‹ Essai d'urologie clinique [electronic resource]Chapitre 72 sur 118 · Uroérythrine. — Même fréquence, mais plus grande abon · texte numérisé non relu

Uroérythrine. — Même fréquence, mais plus grande abon

dance.

L'association de ces caractères dllFère assez de tout ce que l'on voit dans la fièvre typhoïde, pour que nous ne trouvions dans l'urologie de celle-ci aucun syndrome qui puisse lui être comparé. Sauf \ acidité., l'abondance du mucus, la présence de Vindican, l'absence de Vhémaphéine et de Y uroérythrine après les premiers jours du début, tous les autres symptômes sont distinctifs, et ceux qui possèdent le plus d'importance à ce point de vue soat : la persistance des teintes ambrées, la limpidité ei la réfringence, l'augmentation considérable de la densité et des matérittu.x solides^ le taux élevé de Vurée et de Vacide urique, l'absence de Yalbumine, la tendance des phosphates terreux à augmenter et enfin la proportion énorme de Y urohématine i{\n^SivàG> toujours la teinte rose;

quant à Vmdican, s'il apparaît fréquemment, on peut répéter ce qui a été dit à son sujet dans la pneumonie typhoïde, c'est que ses variations sont en rapport direct avec l'intensité de la diarrhée.

Et ces dissemblances capitales entre les deux syndromes ne portent pas seulement sur les urines de la période fébrile, mais bien aussi sur celles de la convalescence : c'est ainsi que dans la grippe, on n'observe, ni la polyarie du retour à la santé, ni la facilité de fermentation ammoniacale de l'urée, ni le maintien des matériaux solides à une quantité peu différente de celle que l'on note à la période d'état. Bien au contraire, un des traits caractéristiques des cas de grippe que j'ai observés, c'est l'écart considérable qui existe entre le poids des matériaux solides éliminés, pendant la période fébrile et pendant celle de la convalescence. L'urine de la grippe diffère donc de l'urine de la fièvre typhoïde, à quelque période que l'on envisage concurremment ces deux maladies : son étude s'associera donc à la séméiologie habituelle et permettra, sinon de caractériser la grippe, ce qui serait tomber dans une fâcheuse ontologie, mais d'éliminer au moins la fièvre typhoïde et de pencher vers la grippe, si tant est que l'on n'hésite qu'entre ces deux affections. Dans les deux cas dont je viens de parler, l'erreur a pu être évitée, malgré Texistence des symptômes typhoïdes, qui masquaient assez la maxadie pour que l'on n'osât se prononcer (1).

(l) Voici l'un de ces cas (résumé) : K..., 23 ans, chaudronnier. Habite Paris depuis 5 ans, malade depuis 5 jours : Début par céphalalgie, mal de gorge, coryza, toux, sensation de brisement général. Le i^jour. légère ép'staxis. Insomnie, bourdonnementsd'oreilles, éblouissements^ ventre un peu ballonné, douloureux; rate normale; gargouillement

•4°. — FIÈVRE HERPÉTIQUE. .

La fièvre herpétique qui a été bien décrite par mon excellent maître, M. le professeur Parrot, a un syndrome urologique que l'on peut rapprocher de celui de la grippe, quoiqu'il soit moins nettement séparé de ce que l'on observe dans la fièvre typhoïde. Néanmoins, les différences sont presque assez marquées pour que l'urine

iliaque, un peu de diarrhée. Rien au cœur. Dicrotismedu pouls. Souscrépitations dans les deux poumons ; expectoration salivaire, mêlée de crachats globuleux, jaunâtres. Langue blanche, rouge sur les bords et à la pointe, un peu sèche. Stupeur assez prononcée ; peau rude et sèche. T. S. 39,2. — Prescription : 40 grammes alcool. Eau vineuse.

6® jour. Même état. 4 selles. Eruption abondante de taches bleues. T. M. 38,8. T. S. 39,2.

Le 7^ Langue moins sèche; moins de stupeur. 3 selles. Céphalalgie violente. T. M. 38,2. T. S. 39.

Le 8" Amélioration considérable. T. M. 37,6. T. S. 37,8.

Le 9« Demande à manger. T. M. 37,8. T. S. 37. ' . Le 13® Part pour Vincennes.

Le résumé de quelques-uns des caractères de l'urine donnait pour les deux périodes de la maladie (voirie syndrome pour les caractères non cités). '

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