‹ Essai d'une histoire de l'obstétricieChapitre 2 sur 68 · PRÉFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

PRÉFACE DU TRADUCTEUR

Dans le livre intitulé « Orator », que Cicéron adresse à Brutus, nous lisons les lignes suivantes : « Nescire, quid antea, quam natus sit, acciderit^ id semper esse puerum. Quid enim est œtas hominis, nisi niemoria rerum veterum cum superiorum cetate contexitur ? Commemoratio autem antiquitatis, exemplorum que prolatio, summa cum delectcitione et auctoritatem orationi afFert et fidem » (i).

N'est-ce pas cette pensée, exprimant si bien la nécessité et les avantages de l'histoire d'une science, qui a inspiré à E. DE SiEBOLD l'idée d'écrire celle de l'obstétricie, afin de pouvoir donner à l'exposé des préceptes de cet art le « charme, l'autorité et le crédit ».

Versé dans la littérature classique aussi bien que dans celle de son art, il avait pu constater que les histoires del'obstétricie publiées en Allemagne, en France et en Hollande étaient loin de répondre aux besoins de la science, car on n'y trouvait ni une information suffisante ni l'impartialité, cette vertu suprême de l'historien, ni une direction vraiment philosophique.

Pour entreprendre une œuvre nouvelle, des conditions particuhères étaient indispensables ; par un heureux concours de circonstances elles se trouvaient réunies, de la

(i) Ed. d'Olivet, t. I, p. 526, in-4», Genève, lySS.

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