‹ Essai d'une histoire de l'obstétricieChapitre 16 sur 68 · EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD XXIII · texte numérisé non relu

EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD XXIII

n'accordaient pas la moindre liberté, où l'on était tenu à de pédantesques récitations que les élèves redoutaient, tandis qu'à Berlin au contraire, où ces règlements n'existaient pas, les élèves studieux apportaient, par cela même, une plus grande application dans les études.

Les élèves se réunissaient entre eux, expliquaient les auteurs en commun et faisaient des lectures ; les maîtres les encourageaient par leur présence et leurs conseils. Parmi les maîtres, que de Siebold nomm^ avec reconnaissance, il cite surtout Walch qui joignait à la connaissance de la langue grecque une exégèse très précise des auteurs ; il ditavoirpassé en compagnie de ces maîtres des heures délicieuses à lire, avec un ami, les Muses d'HÉRODOTE. De Siebold a eu aussi des rapports fréquents avec Koepke, le traducteur de Plaute, qui lui confia même les corrections du deuxième volume de sa traduction ; c'est ainsi que naquit et se fortifia chez de Siebold la pensée de se livrer aux études philologiques pour lesquelles il avait un goût particulier. Son père ne partageait pas sa manière de voir, il le destinait résolument à la médecine.

Le fils docile se soumit, mais conserva, pendant toute sa vie, un goût pour une science qui avait failli l'absorber entièrement, mais qui fut pour lui un aide puissant, et qui a donné à ses travaux ultérieurs une grande valeur comme on pourra le constater plus loin, qui charma toute son existence ; il remet en mémoire ce passage si connu et si vrai du Discours de CicÉRON pour le poète Archias : Hcec studia adolescentiam agunt, senectutem oblectant, secundas res ornant, adversis perfugium ac solatium prœbent, délectant domi, non impediunt foris, pernoctant nobiscum, peregrinantur, rusticantur ».

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