‹ Essai d'une histoire de l'obstétricieChapitre 43 sur 68 · EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD XLIX · texte numérisé non relu

EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD XLIX

explique, il n'en profite pas. Un petit nombre de malades peut alimenter une clinique, surtout, si, comme cela arrive, le maître peut choisir les malades. Pour l'instruction du maître qui recherche les lois, un grand nombre de cas observés simultanément et comparés sont nécessaires; c'est ce que de SiEBOLD avait parfaitement senti, quand il est allé visiter la grande maternité de Vienne, d'où était sortie, pour l'obstétricie, une doctrine nouvelle. Depuis longtemps il en avait eu le désir; il avait été en correspondance avec Boer. Son grandpère, le célèbre chirurgien de Wûrtzbourg avait dirigé vers les études médicales, le futur accoucheur de Vienne, qui, en 1 822, avait dû quitter sa chaire pour les motifs les plus futiles, et qui n'en continuait pas moins à exercer sa puissante influence qui dure encore. De Siebold se rendit à Vienne et s'installa à l'hôpital général, pour la première fois en 1846, et suivit, avec l'assiduité d'un bon élève studieux, les nombreux accouchements qui de nuit et de jour ont lieu dans ce vaste établissement. Il y rencontra, comme assistant de Klecn, Semmelweis, qui commençait alors ses recherches sur l'étiologie de la fièvre puerpérale. Il y retourna en 1862, et il comprit parfaitement^ dit-il [Monaisschr.f. G., XIII, 3i4, note) ce que Boer avait dit à un des élèves qu'il lui avait adressé :

« Si, dit Boer, j'ai pu faire quelque chose pour l'avance- « ment de l'obstétricie naturelle, je le dois moins à mes faibles '.( efforts, qu'aux circonstances qui m'ont mis à la tête d\m « service très considérable. J'y étais arrivé avec les anciens « préjugés sur les accouchements par le siège, par la face, « qu'on pensait ne pas pouvoir abandonner à lanature, si bien « que la sage-femme m 'appelait souventpour undecesaccou- « chements qui s'était terminé spontanément pendant que

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