‹ Essai de classification des graines appliqué à la famille des SolanacéesChapitre 22 sur 51 · LD AT · texte numérisé non relu

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détache facilement de l’amande. Mais le tégument ainsi préparé peut renfermer une matière colorante par trop . abondante, ne permettant pas l'examen microscopique . direct. Il est alors nécessaire d'éclaircir la préparation par l’un des trois procédés suivants, qui consistent à la laisser séjourner:

1° dix minutes dans :EXTRAIPADE BIODEUR2 DE LABARRAQUE; 2° trois-heures dans EAU DE JAVEL ORDINAIRE; 3*=trois “heures*;.dans .CHLORALMENSSOEULION AQUEUSE SATURÉE.

Le procédé qui donne le meilleur résultat est le traitement au chloral.

nn As

RÉACTIF DE M. STEIMETZ

pour l’analyse des coupes et poudres végétales.

Depuis de nombreuses années M. STEIMETZ a essayé de composer un réactif facilitant la diagnose des poudres végétales: la formule en a été donnée par M. STEIMETZ au Bulletin de la Société Botanique de France, t. 81, p. 296, 1934, mais pour des raisons de conservation, la composition du réactif a dû être remaniée et sa formule définitive est la suivante:

Hydrate. de=chloral. 7. 35er.

Alun de fer ammoniacal. Dpt Sulfate d’aniline .-. . .. l gr.

LOe AN <T O0 gr. 40 Rouge Soudan III... OXger. 210 AlROIMATOE Es2 E 20ec.

Par distilée 2 2 Ru 7 0NCC, MCE TINerDUTCL NC er 20020 CC

Mode opératoire strict.

Dissoudre, d’une part l’iode dans l'alcool, d'autre part le sulfate d’aniline dans 30 cc. d’eau distillée à chaud. Mélanger ces deux soiutions refroidies au chloral et à l’alun de fer, puis ajouter la glycérine et enfin le rouge Soudan. Mélanger convenablement et laisser en contact pendant 24 heures en agitant de temps en temps. Filtrer et conserver dans un flacon brun et bien bouché.

Mode d'emploi.

Faire tomber les éléments à examiner dans quelques

ST: Le.

gouttes de réactif placées sur une lame de verre. Après un contact d'une demi-minute, recouvrir d'une lamelle de verre. La préparation est prête à l'observation microscopique.

Propriétés.

1° Les tissus cutinisés, subérifiés et cireux sont, colorés en rouge (rouge Soudan II);

2° Les tissus lignifiés se colorent en jaune d’or (sulfate d’aniline) ;

3° Les tissus cellulosiques restent incolores:

4° Les gommes et mucilages sont insolubles (alcool), d'un blanc-nacré, et se gonflent lentement au contact du réactif;

5° Les huiles fixes ou essentielles, matières grasses, résines, gomme-résines et latex prennent une coloration rouge (rouge Soudan III) ;

6° L'’amidon se colore en bleu violacé, l’aleurone en jaune (soluble), l’inuline reste incolore;

7° Le tanin se colore en bleu ou noir encre de Chine (sel de fer);

8° Localisation de certains alcaloïdes (iode) : coloration ou précipité microcristallin brun. Dérivés anthraquinoniques: coloration jaune, disparaissant plus ou moins rapidement.

9° Localisation du calcium à l'état de sulfate de calcium sous forme de petites aiguilles incolores, isolées ou en touffes, ou prismes plats à faces terminales obliques;

10° Ce réactif est un éclaircissant grâce au chloral, à la glycérine et à l'alcool.

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B. -- ÉTUDE DES DIFFÉRENTES FORMES DE CELLULES DU TÉGUMENT SÉMINAL DANS LES GRAINES DE SOLANACÉES

Nous avons déjà dit que les différentes formes de cellules du tégument séminal nous fournissaient la plupart des éléments nécessaires à notre classification et c'est justement leurs multiples aspects que nous allons étudier. Parmi les graines de Solanacées, nous avons rencontré dans le tégument séminal trois types principaux de cellules:

1° Des cellules polygonales à la face externe comme à la face interne.

2° Des cellules polygonales à la face externe, si-

nueuses à la face interne.

3° Des cellules sinueuses à la face externe comme à la face interne.

Dans ce dernier cas, les sinuosités, qui peuvent être simples ou composées, déterminent des côtes dont le nombre peut aller de 5 ou 6 (Nicotiana) jusqu'à 30 et plus (Petunia). La profondeur des sinuosités (hauteur des côtes) nous fournira un caractère également intéressant comme d'ailleurs l'épaisseur de la membrane, les dimensions de la cellule, et celles du lumen.

Pour faire toutes ces mesures, 1l faut se servir d’un micromètre oculaire, dont on déterminera préalablement à l’aide d'un micromètre objectif la valeur de chaque division calculée: pour chaque objectif.

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