XXVI EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD
tout DE SiEBOLD, par le talent avec lequel le professeur savait rendre ses leçons intéressantes. Ce maître aimé venait en aide à chacun par ses conseils et les éclaircissements qu'il donnait, et par l'obligeance qu'il avait de les faire participer tous aux trésors de sa bibliothèque -, c'est avec plaisir qu'il recevait les élèves dans son cabinet, les mains derrière le dos, donnant les explications en se promenant, et n'offrant jamais un siège à ses visiteurs. On ne quittait guère ce maître distingué sans avoir appris quelque chose.
Les trois professeurs chargés de l'enseignement de la pathologie spéciale et de la thérapeutique étaient Berends, HoRN et HuFELAND, qui ne se ressemblaient pas. Le premier vivait, pour ainsi dire, avec les anciens, et montrait que, dans la médecine proprement dite, la culture classique pouvait avoir une application utile ; il expliquait en latin les aphorismes d'HippocRATE, et quand paraissait quelque chose qui semblait être une nouveauté, il disait volontiers que les anciens savaient cela depuis longtemps. Il tenait beaucoup à des observations bien écrites, qui étaient rédigées en latin, lues et commentées à la clinique.
Le cours de Horn était fait suivant un plan tout différent. Il exposait en un an la pathologie et la thérapeutique spéciales, la première pendant l'été, la seconde en hiver; sa pratique à l'hôpital était aff'ranchie de la poussière des écoles ; que de fois, ne disait-il pas: l'école dit cela, mais l'expérience dit que... et souvent, après une fastidieuse énumération de remèdes, il ajoutait tristement : « Tout cela ne sert de rien » ; mais quand il avait recommandé un remède on pouvait lui accorder toute confiance. Sa thérapeutique était très simple et son expérience d'une grande richesse.