y a de lui d'intéressants mémoires dans : * Act.reg.soc. Havn.,t. IV, 181 3, t. V, 181 8, in-8°.
Ole. L. Bang, né à Copenh. le 27 juillet 1788, fut, de 181 1 à 1825, accoucheur et médecin de la maison des nouveau-nés. Sa dissert, inaug. f De fœtus in partu versione ii. Hafn., 181 3, in-8o; plus tard, on a de lui : Observ. medic. de partit laborioso, dec. prima : de prœvia in partit fœtus facie. Dans les * Ac. reg. soc. med. Havn., 1818, vol. V, p. 3i5 ; et Observ. med. de piierperar. febr. dec, ibid. et dans Bibl.,for Laeger, 1. 1, 182 I , p. 242, il a décrit deux nouv. instr., un cathéter pour la mensuration du bassin et la rupture des membranes, et un portelacs. Voy. pour ce dern. instr. * Frorie.p's A^o//;;^, t. IV, 1823, n° 6y.
J. L. Drejer. Comm. de retrovers. uteri, P. I et IL Hafn., 1826 et 1828, in-8''. Dans la Biblioth.for Laeger.i. XIX, i833, p. 275. « Rupture utérine heureusement guérie ».
C. G. M. Levy, Om Kollisionen mellen Perforation og Kaisersnit. Kjoebnh, 1840, in-8°. — Uldog os Foedselvidenskaben som Laereborgfor Jordemodre. Kjoebnh, 1843, in-S".
Les ouvrages de polémique ayant traité l'obstétricie, parus à Gopenh. témoignent d'une certaine ardeur pour l'obstétricie.
Obs. IL — Les traités d'accouchements publiés à Stockholm, au siècle dernier, sont : J. Krask, Handbok for Barnmors/ior, J782, in-8°. H. ScHLiTZERKRANz, Forlossuings-V etenskapcns tlieoretiska del i systematic ordning. St., 1786, in-S". * Mdrkvardige Hàndelser i den practikaFôrlossnings-Vetenskapen med.
Anmàrkningar, 1785, in-8°. L'auteur avaitdéjà publié, en 1777, un discours sur les progrès de Vobst. et les obstacles quelle rencontre.
Pet. Gust. Cederschjôld, né à Liboholm, dans un domaine noble, dans Kronobergs Lan, le 4 sept. 1782, est l'auteur des écrits suivants : Handbok for Barnmorskor. Stockh., 1822, in-8», 2® éd., 1829, dern. éd., 1843. — Utkast till hand bok i den instriimentalaBarnforlossnings-Konsten, i830; in-8°. — Ldrbok i Vàrden om Qvinnans. Slàgtlif, i synnerhet des Fortplantnings- Forrdttning eller Forlossningskonsten . St., 3 vol., i836-i838, in-8°. Sur la notice sur la maternité., voy. * Sal\b. med. cliir. Zeit., 1823, t. I, p. 258; 1826, t. ni,p. i65; i83o, t. I, p. 247; 1834, t. I, p. 567.
M. Chr. Retzius, né à Lund, le 22 mars 1793, a publié la Notice sur la Maternité Pro Patria dans Svensk. Làk. Sàllsk. Handle t. X et XI, et dans Sal^b. Z . entre autres : sur le fongus médullaire de Vovaire, suvldjîèvre puerp. Vienne, 1823. Sur les corps fibreux de Vutér. t. IX et t. X. Il ne voulait pas faire usage du lit en travers pour l'application du forceps; il préférait pratiquer l'opération dans un lit ordinaire, comme déjà Schmitt de Vienne l'avait recommandé, et comme quelques accoucheurs le font encore aujourd'hui, voy. Nevermann, ouv. c, t. XVI, p. 201. Sur Christiania, et l'état de l'obstétricie en Norvège, voy. : * Fred. HoLST, On the State o/Medicine in Nonva}-, dans Fokbes British andforeign med Revien', t. IV. Lond., 1837, p. 541. S. la Maternité de Christiana, voy. Nevermann, oîh'. c, t. XVI, p. 459 et XVII, p. 611. M. Andr. Thulstrup né le i3 av. 1769, à Copenhague, a étudié la médecine dans sa ville natale, depuis 1780, fut chirurgien militaire en 1797, et en 1814, prof, à l'université de Norwège, nouvellement créée.
§ 259. — L'obstétricie en Russie.
L'attention du Gouvernement russe n'a cessé de se préoccuper du perfectionnement de la condition des sages-femmes, et l'étendue de cet empire immense rend très méritoire cette sollicitude pour l'état de l'obstétricie. Il entretient à St-Pétersbourg une maternité avec une école de sages-femmes, fondée par la sollicitude bienfaisante de feu l'impératrice mère (voy. § 2r5). Les élèves passent trois années dans cet établissement, et ne peuvent être examinées qu'après cette scolarité, pour être reçues,
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et obtenir une situation dans les provinces, ou même à St-Pétersbourg.En novembre i839,grâceà l'impulsion cI'Alexandra Fedo- ROWNA,il a été créé, sous la direction immédiate de la souveraine, une nouvelle]école de sages-femmes, dans laquelle des paysannes des provinces seigneuriales de l'intérieur, ou de la couronne, reçoivent, moyennant une légère rétribution, leur instruction, pour parer au manque de sages-femmes dans l'intérieur de l'empire, et pour combattre de vieux préjugés, fort enracinés parmi le peuple russe, sur la manière de soigner les femmes en travail et en couches, ainsi que les enfants nouveau-nés. L'instruction donnée aux sages-femmes russes est très soignée, on n'admet, pour étudier la pratique des accouchements, que des élèves de 18 à 3oans, bien intelligentes, chez lesquelles on peut espérer une expérience fructueuse. La longue scolarité qui leur est imposée ne contribue pas peu à ce résultat excellent. Cette manière de comprendre la situation des sages-femmes, et de les former, présuppose naturellement un degré élevé de culture de l'obstétricie en Russie. Déjà, en 1783, fut créé, à St-Petersbourg, l'Institut médico chirurgical, où les accouchements étaient en* seignés, et, en 1806, fut créée une clinique obstétricale, dont J. Th. Busch avait la direction. En 1808, dans l'académie médicochirurgicale qui succéda à llnstitutniédico-chirurgical, lesaccouchements étaient enseignés (1817), par van Wylie, et, en 1825, une chaire d'obstétriciefutcréée dans l'université qui venait d'être fondée. La grande maternité impériale de St-Pétersbourg, placée sous la direction du conseiller et chevalier D' W. Scholtz, est un vaste champ d'observations; du i^"" mai i83 i au i^"" août i838, il y a eu 2109 accouchements, suivant la notice du médecin de l'établissement, Franz von Hoefft, enlevé trop tôt hélas, à la science. A Dorpat, enseigne, depuis 1804, Chr. Fr. von DEUTSCH,qui, depuis qu'il a quitté ces fonctions, est remplacé par Piers Use Friedr Walter, également formé en Allemagne, et qui s'est fait connaître par plusieurs bons écrits sur l'obstétricie. En général, l'obstétricie a pénétré en Russie par l'immigration, dans ce pays, de médecins allemands, par la fréquen-
tation des facultés allemandes par les médecins russes, si bien qu'on reconnaît les principes de l'obstétricie allemande dans ceux des médecins russes, qui ne laissent aucun doute sur leur origine.
Obs. I. — Sur le grand orphelinat et la maternité de St-Pétersbourg.voy. : * Heinr.von Reimers : St-Petersboiirgâ lafin du premier siècle de son existence. 2 part. St-Petersb., i8o5, in-S", p. 176. Notice sur l'école des sages-femmes pour la campagne mentionnée plus haut.* Vermischte Abhandl. aus dem Gebiete der Medi:{in von einer Gesellsch. pract. Aer^te :{U St-Petersb. 6« collée. St-Peters., 1842, in-8°, p. i36 (Mém. var. sur la méd. par une soc. de méd. prat.). « Noti^eniïber das Kaiserl. Er^iehiingshaus von D^ P. Doepp » (Notice sur l'orphelinat impérial).Voy. encore Sal^b. med. chir. Zeit.., 1840, t. I, p. 271. Les services rendus parla matern. impér. de St-Pétersb. sont exposés dans la * Neue Z.f. Geb., t. VII, p. 199 ; dans le mémoire tur le mécanisme de l'accouch. L'auteur qui a écrit encore un manuel d'accouchements en russe, 2 vol., 1840, est mort au printemps 1844, pendant un voyage qu'il fît à Berlin; une année auparavant, le 7 nov., Busch avait terminé son honorable carrière à St-Pétersbourg.
Obs. H. — Christian Freder. de Deutsch, né à Frankf.-surrOder, 27 sept. 1768, mourut en avril 184?, à Dresde, oi^i il vivait retiré de ses fonctions. Il a publié : De graviditate abdomin. singulari observatione, ad tab. IV aen. illustr, etc. Hal., 1792, in-40 (Diss. inaug.). Prolusio de necessitate obstetrices bene institutas publica auctoritate constituendi, 1798, in-8". Son successeur, P. U. Fr. Walter, né en 1795, à Wolmar en Livonie, a fait ses études à Dorpat, à Berlin, et h Wurtzbourg. Ses écrits sont : he versione fœtus in caput. Diss. inaug. Dorp., 1819, in-8°. * Von der Wendungauf die Fiisse beivorgefallenem. Arm. (Vers.podal. dans la procid. du bras). Rig. et Dorp., 1834, in-8". Ueberjîbrdse Koe?per der Gebàrmutter{Corps fibr.del'ut.) (A propos de la fête jubilaire du prof émér. Deutsch), av. hg. Dorp., 1842, in-4''. Dans la N. Z . F. G., t. XVI, p. 284, setrouve une notice sur la maternité de l'université impériale de Dorpat par KocH, médecin assistant de rétablissement., où l'on apprend qu'au mois de sept. 1843, la maternité fut transférée dans un bâtiment nouveau, l'ancien ne suffisant plus au besoin de la clinique médicale et chirurgicale. En juillet 1809. fut fondée à Revel une école de sages-lemmes, pour la campagne, et une petite maison d'accouchements. Justus Walther, conseiller et inspecteur de la médecine de l'Esthonie, publia, pour ses élèves, un
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traité en russe, 1812, dont le titre traduit est : Abrégé de l'art des accouchements à l'usage des sages femmes d'Esthonie, av. préf. allemande de Fauteur.
Obs. m. — La revue statistique de tous les fonctionnaires médicaux russes prouve que Tobstétricie n'était pas négligée dans ce grand pays woy. * Zeitschr.f. d. ges. Medi:;^. ,yoy Fricke und Oppenheim, t. XI. Hamb.. i83q, p. 278, et 408.
§ 260 — Amérique.
Will P. Denrées. Ch. D. Meigs.
Les Ltats-Unis d'Amérique ont partagé la sollicitude générale pour la branche si importante de la médecine; les médecins américains ont frayé la voie aux etîorts de l'Europe, pour Tobstétricie, en accueillant les ouvrages qu'elle leur adressait à travers l'Atlantique, et en composant, sur leur sol, des livres consacrés aux accouchements. Les échanges commerciaux entretenus avec l'Angleterre, la conformité de mœurs et de langue ont dû faciliter l'entrée chez eux des ouvrages anglais de préférence aux autres. C'est ainsi que le livre classique de Denman, dont John W. Francis, depuis 181 i; professeur d'accouchements et de médecine légale à New- York, de i8r5 à 1829, soigna trois éditions successivement augmentées, fut répandu partout en Amérique. Tho.m. G. James, depuis 18) i professeur à l'université de Philadelphie, publia, en 1816, le Synopsis de Merriman et, en i83i, les Principles of Midw'ifery de Burns. Déjà, en 1824, parut à Philadelphie, le livre du professeur distingué Will. P. Dewees, enseignant les accouchements à cette université II avait pensé utiliser sa longue expérience de praticien et de professeur en composant un livre nouveau, qui répondait à un besoin vivement senti.
Dewees suit, dans son exposé, Tordre de Baudelocque, sans se conformer aveuglément à ses doctrines ni négliger les progrès nouveaux et les enseignements de sa propre expérience. Les
phénomènes dynamiques du travail sont bien exposés, et les conseils qu'il donne, pour le traitement, révèlent un praticien à la fois habile et expérimenté. Très remarquable est ce qu'il dit de la rareté des malformations du bassin chez les américaines, que d'autres ont constatée aussi; il n'en a rencontré que trois dans sa carrière, et, quand il en a trouvé d'assez importantes pour empêcher l'accouchement spontané, c'était thez des européennes (I 3/ de son traité). Il a rarement observé l'enclavement de la tête et, pour le traitement, il n'a eu qu'à suivre les conseils de Baudelocque, quanta l'application du forceps. Les conseils qu'il donne lui-même pour appliquer cet instrument sont excellents ; il préfère l'instrument long des française tous les autres. Dewees s'élève avec ardeur contre les doctrines d'OsBORN, en s'appuyant sur les principes de l'art et les inspirations du cœur {% 1492 et suiv. de son livre). Aussi longtemps que l'enfant est en vie, la perforation de son crâne n'est pas justifiée, c'est l'opération césarienne qui est indiquée. Il est partisan de l'accouchement prématuré artificiel, qu'il recommande, mêmedansun pelvisdont le diamètre antéro-postérieur ne mesure que 5 centim. et demi, et dans une grossesse de 6 mois seulement (§ 1 598). L'expérience lui a prouvé qu'un traitement sévère, et la diète de la femme enceinte sont sans influence sur le volume de l'enfant (§ 161 3). Bien que quelques doctrines des accoucheurs américains ne soient pas conformes à celles des accoucheurs allemands, comme par exemple de réduire, moyennant la main, les présentations de la face en présentations crâniennes (§ 8i5 et suiv.), il y a dans ces livres des choses excellentes qui témoignent d'une grande expérience et d'un jugement exempt de préjugés. Les travaux des accoucheurs américains sur la gynécologie ont été la cause de leur grand essor, ils sortent de l'école de Philadelphie. C'est à Charles D. Meigs, professeur d'accouchements à Philadelphie, qu'on doit les plus grandes perfections dont elle a été enrichie. Il vient de traduire en anglais(i83 i) le traité d'accouchement de Velpeau; et, en i838, il a publié lui-même un traité d'accouchements. Dans les autres facultés d'Amérique, les accouchements
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et la gynécologie sont réunis dans un même enseignement avec les maladies des enfants : on peut s'attendre à voir l'obstétricie américaine atteindre le degré de perfection que mérite son importance, et qu'elle a presque atteint dans les états de l'Europe ; nous ne devons pas tirer vanité de ce fait, et regarder ce pays avec dédain si. toutefois, il est prouvé que cette partie soit chez nous aussi perfectionnée que nous l'imaginons. C'est pendant des siècles que les vieilles populations de l'Europe ont poursuivi le progrès, c'est cette longue suite d^années qui leur a donné de l'avance; le but final est encore bien éloigné, et il y a peu d'espoir qu'il soit jamais atteint sur ce globe.
Obs. I. — WiLL. P. Dewees, né en Pensylvanie, docteur en méd. depuis 1806, fut bientôt nommé professeur d'accouchements à Philadelphie. Il ne prit sa retraite qu'.en i835 et mourut en 1841, à l'âge de j5 ans. Ses écrits sont :
An Essai oj the Means of lessening Pain and facilitating certain Cases of difficuh Parturition. Phil., 1808, in-8°. 2^ éd. 1809, (voy. * Sal:[b. med. chir. Zeit., 1821, t. I, p. 278). Essays on varions subjects connected n>ith Midii'ifery. Phil., 1823 (voy.
* Philad. Joiirn. of the med. andphysic. scienc.^ vol. Vil. Phil., 1823, in-8°, p. 329). A compendioiis Syst. ofMidwif. chiejly designed to facilitate the Injuries ofthose. who may be pursuing this branch of Study, with i3 Engrav. Philad.. 1824, in-8°.
* 2«éd., 1826. 3*^ éd". 1828. 4' éd.." i83i. 5« éd., 1837. (Voy.
* Sal-{b. :{. 35, Erg. B.. i832, p. 145). A treatise on the physical and médical Treatment of Children. Phil., 1825, in-S". 2« éd., 1826.3^ éd., r83i. (voy. * Hecker's lit. Annal, d. ges. Heilk.^ 1826, oct., p. î/2). A Treatise on the Diseases of Females. Phil., 1826, in-S". 5^ éd.. i835 (trad. en allem. par A. Moser. * Berl., 1 737, in-8°). * A Practice of physic. comprising most of the Diseases not treated of in <i Diseases of Females y and « Dis. of Children ». 2 vol. Philad., i83o, in-80. Dewees a aussi publié divers articles de gynécologie dans les journaux américains ; voy. le catalogue dans : * Galisen med. Schriftsteller-Le.xicon, t. V. Copenh., :83 i, in-8^ p. 973.
Le dernier ouvrage de Ch. D. Meigs a pour titre : The Philadelphia Practice of Midwiferr. Phil., i838, in-8° (voy. * The British and foreign med Reviens, by Forbes, t. VIII. Lond., 1839, in-8''. p. 37). La trad. de Velpeau par Meigs parut en 2' éd. en i838.
Il faut mentionner la laparotomie, parla voie vaginale, exécutée avec un plein succès pour la mère et pour l'enfant, par J. King