‹ Essai de Classification des Sérums: Étude Expérimentale de Leur Action sur l'Infection PyocyaniqueChapitre 10 sur 24 · RE NUE · texte numérisé non relu

RE NUE

Les injections intra-veineuses de solutions salines sont encore très employées au cours des anémies extrèmes, résultats d'hémorrhagies abondantes.

Chez une jeune fille atteinte d’ulcère de l’estomac avec vomissements de sang très abondants etselles noires, — céphalée, bourdonnements d'oreilles, anurie et perte de connaissance, Cartier (1) a obtenu un résultat complet en injectant par la veine basilique un litre d’une solution tiède à 38° C contenant 5 grammes de chlorure de sodium et 40 grammes de sulfate de soude : quarante-huit heures après, la guérison était complète.

Rye Smith (2) chez des malades atteints de traumatismes graves a employé les injections intra-veineuses d’eau salée (4 à 2 litres) avant de pratiquer l'opération ; chez trois de ces malades, il a obtenu des résultats très satisfaisants.

En effet dans les collapsus post-hémorrhagiques les moyens ordinaires (situation de la tête qui doit être basse, briques chaudes placées dans le lit, frictions, injections sous-cutanées d’éther ou de caféine) doivent céder le pas, dit Forgue (3) « à un puissant moyen de résurrection : la transfusion de sérum artificiel ».

« Une hémorrhagie peut être mortelle alors qu'il reste encore dans le système circulatoire une quantité suffisante d’hématies pour entretenir la vie; mais la masse du sang est tel-

lement diminuée et la tension vasculaire si bas déchue que le

n° 38, p. 860, 1892). — La transfusion intra-veineuse du sérum artificiel chez les cholériques, par L. GaLLIARD. Gazette hebdomadaire de Paris, 8 octobre 1892. — Traitement des cholériques à l’hôpital St-Antoine par HAYEM. Bull. Acad. Méd., 8 novembre 1892.

(1) Des injections d’eau salée dans l’anémie extrême, un cas de guérison par CARTIER. Union médicale, 18-20 septembre 1890.

(2) The Lancet, p. 713, 93 avril 1892.

(3) Em. FoRGUE, Soins aux opérés et aux blessés. Semaine médicale, 1895, no 31, p. 261.

cœur, se contractant à vide, devient impuissant à maintenir en mouvement le sang restant. La mort n’est pas due à la dépréciation globulaire subie, mais à l'impossibilité mécanique de la circulation. Ajoutez à cette masse qui s’immobilise une quantité convenable de liquide, diluez-là avec une solution qui n’altère point les hématies : la vie redevient possible, vous donnez le branle au courant circulatoire stagnant, les vaisseaux se remplissent, la pression se rétablit et le cœur reprend son travail. Une semblable transfusion n'apporte aucun élément vivant; elle n’a qu'une action simplement hydraulique ».

Telle est la méthode que Goltz, le premier, formula sur le mécanisme de {la mort par hémorrhagie : les expériences de Gaule, de Schwartz, de Jolyet et Lafont, ete., l’on confirmée en ranimant par des injections d’eau salée des grenouilles et des chiens saignés à blanc.

La Clinique a utilisé ces précieux enseignements du laboratoire et la transfusion du sérum artificiel est aujourd’hui le traitement partout employé contre l'anémie aiquë post-hémorrhagique.

Dans les cas d’adynamie, de shock post-opératoire, les résultats sont merveilleux. La transfusion du sang joue ici son « rôle tonique accoutumé », elle combat l’hypotension vasculaire, dont J. Chéron a mis en lumière les effets déprimants. |

Dans les cas graves ct pressants de collapsus post-hémorrhagique, c’est la transfusion intra-veineuse qu’il faut adopter (Forgue). A l’heure actuelle les injections intra-veineuses de sérum artificiel sont employées dans de nombreuses infec-

tions etc., etc. (1).

(1) Voy. P. Micxaux, Injections intra-veineuses de sérum artificiel et du

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b) Insecrions ayeopermiQues. — Elles furent employées dans le choléra par Cantani en 1865 (1) et furent inaugurées dans le traitement des hémorrhagies graves par Pregaldino (2), Munchmeyer, Wiercinsky, Chazan, Weiss (3), Kortmann (4).

L'injection sous-cutanée augmente la masse du sang, réveille l’action du cœur en relevant la tension vasculaire, stimule le système nerveux central (Forgue).

Il est possible d’obtenir les mêmes effets utiles avec des doses relativement faibles en ayant recours à un sérum concentré, par exemple, la formule de Chéron citée plus haut. Ce sérum peut être injecté à doses moyennes de 15 à 30 grammes répétées deux, quatre à six fois dans la même journée, et pendant quelques jours (5).

En accouchement on utilise les injections sous-cutanées de sérum artificiel dans les hémorrhagies de la délivrance ou chez les femmes qui ont perdu beaucoup de sang par suite d'insertion du placenta sur le segment inférieur.

On a recours, disent Ribemont-Dessaignes et Lepage (6) avec avantage aux injections de sérum artificiel faites en assez grande quantité. Pour cela, on se sert, soit d’une seringue

traitement de la septicémie post-opératoire. Soc. de Chirurgie, 8 janvier 1896. — LrJaRs, Le lavage du sang dans les infections. Soc. de Biologie, 9 mai 1896. — TurriER, Du lavage du sang au point de vue thérapeutique. Soc. de Biologie, 16 mai 1896. — Voy. les observations, MM. SeGonp, Pierre DELBET, etc., etc.

(1) J. Micuarz, Subcutane, infusionen bei choléra. Deutsch med. Woch., no 39, p. 882, 1892.

(2) PREGALDINO, Des injections sous-cutanées d’une solution de sel marin dans l’anémie aiguë. Bulletins de l’'Acad. de méd. de Belgique, février 1887.

(3) Wetss, Injections sous-cutanées de chlorure de sodium. Wien. méd. presse, nos 43 et suiv., 1888.

(4) KoRTMANN, Les injections hypodermiques d’eau salée dans les anémies aiguës. Deutsch. med. Woch., n° 16, p. 356, 1899,

(5) Voy. M. G. ViGnerr, Des injections sous-cutanées de solutions concentrées, de chlorure de sodium dans les cas d’anémie aiguë. Onzième congrès internatiomal des sciences médicales, tenu à Rome du 29 mars au 5 avril 1894.

(6) RIBEMONT-DESSAIGNES ET LEPAGE, Précis d'obstétrique. Masson, 1896.

de Roux, soit de l'appareil Potain et on fait pénétrer dans le tissu cellulaire 250 grammes de la solution suivante : Hawsléniiséenuliti lu 1000 grammes Chlorure de sodium. . . . 10à 145 : —

Ces injections sont faites de préférence au niveau de la région supérieure et externe de la cuisse, au niveau de la fesse. On peut ainsi injecter 1000 à 1500 grammes de ce sérum artificiel en 10 ou 12 heures.

Les mêmes auteurs recommandent de ne point pratiquer la moindre intervention chez une femme exsangue avant d’avoir préalablement injecté ainsi une certaine quantité de sérum.

M. Audebert (1) a employé les injections de sérum artificiel dans de nombreuses circonstances : 1° après les hémorrhagies graves, pendant ou après l'accouchement ou l’avortement ; 2 chez les éclamptiques ; 3° chez les femmes atteintes d'auto-intoxications de forme, d'origine et de gravité variables et à symptômes très divers: vomissements, petits accidents du brightisme, etc. ; les résultats ont été très satisfaisants ; 4° chez les nouveau-nés prématurés, débiles ou athrepsiques ; les effets ont été assez bons pour les prématurés, et nuls chez les enfants athrepsiques.

L'auteur injecte une quantité de sérum qui varie de 300 centimètres cubes à 1000 centimètres cubes chez les mères, de 10 centimètres cubes à 30 centimètres cubes chez les enfants, de préférence dans les flancs ou le sillon rétro-trochantérien. Il n’a jamais eu d’accidents.

Les injections sous-cutanées ont été employées dans beaucoup d'états pathologiques ; dans les états de faiblesse du cœur: elles sont indiquées dans les circonstances suivantes :

(1) AupegerT, Des injections de sérum en obstétrique. Congrès de gynécolo-

-gie, d'obstétrique et de pédiatrie, tenu à Bordeaux du 8 au. 14 août 1895. MEYER 4

1° Collapsus rapide.

20 Affaiblissement du muscle cardiaque, consécutif aux maladies aiguës.

3° Dans les cas de gastro-entérile suraiguë.

4° Dans les hémorrhagies pulmonaires, intestinales ou stomacales.

5° Dans les affaiblissements du cœur consécutif à des maladies chroniques ou à des cachexies (1).

Des résultats excellents obtenus dans le traitement de la gastro-entérite aiguë ont été publiés par différents auteurs (2).

Marois (3) dans un travail sur le traitement des diarrhées et de l’athrepsie infantiles par des injections sous-cutanées de sérum artificiel a constaté que ces injections :

4° Activent la circulation ;

2° Donnent une énergie nouvelle à la respiration et à l’hématose ;

3° Régularisent et augmentent les échanges nutritifs ainsi que la quantité d’urée ;

4° Relèvent l’état général et produisent un accroissement des forces;

5° Augmentent la diurèse.

C’est là qu'interviennent les processus mis en lumière par Charrin, relativement à la nutrition, au névraxe, processus

que nous étudions plus loin.

(1) Léon RoseNBucn, Des injections sous-cutanées de sel marin dans les états de faiblesse du cœur. Berlin. klin. Woch., n° 39, p. 727, 26 septembre 1887.

(2) Voy. P. DEMIÉVILLE, Injection sous-cutanée d’eau salée chez un enfant de % mois et demi, tombé dans le collapsus sous l’influence d’une gastro-entérite aiguë. Rev. méd. de la Suisse romande, janv. 1892, p. 5%. — C. Picor, Injection sous-cutanée d’eau salée dans un cas de gastro-entérite chez un enfant de deux mois et demi. Eodem loco.

(3) Marois, De l'emploi en thérapeutique des solutions salines dites sérums artificiels, en particulier des injections sous-culanées de sérum artificiel dans le traitement des diarrhées et de l'athrepsie infuntiles (Thèse de Paris, 1893).

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J. Chéron (1) a obtenu d'excellents résultats en employant la méthode hypodermique en particulier dans le traitement de la neurasthénie. «La neurasthénie passe à très juste titre, pour une maladie tenace, rebelle aux traitements employés jusqu'ici. Expérience faite, je puis dire que lestransfusions hypodermiques de sérum artificiel sont de beaucoup le plus puissant moyen de.la déraciner (2) ».

Il a encore employé avec succès cette méthode chez des vieillards, des convalescents, chez des phtisiques, chez des personnes atteintes de maladies par ralentissement de la nutrition ; dans les inflammations et les suppurations pelviennes,-ele2 etc.

D'après Chéron voici les effets physiologiques déterminés par les transfusions :

On constate un accroissement de la puissance musculaire, une augmentation de la capacité vitale du poumon et de l’appareil digestif, Famélioration de la nutrition, la régularisation de la température et des circulations locales,. l’'augmentation de la puissance de contraction du cœur, le relèvement de la tension artérielle, l’activité plus grande de tous les centres médullaires (ano-spinal, vésico-spinal, génito-spinal).

On constate aussi un accroissement des fonctions cérébrales : de la volonté, de l'attention, de la mémoire, de la lucidité intellectuelle (3). Porak et Bernheim (4) ont employé

(1) J. CHÉRON, Introduction à l'étude des lois générales de l’hypodermie. Paris, 1893.

(2) Ibid, p. 266.

(3) Voy. M. DE FLeury, Associalion française pour l'avancement des sciences. Session de Caen, août 1894, Traitement de l’insomnie.

Et M. J. Caéron. Hyperglobulie instantanée et neurasthénie vasculaire. Deuxième congrès français de médecine interne, tenu à Bordeaux du 8 au 14 août 1895.

- (4) Porak et BERNHEIM, Congrès obstétrical de France, 1893. De l'emploi des

injections sous-cutanées d’eau salée dans le traitement de l’albuminurie gravidique grave.

avec succès les injections sous-cutanées d’eau salée dans le traitement de l'albuminurie gravidique grave; en imjectant près de 2 litres en 24 heures on active la diurèse et on atténue les phénomènes d’auto-intoxications.

Bernheim (1) a également utilisé ces injections sous-cutanées dans le traitement de l’éclampsie puerpérale. Les injections sous-cutanées ont donné de très bons résultats dans le: traitement des maladies mentales, plus particulièrement dans la sitiophobie, symptôme commun à un assez grand nombre de formes d’aliénation mentale, surtout dans les formes mélancoliques (2). Ces injections sous-cutanées ont donné des résultats merveilleux dans le traitement du rhumatisme chronique ainsi qu'on peut le constater par l’observation suivante qui m'a été donnée par M. le D: Paul Cassin d’Avignon (3).

Mad. X., âgée de 49 ans, est la fille unique d’un père mort obèse (?), d’une mère sujette à des catarrhes bronchiques et enlevée par une forme suffocante.

Elle a présenté dans l’enfance des manifestations scrofuleuses (abcès ganglionnaire de l’angle de la mâchoire). Mariée à 22 ans, elle n’a jamais eu d'enfants ni de fausses couches ; elle n’a été atteinte d'aucune maladie infectieuse ; à 37 ans, sans cause appréciable, se développe une arthrite du genou droit (forme sèche, érosion cartilagineuse) qui est chez elle la prise de possession d'un rhumatisme chronique rapidement généralisé, à type déformant, à poussées successives subintrantes : les phalangettes, phalanges des deux mains enflent dans leur

(1) BERNHEIM (Jbid.), Traitement de l’éclampsie puerpérale, en particulier par les injections sous-cutanées d’eau salée.

(2) Voy. G. ILBERG, Des infusions de chlorure de sodium chez les aliénés sitiophobes en état de collapsus, Allg. Zeitsch.f. Psychiat:, XLVIIL,6. — LEHMANN, Des infusions de chlorure de sodium chez les aliénés sitiophobes. Centralb. f. Nervenheilk., N. EF. 1893, — Marrer et VIRES, Sur l’action des sérums dans les maladies mentales et nerveuses. Soc. Biol., 18 avril 1896.

(3) M. le Dr P, Cassin qui a étudié cette question des sérums artificiels avec M. Charrin à bien voulu me donner des renseignements sur cet intéressant sujet ; je l’en remercie bien cordialement.

ÉNPOT EN

portion diaphysaire, les interosseux s’atrophient, puis le métacarpe, le carpe, le poignet, enfin le coude, les grandes articulations, la mâchoire, la colonne vertébrale, tout est pris, et quand le Dr Cassin la voit en 1890, cet état dure depuis plus de 5 ans sans qu'aucune thérapeutique ait eu prise sur son affection. C’est une infirme, avec poussée de catarrhe hivernal, laissant de l’hypostase aux deux bases ; faisant du tissu avec excès (20 kilos d'augmentation de poids en 5 ans) dont le cœur souffre de cette surcharge, et dont les fonctions digestives sont languissantes.

Pendant 2 ans, le D° Cassin essaie l’arsenic, le fer, la salicine, etc. ; enfin il la soumet aux injections quotidiennes de sérum de Chéron (de à 10 cc.) faites soit profondément le long du rachis dans les gouttières vertébrales, soit dans les tissus fibreux périarticulaires du genou, de l'épaule, du cou de pied, etc.., suivant que la fluxion se portait sur tel ou tel point.

La nouvelle médication produisit une résurrection complète, reprise des mouvements et de la marche.

Le rhumatisme est toujours là, mais elle y résiste grâce à des piqüres régulièrement faites par son entourage.

Comme on peut le voir, le résultat a été inespéré.

Quelques auteurs au lieu d’injecter des solutions salines ont injecté de l’eau pure (1).

Ces injections ont produit un effet immédiat et durable dans le traitement des névralgies, du rhumatisme, de l'hystérie, etc., etc.

Plus récemment, MM. Charrin et Cassin ont expérimenté ces solutions salines ; ils ont obtenu non des guérisons vraies, le plus souvent, mais des survies. — Un cobaye intoxiqué par 4 cc. de toxine diphtérique succombe en 24 ou 30 h. : s’il a en outre recu, 1/2 ou 1 cc. de la solution Chéron sous la peau, il résiste durant 40 à 48 h. — Bien entendu, ce ré-

(1) Moxcorvo, De la valeur thérapeutique des injections hydriques sous-cutanées. Revue des sciences médicales, 1878.

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sultat se dégage d’une moyenne de tentatives en nombre considérable, qui toutes n’ont pas réussi.

En présence de ces résultats, M. Charrin, dans son service de l'Hôtel-Dieu, en 1896, a fréquemment injecté 15 à 30 gr. de ce liquide dans le derme d’infectés, de typhiques, de grippés ou d’intoxiqués, de brightiques, de cardiaques, etc., il a ordinairement soulagé, amené de la diurèse, etc.

c) INIECTION INTRA-PÉRITONÉALE. — La voie péritonéale a été employée dans les cas de collapsus post-hémorrhagique; Ponfick (1879) introduisait dans la grande séreuse abdominale du sang pur qui se coagulait et n’agissait que par son sérum ; Landerer, Haffter (1) y ont injecté avec succès des solutions salées, au titre physiologique ; à la fin d’une laborieuse laparotomie : Haffter a injecté 600 grammes d’une solution salée à 6 0/00 dans la cavité péritonéale d’une malade extrêmement anémiée par un avortement et cela sans la moindre réaction opératoire ; au bout d’une minute et demie, le pouls était redevenu perceptible.

d) EmpLor EN LAVEMENTS. — « Les accoucheurs anglais vantent les heureux résultats des lavements de solutions normales de chlorure de sodium ; c’est une ressource à ne point négliger » (Forgue).

€) ASSOCIATION DES PROCÉDÉS PRÉCÉDENTS OU ADJONCTION DE PRO- CÉDÉS DIFFÉRENTS. — Dans un cas d’anémie aiguë grave, Von Ziemssen a utilisé avec succès l'injection sous-cutanée d'eau salée, la transfusion du sang et les injections hypodermiques arsénicales (2).

Samter (3) dans les formes foudroyantes de choléra, pro-

(1) E. HarFtTer, Injection intra-péritonéale d'une solution salée pour anémie consécutive à l’avortement. Correspondenz Blatt für Schweizer Aertze, n° 1, p. 26, ler janvier 1890.

(2) Voy. Semaine médicale, 1895, no 49.

(3) SamTEr, Trailement proposé pour le choléra foudroyant. Deutsch. med. Woch., n° 38, p. 860, 1892.

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pose de combiner la saignée de l’un des bras avec la transfusion intra-veineuse du côté opposé ou avec l'injection dans le tissu cellulaire (1).

Il ÿ aurait de très intéressantes expériences à entreprendre sur cette question des sérums artificiels.

On pourrait injecter à des animaux (voie veineuse ou voie sous-cutanée) des liquides dont on ferait varier la composition soit en introduisant des substances nouvelles, soit en faisant varier la proportion relative des éléments minéraux de ces liquides. — Injecter des doses assez fortes — ou de petites doses, afin de voir ce que l'emploi de ces liquides pro-

duirait à {a lonque chez des animaux.

(1) Voy. encore : Dr Bosc, Du traitement des formes graves du choléra, en particulier par la saignée suivie de transfusion. Sem. méd., 1893, n° 56, p. 441.

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