II PRÉFACE
que sorte, auxinteiligences méditatives, par la nécessité pour chacun de s'occuper , dans une certaine mesure y des questions politiques , philosophiques , éco< nomiques, qui s'agitent à ses côtés ?
Or la pensée de l'historien et du philosophe a-telle jamais été provoquée à aucune autre époque par un plus grand , plus émouvant spectacle , que celui dont nous sommes journellement témoins ?
Sous nos yeux se déroule une série de phéncnnènes sociaux que nos pères n'avaient ni devinés ni seulement pressentis ; peulrétre sommes«nous à la veille d'en voir apparaître d'autres plus étranges encore. Les peuples se dépouillent incessamment de leurs formes vieillies, pour en revêtir de nouvelles ; les barrières des races et des nationalités s'abaissent et s'effacent; encore un moment , et les membres de la grande famille humaine , dispersés depuis l'origine des • âges, se seront pénétrés, confondus dans l'unité d'une même civilisation. La science marche , d'un pas de jour en jour plus rapide , à la conquête de la nature, à la domination du globe terrestre. Tout à l'heure le temps et l'espace auront cessé d'être des obstacles au déploiement de l'activité humaine. Des