CHAPITRE IV
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D. Où peut-on trouver la preuve de Texistence de Dieu ?
R. En ce qu il n’y a point d’effet sans cause.
L’Univers existe, donc il a une cause.
D. La formation de tout ce qui existe ne proviendrait-elle pas des propriétés de la matière ?
R. Ces propriétés sont aussi un effet qui devrait avoir une cause.
D. Que penser de l’opinion qui attribue la formation première à une combinaison fortuite de la matière, autrement dit, au hasard ?
R. Il répugne au bon sens de regarder , le hasard comme un être intelligent. D’ailleurs qu’est-ce que le hasard ? Rien, et l’harmonie qui règle l’Univers décèle des combinaisons et des vues déterminées.
D. Cependant la chimie et la physique nous révèlent des forces qui travaillent sans cesse la matière ; n’auraientelles pas pu l’organiser ?
R. Alors pour produire tout ce qui existe, tel que nous le voyons, il faudrait accorder de l’intelligence à ces forces.
La matière n’a pu se iovmQv, s arranger, s’harmoniser, se légiférer toute seule, d’abord parce quelle est essentiellement inerte et passive ; ensuite parce que, dans le cas contraire, elle serait en môme temps sa propre cause et son propre effet ; enfin parce que l’effet serait infiniment supérieur à sa cause génératrice, double conséquence également absurde.
D. Où voit-on dans la cause première une intelligence suprême ?
R. On dit qu’à l’œuvre on reconnaît l’ouvrier ; on juge la puissance d’une intelligence par ses œuvres. La formation de tout ce qui existe dans l’univers proclame, dans toutes ses parties, l’infinie puissance de la suprême intelligence.