Comp.: Tuisse, op. cit, p. 270 ct suiv
327. Marcel FOURNIER, op. cit. Supra, note 841. — Tnisse, 0p. cit. — Marcel GamBier, Du cautionnement dans le très ancien droit romain et le très ancien droit français, Thèse 1896.
Os 2e
sont représentants que pour améliorer la situation de leurs codébiteurs, non pour l’aggraver. Cette idée de la représentation imparfaite dans la solidarité est une idée bien francaise *, Il suflit pour s’en convaincre de jeter un rapide coup d'œil en arrière.
174. — Il faut pour cela remonter au droit romain ; la matücre des obligations nous a été en effet transmise par nos anciens auteurs, et notammentpar Pothier, à peu près telle qu’elle existait à Rome. Or, il est certain que les jurisconsultes romains n’ont jamais connu cette idée de représentation imparfaite. Tous les effets de la solidarité (nous ne parlons ici que de la corréalité ou solidarité proprement dite, non de l'obligation #2 solidum) dérivaient de la double idée d’unité d'objet dû et de pluralité de liens ; l'obligation corréale fait naître autant de liens qu'il y a de sujets actifs ou passifs, et n’a cependant qu’un seul objet : una res vertilur, disent les textes . Unité d'obligation, telle est l’idée essentielle et capitale de la solidarité; c’est d’elle que l’on fait découler les effets de Pobligation solidaire, effets que lon retrouve en
328. Elle a pris naissance en effet, comme nous le verrons, dans notre ancien droit, c’est-à-dire à une époque où la lhéorie de Brinz, qui admet aussi l'idée de représenlalion, wélail pas cncore formulée. La théorie de Buinz n'a pas d'ailleurs trouvé beaucoup de partisans en Allemagne. Briz, Pandeliten, 1819, tr. 11, S 253, p. 163 ct suiv.
320, S 1, Inst, de duobus reis stipulandi et promittendi, 3, 16.