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KYSTES OSSEUX

Les kystes osseux essentiels s’observent en général chez des sujets jeunes.

Radiologiquement on trouve

— quelquefois un élargissement osseux ;

— une augmentation locale de la transparence ;

—— un périoste le plus souvent continu, mais qui peut être soulevé avec la corticale alors amincie, s’il s’agit d’un kyste sous périosté ;

— une zône claire intramédullaire, à contours linéaires et nets, parfois un peu opaques ;

— un cartillage conjugal quelquefois affleuré mais non entamé.

Les, localisations les plus fréquentes sont diaphysaires et près du genou au fémur et au tibia, loin du coude à lhumérus.

Plus rarement sont atteints : É

— Je radius ; le cubitus ;:

— le métacarpe ; le métatarse.

Il est assez fréquent de rencontrer plusieurs kystes à d’autres cndroits ; parfois on peut voir des fractures spontanées.

Le kyste hydatique donne une image analogue. Cependant quelques particularités doivent être signalées

-— la possibilité d’éroder la corticale et le périoste ;

— un aspect parfois multiloculaires, mais surtout en cas de kystes multiples l’aspect « en grains de raisin » ;

-— la possibilité de fusion de plusieurs kystes. Ils se localisent dans les environs de la ligne épiphysaire et plus spécialement

— au tibia, siège d’élection ;

— au fémur, à l’humérus ;

- aux vertèbres ;

à l’os iliaque, au crâne.

TUMEURS A MYÉLOPLAXES Les tumeurs à myéloplaxes se rencontrent assez souvent de 15 à 25 ans.

Dans les os longs, on observe — une morphologie générale normale ;

—— une augmentation localisée de la transparence

— le périoste est continu ; la corticale amincie, refoulée — dans la médullaire une plage claire épiphysaire, à contours nets, dégradés cependant du côté diaphysaire ; parfois elle est

traversée par des lignes opaques, irrégulières dites « travées de :

.refend ».

— un interligne intact, avec opacification possible de la couche -sus-articulaire.

Dans les formes sous périostées, la corticale sera précocement encochée.

L'évolution de cette tumeur bénigne se fait par l’extension et l'accroissement local.

On l’observe le plus souvent

— aux condyles fémoraux ;

— aux tubérosités tibiales ;

— à l’extrémité inférieure du radius ;

— à l’humérus.

Plus rarement elle se localise au rachis, au crâne. Les corps vertébraux atteints (localisation unie ou multivertébrale) deviennent de plus en plus transparents avec parfois rupture de la coque périostique.

A la voûte cranienne, l’os est perforé comme à l’emporte-pièce, du tissu spongieux vers la table externe ou interne.

Au maxillaire, la localisation est assez fréquente souvent au niveau de l’angle, donnant plusieurs plages transparentes, très nettement limitées à aspect multiloculaire.

I] faut noter que lorsque l’activité de la tumeur cesse, il peut se produire une calcification locale, donnant un aspect compact

et encore mieux limité.

MALADIE OSTÉOGÉNIQUE

La maladie ostéogénique se localise primitivement aux cartilages conjugaux. Sur les os atteints on peut observer

—— un raccourcissement avec élargissement,

—— parfois des inflexions de faible amplitude,

-— un périoste net et ininterrompu, soulevé par l’exostose qui se continue avec la corticale sans aucune démarcation ; son axe est orienté vers la diaphyse.

La forme des exostoses est variable

— tantôt effilée, en crochet acéré,

— tantôt renflée en massue, en battant de cloche, en champignon,

— D'autres fois enfin, sessile en choux-fleurs. Ces productions, cartilagineuses au début, et par conséquent transparentes, s’opacifient progressivement au cours de lx croissance en commençant par le pédicule, et peuvent augmenter lentement de volume.

La dégénérescence maligne est possible, mais assez rare.

On peut individualiser des formes uniques, des formes multiples.

Uniques, mais parfois bilatérales, les exostoses sont en crochet recourbé, siégeant le plus souvent à l’extrémité inférieure et interne du fémur, quelquefois à l'extrémité supérieure de l’huméTus.

Multiples on en trouve

au fémur donnant soit une hyperostose diffuse de l’extrémité inférieure, soit un élargissement important du col ;

ve péroné, réalisant une hypertrophie de la tête, qui peut donner parfois une expansion latérale s’articulant avec une formation identique venue de l’extrémité supérieure du tibia,

-— aux extrémités inférieures des radius et cubitus où le même phénomène peut s’observer,

— à l’omoplate, à la clavicule,

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