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CHAPITRE IV

Des indications pronostiques qui résultent de l'examen des urines dans la fièvre typhoïde

En traitant de la séméiologie générale et en constituant les syndromes de la fièvre typhoïde, nous avons vu que le pronostic pouvait bénéficier de l'urologie, tout autant que le diagnostic, caries caractères de l'urine suivent une marche cyclique, en rapport avec l'évolution de la dothiénentérie, évolution dont ils précèdentparfois les manifestations symptomatiques, puisque comme nous le démontrerons aux chapitres suivants, ces symptômes ne sont autre chose que la résultante de modifications organiques dont l'urine donne la mesure, avant que cellesci n'aient eu le temps de retentir sur toute l'économie : la polyurie et l'élimination des matériaux solides prémonitoires de la défervescence, sont des exemples frappants de la véracité de cette assertion.

D'autres fois, l'urologie vient donner une plus grande importance à un signe pronostique encore incertain, comme par exemple , les premiers abaissements de température qui marquent le début de la période des oscillations descendantes, c'est-à-dire de la défervescence. Quand on examine la courbe complète d'une fièvre typhoïde, on peut fixer l'origine de cette période, en prenant comme point de départ le jour où les températures ont commencé leur descente graduelle et plus ou moins réguHère ; mais au lit du malade, alors qu'on est en présence* d'un abaissement de température, comment savoir si cette chute parfois insignifiante

est le commencement de la défervescence, ou si au contraire, c'est un abaissement transitoire dénué de signification critique, comme il en survient fréquemment dans le cours de la période d'état? L'urine nous sert à résoudre cette question, puisque aans 82 0/0 des cas, il existe une augmentation des matériaux solides ou bien de la polyurie, soit immédiatement avant la période des oscillations descendantes, soit au premier ou au deuxième jour de cette période.

La valeur pronostique des sueurs est, elle aussi, singulièrement augmentée par les modifications concomitantes de la sécrétion rénale: nous savons, en effet, que les matériaux solides et la quantité de l'urine ne diminuent pas ou diminuent à peine pendant une sueur critique ; au contraire, pendant une sudation bidifférente, matériaux solides et quantité s'abaissent notablement.

Il s'agit maintenant de faire un résumé succinct des différents signes pronostiques que l'on peut tirer de l'examen des urines. Ce résumé ne devant relater les faits que dans leur acception générale h titre d'exemples, je renvoie aux chapitres précédents pour tous les détails comijlémentaires.

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