‹ Essai d'une histoire de l'obstétricieChapitre 38 sur 68 · EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD XLV · texte numérisé non relu

EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD XLV

des accouchements ; mais cette histoire ne pouvait satisfaire un esprit précis et élevé comme le sien, cardes inexactitudes nombreuses, et une partialité passionnée lui enlevaient ce qu'on est en droit d'attendre d'un historien : l'exactitude des informations et la justice dans les Jugements. Le plan d'une histoire hantait déjà son esprit, dit-il, quand il avait fait ses études de Gottingue, en [824. Son arrivée dans cette université, en 1 833, mûrit ce projet dont l'exécution ne devait pas se faire attendre.

Malgré les travaux que nous avons mentionnés et d'autres que nous devrons citer encore, le premier volume de cette histoire, modestement appelée « Essai )>, fut achevé en octobre i838, et publié en iSSg; le second, achevé en juillet 1845, parut la même année. On comprendra que nous ne puissions avoir le dessein d'apprécier, ici, cette œuvre qui a valu à l'auteur d'être nommé, par un de ses compatriotes, le Thucydide de l'obstétricie, nom bien flatteur, mais mérité par la sûreté des informations, l'impartialité des jugements, la méthode dans l'exposition, et la justesse des appréciations, qui sont les qualités maîtresses de l'historien de la guerre du Péloponèse.

Il n'est pas étonnant que lorsque fut fondé, en 1845, à Canstatt, le répertoire annuel des connaissances médicales (Jahresbericht) qui acquit bientôt une grande renommée, qui rend tant de services aux travailleurs sérieux, qui se continue aujourd'hui sous le patronage de Virchow et de Hirsch, on ait de suite songé à confier à de Siebold l'analyse des travaux obstétricaux et gynécologiques publiés pendant l'année. Tl accepta cette lourde charge et en porta le fardeau jusqu'à sa mort.

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