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d’une épiphyse à l’autre à travers l’interligne, dont la région n’est marquée que par un dessin plus grossier.
Normalement on observe souvent une ankylose en flexion de la deuxième articulation phalango-phalangienne des orteils, surtout au troisième, quatrième et cinquième orteils.
Chez l’enfant, il nous est arrivé d'observer une fois après une tuberculose du genou, une ankylose telle que les deux noyaux épiphysaires du fémur et du tibia, s'étaient fusionnés en un seul tandis que les cartilages conjugaux de chaque os étaient normaux.
Dans certains cas, l’interligne, par suite de l’ulcération du cartilage, a disparu. Cependant la présence d’ostéophytes, d’exostoses des bords, de facettes lisses, prouverait que l’articulation fonctionne.
A létude des épiphyses il faut joindre celle des ligaments et des parties molles.
Habituellement les ligaments sont peu visibles et ne sont pas individualisés radiologiquement. Cependant normalement on observe au genou une ombre paracondylienne allant du bord supérieur du condyle à 10 ou 15 mm. au-dessous de l’interligne, et qui correspond à la capsule doublée des ligaments latéraux.
Aussi en cas d’épanchement articulaire cette ombre est notablement élargie.
Normalement il est possible de voir
— de profil le ligament rotulien,
— de face et plus rarement le tendon d’Achille.
Dans le rhumatisme syphilitique on a signalé la fréquence de lésions péri articulaires donnant un épaississement des ligaments. Enfin signalons que radiologiquement on a essayé d'étudier
— l’athrophie des parties molles,
— le gonflement péri-articulaire,
—— les épanchements articulaires.
Un autre mode d’altérations pathologiues des ligaments et
des tendons est leur calcification. Quelle que soit leur origine,
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leur structure est identique : la calcification donne une ombre dense opaque, où l’on ne met en évidence aucune architecture : ces bords sont flous, dégradés, parfois irréguliers.
Dans les péri-arthrites scapulo-humérales, les calcifications siègent le plus souvent au-dessus de la tête humérale et en dehors de l’acromion, ce qui correspond au tendon du muscle sus-épineux. Le plus souvent l’évolution du syndrome douloureux est parallèle à celle des calcifications. Elles sont de forme triangulaire, parfois allongée ou fragmentée.
D’autres localisations sont possibles mais moins fréquentes.
— Dans le petit rond : le bras étant en rotation interne, la calcification se projette en dehors de la grosse tubérosité.
— Dans le sous-scapulaire, la calcification ne se voit que sur un cliché de profil avec film placé à la face supérieure de l’épaule.
Elles peuvent infiltrer aussi une bourse séreuse, l’image est alors bien limitée, plutôt arrondie. Souvent, elle évolue vers la résorption.
On peut en trouver aussi dans le ligament gléno-huméral inférieur, sous forme d’image assez volumineuse et arrondie.
Il faut aussi signaler qu’au cours de névralgies cervico-brachiales réalisant la forme sensitive, on a remarqué des calcifications scapulo-humérales indolores, dont on a discuté la pathogénie.
Dans la péri-arthrite coxo-fémorale, l'ombre opaque se projette en dehors de l’extrémité supérieure de l’interligne et au-dessus du col fémoral.
Dans les arthrites gonococciques, des calcifications peuvent siéger tant dans les capsules que dans les tendons et en particulier, dans le tendon rotulien, dans celui du triceps brachial.
Les calcifications des arthropathies nerveuses méritent d’être groupées car bien souvent elles se distinguent par leur exubé-
rance et leur multiplicité.
Les plus typiques sont celles que l’on a observé dans les paraplégies, le plus souvent par section traumatique.
Aux genoux, ces images d’opacité osseuse sont paracondyliennes ; d’abord unique, elles se superposent en chapelet et peuvent fusionner formant une cupule, une coque para-condylienne dont le contour reste régulier. Parfois cette calcification tend à remonter le long du bord interne du fémur.
A la hanche, ces images se trouvent près du grand trochanter ; elles vont même jusqu’à réaliser un pont osseux reliant le grand trochanter à l’os coxal. Parfois une coque opaque entoure toute l'articulation. Souvent ces calcifications para-articulaires s’accompagnent de calcifications musculaires.
Les hémiplégies donnent quelques calcifications ligamenteuses ; mais bien moins intenses et bien moins marquées. Au genou, elles siègent le plus souvent dans le ligament latéral interne.
La péri-arthropathie tabétique qui, pour certains serait une forme de début des arthropathies tabétiques, se traduit par de grosses calcifications localisées dans les tendons, ou leurs gaines, dans le tissu conjonctif. Une fois l’arthropathie constituée on peut voir, et ce uniquement dans les formes hypertrophiques, des ossifications très importantes en plaques, en coques pouvant réunir les deux extrémités osseuses. En même temps, il peut y avoir des productions osseuses volumineuses siégeant en plein muscle.
L’arthropathie hypertrophique de la syringomyélie donne des images du même ordre mais moins intenses. On note des calcifications de la capsule ainsi que des muscles et parfois même une coque osseuse peut encercler le cartilage conjugal. |
La sclérodermie peut s'accompagner de calcification des tendons, parfois de la membrane inter-osseuse de la jambe, et aussi de calcifications sous-cutanées.
Enfin on a noté des calcifications du tendon du quadriceps au
cours de l’artériosclérose, d’arthrite chronique ou d’arthrite dé-