XVI EDOUARD GASPARD JACQUES DE SIEBOLD
propose en effet de traiter des questions délicates et personnelles, travail pour lequel il avait besoin d'une entière liberté. Les dernières paroles de la préface^ tracées d'une main défaillante, sont empreintes d'une profonde mélancolie. «J'exprime le vœu, dit-il, que ces lettres soient accueillies avec la bienveillance dont mes écrits antérieurs ont été honorés, et laissent de l'auteur un souvenir amical ».
Dans la première, il s'exprime ainsi . « Vous désirez que je vous parle d'obstétricie, non comme dans un livre, mais que je vous dise ce que j'ai vu, afin que vous sachiez dans quels rapports se trouvent la théorie et la pratique, si toutes deux marchent d'un même pas; pour cela, il est nécessaire que vous connaissiez mon individualité, que vous sachiez d'où je viens, ce que je suis devenu, et comment je suis arrivé. Il est nécessaire que vous connaissiez ma jeunesse, car, comme dit JuvÉNAL (VII, V, 194), grande est la distance entre la naissance et l'âge mûr, vous devez savoir à qui je dois mon développement. Ces lettres ont encore une raison toute personnelle : le désir que cette description soit faite par moimême, et non par un autre dans un article nécrologique. Le (c Tvw9'. (JsauTov » m'a toujours été cher et je le tiens en haute estime. Je serai fidèle à cette devise; dans tout ce que j'afiirmerai, vous pouvez être assuré que je dirai toujours la vérité, ce qui n'est pas toujours le cas dans les articles nécrologiques ».
Nous sommes donc non seulement autorisé, mais invité à nous adresser à cette source. Si la traduction de ces lettres n'avait déjà été publiée, nous l'eussions placée en tête de l'histoire de l'obstétricie, dans la pensée de répondre pieusement au désir de de Siesold. Nous nous contenterons d'en extraire ce