‹ Essai d'une théorie générale de la représentation dans les obligationsChapitre 88 sur 148 · L. 2, Dig. de duobus reis · texte numérisé non relu

L. 2, Dig. de duobus reis

332. V. les différents systèmes sur celle question indiqués dans GÉRanDiN, Nouv. Revue hist, 1884, p. 255.

fois ; il n’y a donc pas besoin, comme on l’a prétendu ** de recourir à l'idée de représentation pour expliquer cet effet absolu de la lits contestatio, et de prétendre que, pour qu’un des codébiteurs solidaires puisse invoquer cet effet, il fallait qu'il eût été représenté dans la premiére poursuite. Aucun texte n'autorise à soutenir que telle a été la conception romaine.

A côté de cette corréalité ou solidarité proprement dite, le droit romain admettait une obligation #r solidlum. Dans l'obligation in solitum le paiement faitpar un seul des débiteurs libère tous les autres ; mais, à la différence de ce qui se passe dans la corréalité, la ltis contestatio faite avec l’un des débiteurs ne hibère pas les autres; il y a donc non seulement pluralité de liens, mais pluralité d'obligations.

I n’y à pas davantage à parler de représentation dans les obligations £a solidum. L'idée de représentation qui peut se discuter pour la la corréalité, qui est un lien résultant de [a volonté des créanciers ou des débiteurs, ne se conçoit plus du.tout dans le casoù, comme ici, la solidarité est forcée, et est, plus exactement, ainsi qu'il a été démontré, une responsabilité collective. Or, « cette responsabilité collective découle de la pluralité des fautes, qui engendre

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