‹ Essai d'une histoire de l'obstétricieChapitre 8 sur 68 · PREFACE DU TRADUCTEUR XIII · texte numérisé non relu

PREFACE DU TRADUCTEUR XIII

historiques trop délaissées dans notre pays, ce serait la plus grande récompense dont notre travail pourrait être honoré, et, d'avance, nous adressons à l'auteur d'une telle oeuvre, l'expression de notre profonde gratitude pour l'immense service qu'il aura rendu, car l'histoire d'une science ou d'un art est indispensable à leurs progrès. Le reflet du passé éclaire le présent et guide l'avenir.

Je dois une vive reconnaissance à mon excellent camarade d'études et ami le D'' E. Didier, qui a bien voulu consacrer ses loisirs à revoir avec moi le manuscrit et les épreuves de tout l'ouvrage avec une patience, une obligeance et une compétence parfaites.

M. G. Steinheil, notre éditeur, mérite tous nos remerciements pour les conseils qu'il nous a donnés, et l'empressement avec lequel il a tout disposé pour que le livre de DE SiEBOLD ait pu paraître en France avec les soins dont l'auteur avait entouré son œuvre, lors de sa publication.

F.-J. Herrgott.

Edouard Gaspard Jacques de SIEBOLD

Avant de mettre sous les yeux du lecteur le livre de DE SiEBOLD, il convient de parler de l'auteur, qui, lui-même, depuis 1861 déjà, hélas, appartient à l'histoire. Sa vie est à la fois un enseignement et un exemple. Les documents qu'on a sur lui ont d'autant plus de valeur qu'ils émanent de luimême; ils se trouvent dans les lettres adressées à un âmi, qui ont été écrites pendant la cruelle maladie dont il connaissait toute la gravité. La première est datée du 24 juillet, la dernière du i5 octobre, et il succomba le 27 au matin; rimpression commencée pendant sa maladie, ne fut achevée qu'après sa mort (i).

Elles furent traduites en français par le D'' Morpain et publiées avec une introduction et des notes par notre maître M le professeur Stoltz (2). Nous devons à son obligeance d'avoir pu faire reproduire le portrait de de Siebold. Ces lettres portent comme épigraphe : « Epistola non erubescit «, parole empruntée à une lettre de Cicéron à Lucius(3), dans laquelle il dit qu'arrêté plusieurs fois par une espèce de pruderie de traiter avec lui verbalement quelques questions, il aime mieux lui en écrire, car la lettre ne rougit pas. De Siebold se

(1) Geburtshulfliche Briefe, in-8°, Brunsw., 1862.

(2) Baillière^ 1866, in-12.

(3) Ed. cit., VIII, p. 142.

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