XLII EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD
lité OÙ se trouvaient les médecins de profiter de celles qui étaient relatives à l'art des accouchements.
Il n'y existait pas de clinique, et la Maternité, où il y avait 2,000 accouchements par an, était fermée rigoureusement aux élèves et aux docteurs en médecine. Il ne put y faire qu'une courte visite, grâce à son titre de Professeur d'une faculté de médecine étrangère, et à la complaisance de la sagefemme en chef. Il s'adressa alors à M. Cruveilhier, médecin de la Maternité, qui lui permit de suivre sa visite. Il rentra à Marbourg en passant par Heidelberg, où il revit son maître, et lui rendit compte de son voyage.
Il fortifia sa situation à Marbourg, où ses collègues le nommèrent Prorecteiir pour l'année i832. Cet honneur qui était, enmêmetemps, une charge, ne lui souritque peu, il préférait ses études tranquilles, et comme délassement, les cours que faisaient de savants collègues sur les anciens, celui de Hermann sur Perse. , etc, aux honneurs administratifs et aussi aux soucis inséparables de sa dignité temporaire; aussi fut-il doublement heureux, en novembre i832, quand il fut appelé à Gottingue, comme professeur d'obstétricie. Il remplaçait Mende, le successeurd'OsiANDER, qui avait occupé cette chaire pendant dix ans, et qui avait accordé une grande attention à la médecine légale dont l'enseignement rentrait dans sa chaire, et à laquelle il avait consacré un ouvrage important. Grand était son bonheur de revenir dans cette ville si chère, qu'il avait habitéecommeélève, il 3^avait 8 ans à peine, etquemaintenant il allait revoir comme professeur, heureux de retrouver des maîtres aimés, dont il avait l'honneur d'être le collègue, et cette bibliothèque, ce puissant instrumentde travail, dont il connaissait toutes les ressources pour ses études, ce milieu