‹ Essai de Classification des Sérums: Étude Expérimentale de Leur Action sur l'Infection PyocyaniqueChapitre 14 sur 24 · CAT LA · texte numérisé non relu

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sées aiguës, des améliorations notables dans cette affection incurable, en introduisant le sérum de chiens immunisés contre l'abus, germe si souvent décelé par M. Bouchard chez ces sujets ; ces faits sont inédits.

Je laisse de côté la question de la sérothérapie dans la tuberculose (Richet et Héricourt, Courmont et Dor), me bornant à signaler les heureux essais de Charrin, Broca, Pottevin qui ont guéri 12 cas de tuberculoses locales, lupus, non suppurés, à l’aide du sérum de chien atteint d’une bacillose lente, atténuée ; je laisse de côté cette question dans le typhus exanthématique (Legrain, juillet 1895), — dans le cancer (Richet et Héricourt, 29 avril 1895), — dans la syphilis (Gilbert et Fournier, Semaine Médicale, 27 avril 1895, p. 181), — de la sérothérapie contre les venins des serpents (Recherches de MM. Phisalix et Bertrand, de M. Calmette. — Annales de l'Institut Pasteur, mars 1882, mai 1894, avril 1895, etc.). Etc. etc. (L).

Quel que soit le virus, on procède, en général, le plus souvent d’une façon analogue. — On vaccine, en ajoutant des produits solubles, en mettant en œuvre la théorie de l’addition établie par Charrin contre la doctrine de la substance soustraite, — On utilise le sang, ou, plus commodément, le sérum, c'est dire qu’on met en pratique les théories humorales de Grohmann, de Bouchard, de Büchner, de Charrin, de Roger, théories édifiées contre l’exclusivisme de la phago-

cytose.

(4) Voy. Marrer et VIRES, Sur l’action des sérums dans les maladies mentales et nerveuses. Société de Biologie, 18 avril 1896. — ALBarRaN et Mosny, Recherches sur la sérothérapie de l'infection urinaire. Académie des Sciences, 27 avril 1896.

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Expériences.

Sur les indications de M. Charrin, dans le laboratoire de M. le professeur Bouchard, je me suis efforcé de mettre en évidence les modifications que l’injection de sérum de vaccinés. pouvait faire subir à une infection quelconque.

Pour cela, j'ai inoculé des cultures du bacille pyocyanique à une série de lapins sensiblement de même poids, pour les animaux d’une même expérience ; parmi ces lapins, les uns n'ont reçu que le virus (témoins), les autres ont en outre recu, quelques minutes après l’inoculation, en moyenne 3 cc. par kilogramme de sérum antidiphtérique provenant de l’Institut Pasteur.

Voici le résultat de quatre séries d'expériences :

ExPÉRIENCE Î.

Le 9 février 1895, un lapin 1, de poids 1,810 grammes, reçoit à centimètres cubes de culture pyocyanique atténuée dans la veine marginale de l'oreille.

Un lapin 2, de poids 1,870 grammes, recoit la même dose du même microbe, et de plus 5 centimètres cubes de sérum antidiphtérique.

Le 10 février, le lapin 1 meurt. Le lapin 2, a 39°6 de température. — [1 succombe seulement le 22 février, c'est-à-dire douze jours après le lapin À, qui n’avait recu que la culture.

Expérience IL.

Le 11 février 1895, un lapin 3 pesant 1,750 grammes reçoit 5 centimètres cubes de culture pyocyanique atténuée dans les veines. Un lapin 4, pesant 1,830 grammes reçoit également la même dose de:

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