sur
1,6 sur 100
(1) Dans un cas grave, adynamique, il y eut un dépôt d'acide urique le jour même du début de la défervescence ; ce dépôt ooïncida, chose assez rare, avec la polyurie et l'augmentation des matériaux solides.
tirant sur le noir. Elle provient d'un dédoublement de l'indican dans l'intérieur même des voies urinaires (1). Sa dgnification se rapproche de celle que j'ai assignée aux sédiments de phosphate ammoniaco-magnésien dès les premières périodes do la fièvre typhoïde. Ces masses bleues indiquent, en outre, que l'urine renferme une proportion considérable d'indican.
F. — Oxalate de chaux.
Sur les 608 urines que j'ai examinées au microscope, je n'ai trouvé que trois fois des traces d' oxalate de chaux dans les sédiments : dans un cas, c'était à la période d'état d'une fièvre à prédominance thoracique et de moyenne intensité; dans les deux autres, c'était durant la pleine convalescence d'une fièvre analogue mais compliquée de péricardite. Le sel était toujours en qualité fort minime , associé à l'acide urique ou à l'urate d'ammoniaque; l'oxalate de chaux, en raison de son extrême rareté, ne doit donc figurer que pour mémoire dans rénumération des sédiments de la fièvre typhoïde.
G. — Globules blancs, mucus et pus.
On peut poser en règle que dans l'immense majorité des urines de la fièvre typhoïde, on trouve à toutes les périodes une certaine quantité de globules blancs et une augmentation plus ou moins prononcée du mucus. Globules blancs et mucus sont, ou isolés, ou associés
(1) Voyez chapitre III, p. 32 et suivantes.
aux autres constituants des sédiments; mais il y a des circonstances oii les globules blancs sont assez nombreux pour se collecter, ou bien en petits flocons qui se précipitent lentement au fond du vase, ou bien en véritables amas de pus. Parfois même, le pus forme des sédiments considérables, analogues à ceux que Ton. rencontre dans les néphrites catarrhales.
Mode et époque cT apparition. — Le pus, qu'il soit en flocons légers ou en amas plus importants, existe dans la plupart des sédiments des formes mortelles et des CAS graves; dans les formes moyennes et bénignes, le pus véritable est beaucoup plus rare; on ne trouve que dans un tiers des sédiments, les agrégats floconneux dont il a été question (1).
Suivant les Périodes, le pus apparaît surtout durant la convalescence des formes graves; durant les autres phases, on a plutôt affaire à des flocons plus ou moins abondants, selon la gravité de la forme.
Dans les cas de mort, son abondance a été souvent
(1) Globules blancs et pus (flocons et amas).
Sédiments. Urines.
Cas mortels : 71,6 sur 100 et 28,7 sur 100
Cas graves : 62,5 — 16,3 —
Cas moyens : 30,5 — 5,^1 —
Suivant les périodes :
Période.
Sédiments.
1° Forme grave :
1" et2o
sur 100
sur 100
2° Forme moyenne
: ir^et 2«
extrême dès le début de la maladie (1); ce pus a coïncidé avec l'existence des cylindres et du sang dans plus d'un tiers des urines.
Enfin, dans les cas graves et moyens, l'apparition d'un véritable dépôt purulent à la période de convalescence est ordinairement en relation avec une légère élévation de la température (2). Bien des retours fébriles passagers dont on cherche la raison, et que l'on attribue toujours à la question d'alimentation, reconnaissent aussi pour cause,dans un certain^nombre de cas, un catarrhe des voies urimires ou peut-être une pyélo-néphrite catarrhale avec formation abondante de pus; j'étudierai plus tard les causes et la marche de cette inflammation, qui ne m'a paru posséder aucun caractère fâcheux et qui semble liée aux éliminations plus actives de la convalescence ; on doit bien distinguer cette néphrite consécutive, de la congestion rénale avec catarrhe léger des tubules, qui apparaît au début de la maladie, surtout dans les formes graves; les petits amas de globules blancs de la première période sont en rapport avec cette deuxième variété.
Les globules blancs peuvent être mélangés dans les sédiments à tous les élémentspossibles; mais habituellement
(1) Dans un cas où la maladie a été suivie dès le lendemain du début, le dépôt purulent occupait en hauteur 1/10 de la quantité d'urine.
(2) Ces élévations thermiques dues à une néphrite catarrhale d'origine éUminatrice, reconnaissent plusieurs formes. Elles sont passagères et s'accusent par une augmentation de 0,5 à 1,2 sur des températures qui se maintenaient depuis quelque temps au-dessous de 37 8-38: le retour à l'état antérieur, s'effectue après 1 à 3 jours; ou bien,'il y a des différences considérables entre les températures du matin et celles du soir, et cela durant 3 à 4 jours ; enfin, dans une dernière variété, on constate une grande ascension subite, mais unique, et après laquelle la température reste pendant deux à trois jours plus élevée qu'auparavant.
ils sont accompagnés de phosphate ammoniaco-magné-
sien.
Ces sédiments sont blanchâtres , épais , grumeleux ; dans les urines ammoniacales, ils se rassemblent en une masse visqueuse, tremblotante, résultat de l'action de l'ammoniaque sur les globules blancs (1).
H. — Sang.
L'urine de la fièvre typhoïde renferme souvent du sang qui se présente sous divers aspects : ordinairement ce sont des c/lobules rouges plus ou moins altérés , qui se mélangent aux autres constituants des sédiments, et donnent à ceux-ci une teinte rougeâtre. Lliémoglobine dissoute peut aussi exister indépendamment de la présence des globules rouges ; enfin, le pigment noir et les masses grenat cristallo'ides, quoique plus rares, s'y trouvent aussi, avec ou sans leurs générateurs globulaires (2). Ogle et quelques autres observateurs, avaient
(1) Les urines qui renferment des dépôts purulents fermentent avec une grande rapidité et prennent l'odeur putride ou sulfureuse. Quand ces urines contiennent encore de l'indican, celui-ci fermente avec Talbumine et l'urine; le dépôt prend alors une teinte bleue due à Tindigose qui provient du dédoublement de l'indican. (2; Sédiments renfermant des globules rouges.
Sédiments. Urines.
1° Cas mortels : 54 sur 100 et 22 sur dOO
2° Cas graves : 10,5 — 4 —
3° Cas moyens : 5,0 — 0,8 —
Suivant les périodes.
Pétiole. SjJimc'iits. llfiiiet<.
Cas graves: l''eet2« 33 sur 100 et 4 sur 100 — 11- — 3,3 —
constaté l'existence du sang dans l'urine au cours de quelques cas isolés ; mais le fait n'avait jamais été généralisé.
Très-fréquents dans les formes mortelles, les éléments sanguins diminuent dans les cas graves, pour devenir rares dans les variétés moyennes et bénignes.
C'est aux périodes d'état et d'augment qu'ils ont leur maximum ; ils diminuent ensuite graduellement avec les progrès de la défervescence et de la convalescence.
Ce sang provient de la congestion rénale assez intense, qui se produit au début de la plupart des fièvres typhoïdes; il s'accompagne, dans les sédiments, de globules blancs en petits amas floconneux, qui reconnaissent la même origine.
Le sang n'est pas rare dans les urines purulentes de la convalescence ; on l'y observe principalement au moment de la petite ascension thermique qui marque le début de la néphrite catarrhale.
Dans les formes mortelles, on doit distinguer deux cas : 1° àrauto|)sie, les reins sont trouvés gros, congestionnés et stéatosés ; alors, l'urine a présenté tous les caractères de l'urine brightique, et par conséquent du sang en abondance. 2° Si les reins ne sont pas augmen-
Cas moyens : l''«et2= 4,7 — 1 —
Le pigment et les masses de couleur grenat se trouvent dans 14 0/0 des sédiments et 5,5 0/0 des urines (cas mortels) et en beaucoup moins grande quantité dans les cas graves et moyens.
Parfois il y a de l'hémoglobine dissoute sans que le microscope révêle des globules sanguins ; si l'on ajoute ces cas avec ceux qui précèdent, on voit que dans les cas mortels, 40 0/0 des urines contiennent du sang sous l'une quelconque de ses formes.
tés ni congestionnés, si leur substance est plutôt pâle, et si le microscope n'y montre qu'une stéatose assez faible, alors l'urine ne contient pas de sang en nature, mais on y décèle la plupart du temps, de rares globules rouges, de l'hémoglobine, du pigment, ou des masses grenat.
Dans cette dernière condition, il m'a semblé que l'hémoglobine se montrait plus souvent et plus abondamment chez les malades qui n'avaient pas eu d'hémorrhagies nasale, intestinale ou autre. Quoique j'aie constaté ce fait chez des malades qui ont guéri , il ne possède toutefois qu'une valeur hypothétique et demande confirmation.