‹ Essai d'une histoire de l'obstétricieChapitre 42 sur 68 · XLVIII EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD · texte numérisé non relu

XLVIII EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD

DE SiEBOLD avec le texte latin, on est charmé de la fidélité et de l'énergie avec lesquelles les passages scabreux du latin ont été rendus. Il faut que cette impression ait aussi été celle des philologues allemands, pour qu'encouragé dans cette voie, il ait publié une traduction complète de Juvénal, qui parut déjà en i858.

En i855, il avait fait, à l'université, des conférences publiques sur la psychologie comparée du sexe féminin dans les temps anciens et modernes qui eurent le plus grand succès.

On se tromperait étrangement si on pensait que ces incursions dans le domaine de la littérature et de l'archéologie l'aient éloigné de l'étude de l'obstétricie; celle-ci était poursuivie avec non moins d'ardeur dans la voie dont nous avons parlé plus haut : l'étude par l'enseignement, la lecture attentive des publications obstétricales, dont il s'était même chargé de rendre compte au public par les analyses citées plus haut, et l'étude de la nature, cet autre livre toujours ouvert, dont la lecture n'est jamais terminée.

L'étude de l'art par les élèves a un autre caractère que celle des maîtres, les éléments d'instruction ne sont pas les mêmes.

Dans une clinique, un élève apprend d'autant mieux qu'il peut voir de plus près et mieux observer la nature; un grand nombre d'élèves, dans une même clinique, crée un obstacle à cet apprentissage, et un trop grand nombre de malades cause de la confusion.

La leçon clinique qui suit la visite ne peut être que Texph'cation des phénomènes constatés et de leur filiation, elle ne peut ressembler à une leçon de pathologie; si l'élève n'a pu constater les phénomènes que le maître décrit et

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