‹ Essai d'une histoire de l'obstétricieChapitre 32 sur 68 · EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD XXXIX · texte numérisé non relu

EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD XXXIX

agréable. Il ne lui fallut pas moins d'un semestre, dit-il, pour s'habituer à sa nouvelle position. Il étudia de nouveau, et avec le désir de les connaître profondément, pour pouvoir les enseigner et les juger, les œuvres de Stein, d'OsiANDERet de BoER, ces écoles antagonistes, entre lesquelles il fallait pouvoir prendre une position solide ; dès lors, il assista avec plus d'assiduité et d'attention aux accouchements normaux, dans le butde vérifier les doctrines que Naegele avait exposées dans ses travaux classiques; dans ce but, il profita des quelques jours de congé, pendant les fêtes de Pentecôte, en i83o, pour rendre visite au grand maître de Heidelberg et faire sa connaissance personnelle. Le récit de cette entrevue a été fait par de Siebold dans sa 6^ lettre, d'une manière si pittoresque que nous n'hésitons pas à le rapporter textuellement. Il était accompagné de son ami et élève le D^ Stadler, médecin à Marbourg. « Nous nous présentâmes chez lui le lendemain de notre arrivée, il nous accueillit avec bonté, et comme il était sur le point de partir pour la campagne pour voir une malade, en compagnie d'un de ses élèves, il nous invita à l'accompagner dans cette excursion, à travers les plus beaux environs de Heidelberg. Nous avions à peine quitté la ville, que Naegele mit la conversation sur les accouchements ; s'adressant particulièrement à mon compagnon de voyage, il lui fit une série de questions fondamentales, comme dans un examen rigorosum pour le Doctorat ; je compris parfaitement 011 le maître rusé en voulait venir, c'est à moi que ces questions s'adressaient. Le maître exposa ensuite ses idées sur le bassin, sur le mécanisme de l'accouchement et autres sujets ; chaque fois que les réponses de mon élève étaient évasives, ou ne concordaient pas avec les principes du maître de

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