‹ Essai de Classification des Sérums: Étude Expérimentale de Leur Action sur l'Infection PyocyaniqueChapitre 9 sur 24 · TON · texte numérisé non relu

TON

FormuLe DE J. CHÉRON :

Chlorure de sodium . . . . . 2 gr.

Sulfate de soude. - . . . . . 8 »

Phosphate de soude . . . . . k »

Acide phénique neigeux. . . . 4»

au disinléen ie rs an 100 »

&) INJECTIONS INTRA-VEINEUSES. — La question des injections

intra-veineuses a été étudiée expérimentalement surtout par Dastre et Loye (1).

Voici les conclusions que ces auteurs purent tirer de leurs expériences : il est facile de faire pénétrer successivement dans les veines du lapin des quantités considérables de la solution physiologique salée sans provoquer aucun trouble apparent, immédiat ou consécutif.

Cette quantilé peut être portée au delà des 2/3 du poids de l’animal. Il n’y a point de dose toxique, mais une vitesse toxique : en effet, la quantité de la solution introduite ne doit pas dépasser 3 centimètres cubes par minute et par kilogramme d'animal.

L'innocuité de l'injection se réclame de deux facteurs: 1° une vitesse modérée, 2° un bon état des organes spécialement du rein.

Lorsqu'on examine la marche de l'élimination urinaire, on constate, en règle générale, un parallélisme parfait de cette excrétion d’une part et de l'introduction d'autre part. A partir d’un certain moment, la quantité qui pénètre est équilibrée par la quantité qui sort.

Les analyses démontrent que lorsque l'animal est revenu à la condition normale, l'injection d’eau salée physiologique n'a produit autre chose qu'un lavage proprement dit du sang et des tissus.

(1) DASTRE et Love, Lavage du sang. Archives de physiologie, 15 août 1888,

REFODr de

Dans un nouveau mémoire sur l'injection d’eau salée dans les vaisseaux (1), Dastre et Loye confirment les premiers résultats obtenus et ajoutent qu’il existe un appareil régulateur de la quantité d’eau de l’organisme.

Ils constatent en outre que l’eau salée ne reste pas tout entière dans le sang, une partie seulement de cette eau grossit momentanément la masse sanguine; l’autre partie, la plus importante, se dépose provisoirement dans les tissus (foie, lymphatiques, séreuses).

La pression artérielle n’est pas modifiée, elle semble dans une certaine mesure indépendante de l’état de réplétion du système vasculaire.

Le liquide évacué par les reins, n’enlève point d'éléments essentiels à la constitution de l’organisme ; c’est le liquide même introduit, qui s'est chargé seulement d’une très faible quantité de produits insolubles indifférents ou peut-être nuisibles à l'économie.

‘ [I ya eu en un mot lavage du sang et des tissus.

Les auteurs terminent en disant : les faits précédents peuvent fournir une base scientifique aux essais de traitement par lavage, des maladies dans lesquelles on soupçonne que des produits toxiques solubles s'emmagasine dans les tissus.

Cette méthode de la transfusion intra-veineuse fut pratiquée pour la première fois en 1667 par Denys de Montpellier. Après les travaux de James Blundell (4815), de Dieffenbach (1828), de Bischoff (1838), de Magendie (1838), de Nélaton, etc., etc., la question entra dans une phase réellement scientifique.

(1) À. DasrRE et P. Love, Nouvelles recherches sur l'injection de l’eau salée dans les vaisseaux. Archives de physiologie n° À et 2, p. 253 et Revue des Sciences médicales, 1890.

Plus près de nous Moncoq (1862-1872), Roussell, Jullien (1875) et Hayem (1882) complétèrent cette étude. F

Dans le choléra, cette méthode des injections intra-veineuses, est celle qui paraît donner, d'après Hayem, les résultats. les plus avantageux au moment du collapsus algide.

L’injection intra-veineuse est pour lui le moyen le plus sûr, le plus rationnel pour combattre cet enchainement de symptômes : troubles de l'hématose, déshydratations des tissus, refroidissement, cyanose.

L'injection doit être faite à haute dose: 2 litres et 2 litres 1/2.

Les effets sont immédiats : le malade se sent soulagé, la respiration devient ample et régulière, la teinte cyanotique s’efface, le pouls se modifie.

Ce traitement de la période algide du choléra a été mis en. pratique par de nombreux auteurs (1).

Godefroy (Revue de médecine, 10 décembre 1885) a obtenu également des résultats excellents dans le traitement du choléra par les injections intra-veineuses.

Il se servait d’eau salée à 5 0/0. La quantité de liquide injecté oscillait entre 850 et 1450 cc.

La thèse de Duflocq (Paris 1885) donne la relation de l’épidémie cholérique observée à l'hôpital St-Antoine en novembre et décembre 1884. Le chapitre VIT est consacré à l’étude et à l’analyse des injections intra-veineuses (2).

(1) Voy. Des injections d’eau et de solutions salines par les veines dans le traitement de la période algide et ultime du choléra, note lue à la Soc. méd. des hôpitaux, par M. DuyARDIN-BEAUMETZ (Revue de Hayem, 1874) et Des injections intra-veineuses du sérum artific iel dans le traitement du choléra par RI- CARDO PÉREZ VALDÉS. Revue de Hayem, 1885. Le traitement du choléra par Cu. Ecoy. Union médicule, 4 janv. et suiv. 1885.

(2) Voy. Traitement du choléra à l'hôpital général de Hambourg, pa rRumpr (Deutsche med. Woch., n° 39, p. 877, 1892). — Traitement du choléra ; discus-

sion à la Société médicale de Hambourg, 20 septembre et 14 octobre. — Sam- TER, Traitement proposé pour le choléra foudroyant (Deutsche med. Woch.,

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