‹ Essai d'une histoire de l'obstétricieChapitre 17 sur 68 · XXIV EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD · texte numérisé non relu

XXIV EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD

A Pâques, en 1820, il quitta le G3ai-inase, et après avoir subi l'examen de maturité, il fui inscrit comme élève en médecine à l'université de Berlin.

De Siebold, entrant dans sa vingtième année, était arrivé à l'âge où tout sujet prussien devait faire une année de service militaire pour jouir du bénéfice du volontariat.

Bien qu'en passant la revue de ces étudiants militaires, le roi Frédéric Guillaume III dît chaque fois : « futurs soldats excellents, qui apprendront bien leur service, en ne négligeant pas leurs études w, celles-ci avaient beaucoup à souffrir, et cette année était considérée comme presque perdue pour les études, car déjà, à la période du recrutement, le temps était absorbé, pendant 8 semaines, par quatre ou cinq heures d'exercice; plus tard, par le service de garde, des sentinelles, les postes de nuit, les revues, le service de campagne, les exercices des grandes manoeuvres, le tir à la cible, etc. qui prenaient un temps infini et causaient parfois de grandes fatigues ; ce qui restait de temps pour l'université et les études se réduisait à peu de chose.

De Siebold chercha un délassement dans les arts, il se fit admettre comme violonistevolontaire à l'orchestre du théâtre de la Gourde Berlin, et assista, comme tel, aux belles représentations qui étaient données des oeuvres magnifiques de Gluck, des pièces classiques de Schiller, interprétées par les plus grands artistes de l'Allemagne.

On faisait, en outre, des lectures des poètes allemands, Jean Paul (Richtlr) et Schiller étaient les préférés de la jeunesse, Goethe, avec sa prose philosophique, restait au second plan. La médecine n'était pas entièrement négligée ;

Page 1