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la même culture et immédiatement après, 5 centimètres cubes de sérum antidiphtérique.
Aussitôt après l'injection on ne remarque aucune différence entre ces deux lapins.
Le lendemain c’est-à-dire le 12 février, le lapin 3 meurt.
Le lapin 4 a 3809 de température.
Les jours suivants ce lapin 4 ne paraît pas très malade.
Il ne rèfuse la nourriture et ne maigrit que quelques jours avant sa mort qui survient seulement le 21 février, c’est-à-dire 10 jours après le lapin 3, qui n’avait reçu que la culture.
Expérience III.
Le 14 février, un lapin 5 pesant 1,720 grammes, reçoit 5 centimètres cubes de culture pyocyanique atténuée dans les veines.
Uu lapin 6 pesant 1,700 grammes reçoit également la même dose du même virus, et peu de temps après, 5 centimètres cubes de sérum antidiphtérique.
Le 15 février, c’est-à-dire le lendemain, mort du lapin 5.
Le lapin 6 ne meurt que 41 jours après, c’est-à-dire le 25 février.
Expérience IV.
Le 16 février 1895, un lapin 7 du poids de 1,740 grammes, reçoit 5 centimètres cubes de culture pyocyanique aiténuée dans les veines.
Un lapin 8, du poids de 1,720 grammes, reçoit une dose semblable du même virus et quelques instants après, 5 centimètres cubes de sérum antidiphtérique.
Le 17 février, le lapin 7 meurt.
Le lapin 8 ne succombe seulement que le 25 février, c’est-à-dire9 jours après l’inoculation.
Comme il est facile de le constater par la simple lecture de ces quatre séries d'expériences, le sérum antidiphtérique, c'est-à-dire le sérum provenant de sujets réfractaires retarde cette infection, paraît l’atténuer; les sérums d’intoxiqués donnent des résultats inverses, parce qu'on empoisonne l’économie.