C. — Catalogues de bibliothèques
« Les catalogues des bibliothèques générales, non spéciales à l’une des branches de la science, forment, comme les répertoires bibliographiques précédents, des bibliographies universelles, qui sont, par définition, incomplètes et arbitrairement composées. Ce sont des listes de livres de tous les pays, sur toutes sortes de sujets, qui ont le caractère commun d’être conservés dans le même dépôt. » (Ch. Langlois. ) La plupart des grandes bibliothèques ont fait imprimer leurs catalogues. Cette pratique n’est pas générale à cause des frais de personnel et d’impression qu’elle entraîne, et l’on se contente, pour l’usage courant, de recourir à des catalogues sur cartes-fiches, que l’on peut d’ailleurs facilement tenir à jour.
Les catalogues imprimés de plusieurs bibliothèques importantes, ceux entre autres de la Public Library et de VAthenæum de Boston, n’ont pas été mis à jour par des suppléments.
Nous devons mentionner, avant d’entrer en matière, un travail que l’on peut considérer comme un catalogue de tous les catalogues imprimés de bibliothèques, aussi bien générales que spéciales; il est inséré dans l’annuaire du monde savant, intitulé Minerv a. Jahrbuch der gelehrten Well , publié par R. Kukula et Trübner, et dont la 6 e année (1896-97) a paru en janvier 1897 (Jahrgang 6. — Strassburg, Cari Trübner, 1897, in-8°, xxiv-1082 p.) (130027). renfermant des indications utiles, quoique sommaires.
’ Nous allons maintenant examiner les deux principaux catalogues imprimés de bibliothèques.
a) General Catalogue of the British Muséum Library.
Ce vaste répertoire, le plus étendu de ce genre qui existe, se publie depuis 1881 ; on l’a qualifié, non sans raison, comme « le plus riche recueil bibliographique du monde ». Plusieurs fascicules complètent chaque année cet immense travail. En 1897, plus de trois cents parties en ont déjà été publiées ; il en reste encore plusieurs fragments à réunir avant de compléter entièrement toute l’œuvre. On comprendra son importance, si l’on se rappelle que la Bibliothèque du Bristish Muséum est, après la Bibliothèque Nationale de Paris, la collection la plus riche de l’univers.
Ce catalogue est rédigé suivant le système dit Dictionary System, c’est-à-dire suivant une série alphabétique unique, à la fois par noms d’auteurs et par rubriques de matières, mois-souches ou mots typiques ( Stichwôrter en ail., subject entries en angl., parole d’ordine en ital.), rubriques sous lesquelles ont été classés les ouvrages se rapportant à tel ou tel sujet. C’est en somme une sorte de table des auteurs et des matières ; plusieurs de ces mots-souches, avec toutes les indications qui s’y rapportent, ont été tirés à part et constituent de bonnes monographies bibliographiques.
Le British Muséum publie en outre, depuis 1880, un Catalogue of the accessions to the Bristish Muséum library. Ce supplément périodique contient les publications qui n’ont pu être indiquées sur le catalogue général.
b) Catalogue général de la Bibliothèque Nationale de Paris.
Département des Imprimés.
Ce catalogue, dont l’impression est en cours depuis le milieu de ce siècle, est fait sur un plan méthodique. Mais il n’en a encore été publié que quelques fragments ; nous mentionnerons plus loin (voy. page 81) les volumes qui intéressent la Bibliographie des sciences médicales (Catalogue des sciences médicales) (7366).
L’administration fait imprimer périodiquement, depuis 1874 un Bulletinmensueldespublications étrangères (Paris. C. Klincksieck, in-8°) ; — et un Bulletin mensuel des récentes publications françaises (91167), créé en janvier 1882. Ces deux recueils ont inauguré une voie nouvelle, qui a permis de mettre à la disposition du public des registres mobiles, où l’on peut facilement faire des intercalations ; ils ont en outre permis de commencer l’impression du futur répertoire alphabétique par noms d’auteurs (en 1895, une partie de la lettre A). De plus ces deux séries de tables alphabétiques et méthodiques, consacrées l’une aux publications étrangères parues depuis 1879, l’autre aux publications françaises depuis 1882, constituent une bonne bibliographie universelle courante.
3. —D’autres grandes bibliothèques ont entrepris depuis peu d’années la publication de bulletins périodiques indiquant leurs nouvelles acquisitions ; ainsi la Bibliothèque royale de Berlin publie, depuis 1893, annuellement, le catalogue de ses dernières acquisitions, sous le titre de : Verzeichniss der ausderneu erschienenen Litteratur von der K. Bibliothek zu Berlin erworbenen Druck-Schriften (Berlin, gr. in-8°) ; la Bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris publie depuis 1884 un Bulletin mensuel des ouvrages récemment entrés à la Bibliothèque [Paris], in-8° (110355); c’est un supplément périodique à l’ouvrage de E. Poirée et G. Lamouroux : Les Éléments d'une grande bibliothèque. Catalogue abrégé de la Bibliothèque Sainte- Geneviève. Introduction par H. Lavoix. Paris, F. Didot, s. d. 12 fascicules in-8, rédigés sur un plan méthodique.
L’occasion se présente ici de citer le travail suivant :
Daunou. Catalogue des incunables de la Bibliothèque Sainte- Geneviève, publié par M. Pellechet. Introduction par H. Lavoix. Paris, A. Picard et fils, s. d., in-8°, xxvi-310 p.
4. — Enfin quelques bibliothèques universitaires de France ont
commencé en 1896 à dresser des listes alphabétiques de leurs nouvelles acquisitions. Ces travaux particuliers sont dus en partie à l’initiative deM. A. Fécamp, qui a présenté en 1895 un Projet de catalogue annuel des acquisitions des bibliothèques universitaires de F rance, dans la Revue des Bibliothèques (45159).
5. — Les manuscrits médicaux sont fort peu nombreux dans les bibliothèques françaises et étrangères; on les trouvera indiqués dans des ouvrages tels que : Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Paris et départements. Paris, Plon, in-8°, 24 tomes en plusieurs volumes parus; et Die Handschriften-Verzeichnisse der Kôniglichen Bibliotheh zu Berlin... Berlin, Asher, in-4°.
Enfin on peut rapprocher des catalogues imprimés ceux des libraires possédant, comme Quarritch, Brockhaus, Trübner, etc., un fonds considérable et varié ; mais ils offrent en général peu de valeur au point de vue bibliographique, n’étant avant tout que des catalogues commerciaux d’ouvrages que le plus souvent le hasard a réunis chez ces libraires. On peut en dire autant des catalogues spéciaux relatifs à la médecine, et cela soit dit une fois pour toutes. Les catalogues publiés à l’occasion de ventes importantes peuvent avoir une plus grande valeur; nous en citerons quelques-uns plus bas, en traitant des bibliographies purement médicales. On possède du reste un index pour se guider :
6. — P. Dauze. Répertoire des ventes publiques cataloguées de livres, autographes, vignettes, estampes et tableaux. Index biblio-iconographique. Précédé d’une préface de Paul Eudel. Paraissant à Paris depuis 1894, in-8°.
D. — Bio-Biblioghai>iiies universelles et Dictionnaires d’iiistoire