‹ Essai d'une histoire de l'obstétricieChapitre 13 sur 68 · XX EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD · texte numérisé non relu

XX EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD

des réceptions et des cortèges auxquels prenait part la jeunesse des écoles, qui avait formé un petit orchestre dans lequel DE SiEBOLD était chargé des timbales. On accueillait parfaitement les Français, on leur parlait leur langue tant bien que mal, et on les guidait dans la ville; mais, à la fin d'octobre i8i3, Wiirtzbourg fut bombardé par le général bavarois Wrede qui, après la bataille de Leipzig, avait paru devant la ville avec l'armée austro-bavaroise; celle-ci, dit de Siebold, nous apprit à connaître aussi les terreurs de la guerre ; en écrivant ses lettres, il ajoute : «J'entends aujourd'hui encore le sifflement des balles, le bruit horrible des boulets roulant sur le pavé de la ville «.On se réfugiait dans les caves, craignant à chaque instant de voir tomber sur la maison une bombe pour l'écraser ou un boulet rouge pour l'incendier. Ces terreurs ne durèrent qu'un jour; la ville fut rendue par les Français qui se retirèrent dans la citadelle, l'armée austro-bavaroise bivouaqua dans les rues; mais, dès le lendemain, elle s'éloigna, se dirigeant vers Hanau, où eut lieu la bataille ; alors arrivèrent les blessés et les prisonniers qu'on installa dans les églises ; les enfants partageaient avec eux leur pain ; de véritables ambulances furent organisées, de nouvelles troupes arrivèrent, c'étaient les Russes avec les Cosaques et les Basquirs. La jeunesse aimable et insouciante s'approcha peu à peu de ces nouvaux hôtes qui confectionnaient des arcs, des flèches et d'autres joujoux qu'ils échangeaient contre l'argent de poche des enfants. Mais bientôt tout ce bruit de guerre et ces mouvements cessèrent ; la paix fut conclue et la nouvelle guerre, entreprise par Napoléon pour reconquérir son sceptre, avait pour théâtre le pays situé sur la rive gauche du Rhin, et n'amena plus aucun trouble. En reportant sa pensée vers ces

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