A. — MODE OPÉRATOIRE
Nous avons déjà dit que dans la graine il y a deux parties à observer:
1° le Tégument, et en particulier le tégument externe, dont la structure nous fournira le plus souvent les éléments nécessaires à la détermidation de la graine; 2° l’Amande, dont l'examen permettra de déterminer et la nature de l’albumen et son contenu cellulaire.
Pour une graine ne dépassant pas 1 mm., il nous semble intéressant de pratiquer une méthode que nous avons employée avec succès et que nous allons décrire.
Il suffit de deux lames ordinaires. Sur la première, nous déposons une ou deux gouttes de réactif nécessaire au montage de la préparation (nous conseillons comme réactif celui de M. STEIMETZ, dont nous donnons ciaprès la composition et les propriétés).
Dans la goutte de ce réactif, nous déposons la graine et par dessus nous appliquons la seconde lame, de telle sorte que les deux lames s’imbriquent d'environ 1 cm. Par une simple pression du pouce sur la lame supé-
LE SNA ARS
rieure, à l'endroit où se trouve la graine, on réussit très facilement à faire éclater celle-ci: les bords de la graine se séparent, l’albumen déborde tout autour. Comme il y a intérêt à observer les faces du tégument séminal par leur face externe aussi bien que par leur face interne, un glissement latéral des deux lames l’une sur l’autre, qui rétablit la superposition des deux lames, amène un étalement suffisant de la préparation tout en délimitant bien d’un côté la partie supérieure de la graine (donc le tégument vu par la face externe), de l'autre côté la partie inférieure de la graine (donc le tégument vu par la partie interne).
Ceci tient à ce que les faces du tégument, du fait de la pression exercée sur les lames, ont tendance à rester adhérentes à la lame avec laquelle elles sont entrées en contact à la première pression; c'est-à-dire une moitié de la graine, qui sera la partie supérieure, adhérera à la lame supérieure; l’autre moitié, qui sera la partie inférieure, adhérera à la lame inférieure.
Ce procédé offre, en plus d'une grande simplicité, l'avantage de garder groupés la totalité des éléments constitutifs en une disposition répondant à toutes les exigences de l'observation microscopique, qui se fait directement sans utiliser de lamelle couvre-objet; celleci est en effet remplacée par la lame supérieure.
Evidemment il sera alors impossible d'employer un Gbjectif à grande puissance, tel qu'un objectif 60 X, dont la distance frontale est de l’ordre de quelques dixièmes de millimètres. Cet inconvénient peut être facilement compensé par l'emploi d’un oculaire fort, 12 X par exemple. É
LR CES
Pour une graine de plus grandes dimensions ou pour une graine très dure, il convient de l'écraser dans un petit mortier (mortier d'agathe par exemple) ou mieux de la dissocier au porphyre, avant de la monter entre jame et lamelle. I] faut avoir grand soin de recueillir l'intégralité des éléments, ce qu'on fait au moyen d’une pince, ou mieux d'une aiguille en fer de lance. Il faut chligatoirement s'arranger pour qu'une partie du tégument soit vue par la face externe, une autre partie par la face interne. On distingue la face externe d’un tégument de la face interne, soit par la courbure, soit par la présence de débris d’albumen restés généralement soudés à la face inférieure.
Dans ce cas, comme précédemment, on doit monter dans une ou deux gouttes de réactif, avant de recouvrir la préparation d'une lamelle. Une lamelle est ici en effet suffisante, puisqu'il n’y à aucune pression à exercer sur la préparation.
Mais il peut se faire qu'on ait besoin d'une préparation extrêmement soignée pour étudier plus facilement un tégument, qui ne livre pas immédiatement ses détails de structure par la méthode précédente. Dans ce cas, il faut traiter préalablement la graine. La méthode la meilleure consiste à placer la graine durant douze heures environ entre deux couches de papier filtre, soigneusement imbibé d'eau. On pourrait se contenter de plonger la graine dans l'eau bouillante pendant quelques minutes, mais ce procédé a l'inconvénient d'introduire, dans la préparation, de nombreuses bulles d’air, qu'il faut alors chasser par un traitement à l'alcool.
Par l’un ou l’autre de ces procédés, le tégument se