‹ Essai d'une histoire de l'obstétricieChapitre 36 sur 68 · EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD XLIII · texte numérisé non relu

EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD XLIII

sympathique et studieux qui convenait si bien à ses goûts ; c'était la réalisation des rêves de sa jeunesse, et l'accomplissement de ses plus chers désirs!

L'accueil sympathique qui lui fut fait ne laissa pas de lui causer quelque embarras ; il pensa que pour répondre à ces prévenances, il n'avait qu'à redoubler d'ardeur dans le travail, à disposer son enseignement de façon que maître et élèves fussent dans les meilleures conditions; il savait que le professeur devait être le plus zélé des étudiants, qu'il ne conserve son autorité et son prestige, ne remplit la totalité de ses devoirs qu'en restant au courant de la marche incessante de la science, et en coopérant lui-même à ses progrès qu'il doit faire connaître à ses élèves^ et en mettant entre leurs mains tous les moyens de guérison dont elle s'est enrichie.

Pour répondre à ces exigences complexes, une organisation nouvelle de son enseignement était nécessaire.

Mende faisait un cours de médecine légale qui durait pendant les deux semestres; une fois par semaine il exerçait ses élèves à l'exploration; les leçons cliniques d'obstétricie n'avaient lieu qu'à des moments irréguliers, quand il avait pratiqué une opération obstétricale.

De Siebold trouvait la part de l'obstétricietrop restreinte ; les leçons devinrent régulières, et quand le sujet d'actualité manquait, il faisait prendre aux élèves des observations de femmes enceintes, parlait de la grossesse et de l'accouchement, suivant un plan régulier; il consacrait un jour aux exercices d'exploration, et faisait répéter aux élèves, sur le mannequin, les opérations obstétricales qui avaient dû être pratiquées ; il se faisait accompagner par quelques élèves dans les visites de la policlinique, puis traitait dans un cours

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