Ja question est très controversée
de savoir si le représentant pouvait, en droit romain, être à la fois représentant et tiers, ou, pour employer l'expression commode de la doctrine allemande, contracter avec soi-même.
N'oublions pas ici qu'en droit romain,le représentant était un représentantimparfait, devenant sujet de droits et d'obligations qu'il transmettait ensuite au représenté.
Il est tout d’abord certain que la question n’a pas été traitée d’une facon spéciale par les
209. « Nullires sua serrit, |, 26. Dig., De serritutibus prædiorum urbanorum, 8. 2; — adde, 1, 5 pr. D. si ususfrue'us patetur, 7, 6. 210. Voir TanTuraRt, op. cic., p. 42 ct suiv. et les aulcurs cilés.
Jurisconsultes romains ; il y à seulement certains textes qui déclarent qu’une même personne peut réunir deux qualités.
On semble d'accord pour écarter la loi 9 pr., Dig. de pactis, 2-14, d’après laquelle « difficile est ut unus homo duorum vicem sustinet ». De ce texte de Paul, les uns *!! avaient conclu que « unus homo plures sustinere potest personas », les autres?? soutenaient le contraire. Aujourd’hui, on a démontré très clairement que ce texte est tout à fait en dehors de notre question .
La seule chose que l’on puisse considérer comme certaine, c’est que dans le droit romain, existait déja une règle que nous retrouverons dans notre Code civil, d’après laquelle le tuteur, le curateur et, d’une façon générale, tout administrateur du patrimoine d’autrui ne peut se rendre acquéreur des biens qu'il vend pour le compte de ceux dont il administre le patrimoine", Voilà un cas dans lequel un représentant ne pouvait pas contracter avec soi-même.
211. GRUNHUT, Das Recht des Commissionshandels, % 45, note 36, p. 184,