‹ Essai d'une histoire de l'obstétricieChapitre 20 sur 68 · EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD XXVII · texte numérisé non relu

EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD XXVII

HuFELAND formait avec lui un grand contraste ; dans ses leçons sur la pathologie et la thérapeutique il observait une forme rigoureusement scolastique. Dans son exposition, il suivait un cahier tout jauni par le temps. On disait qu'il l'avait déjà quand il enseignait à lena (lygô) ; malgré tout, on avait une haute vénération pour ce professeur dont la renommée était universelle. Ses leçons étaient publiques, il dictait une série de formules qui étaient recueillies avec avidité, mais dans le doute, on s'en tenait plus volontiers à la thérapeutique simple de Horn qu'à la polypharmacie extraite du cahier de HuFELAND. Ainsi, à l'université de Berlin, la pathologie avait, à cette époque, des interprètes bien différents. Berends invoquait lepassé et s'appuyait surlui presque exclusivement ; Horn observait le malade avec le plus grand soin et, après une longue investigation, répétait volontiers à ses élèves qu'ils n'avaient pas encore assez examiné le malade. Hufeland, le praticien éminent, puisait dans son expérience et son arsenal thérapeutique si riches les moyens de combattre les maladies.

Horn devait particulièrement se réjouir des progrès que réalisait la médecine par les nouveaux moyens de diagnostic, la percussion et l'auscultation, dont la pratique fut enrichie par Avenbrugger et Laennec, ainsi que par la continuation des travaux de MoRCACNYdans le domaine de l'anatomie pathologique, qui ont permis de trouver, sur le vivant, des lésions importantes et de les mieux apprécier sur le cadavre pour en éclairer la genèse et la nature.

De Slebold fut initié à l'étude de la chirurgie par le célèbre RusT, aux accouchements par son père. Celui-ci tenait essentiellement à ce qu'il possédât la théorie des diverses branches de la médecine avant d'aborder leurs études pra-

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