‹ Essai d'une histoire de l'obstétricieChapitre 31 sur 68 · XXXVIII EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD · texte numérisé non relu

XXXVIII EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD

nom illustre trouva à Marbourg des sympathies que son caractère rendit bientôt aussi profondes que durables. C'étaient d'excellentes conditions, favorables au travail considérable que le Jeune professeur avait à entreprendre pour le triple enseignement qui incombait à sa chaire : l'enseignement théorique, l'enseignement clinique et celui des opérations obstétricales, et de la médecine légale qui rentrait dans les attributions de sa chaire. Pour certaines natures d'élite, le travail, loin d'être unfardeau, devient un stimulant précieux. Dans une sage prévision, de Siebold avait fait une collection de pièces anatomiques et d'instruments qu'il avait rapportés avec lui, et avec lesquels il avait passé i3 années; il arriva à Marbourg le 24 septembre.

Le contraste est grand entre Berlin et Marbourg, entre la grande capitale si bien alignée, et la petite ville de la Hesse électorale, irrégulière, bâtie sur une colline, avec ses maisons en torchis qui les font ressembler à des nids d'hirondelles ; aussi la première impression fut-elle pénible, mais elle dura peu, le cordial accueil des collègues, des élèves et des habitants, jeta sur le paysage de clairs rayons qui en modifièrent complètement l'aspeet.

Marbourg avait été une capitale pour l'obstétricie, à la fin du siècle dernier, et, au commencement de celui-ci, Stein y avait fondé une école célèbre dans toute l'Allemagne; ce que DE Siebold trouva sur place, constituait un matériel précieux. Leprofesseur captiva rapidement la confiance de ses élèves et réussit à établir, entre eux et lui, cette sympathie mutuelle, première condition d'un travail efficace. Il régnait, dans l'université et dans toutes les classes de la population, une grande sociabilité qui rendait le séjour de cette petite ville fort

Page 1