‹ Essai de coprologie cliniqueChapitre 10 sur 48 · EXPOSÉ HISTORIQUE · texte numérisé non relu

EXPOSÉ HISTORIQUE

entendre par les mots Gonstipa-

. — A] La coastalation de selles liquides inie par le [arme de diarrhée ; àe taéme la îères dures et rares dans leur apparition

est définie par celui de constipation . Et lo plus bouv deux termes, surtout au dernier, s'attache l'idée de dans la motricité intestinale, augmentation ou dimï

Dans ce chapitre, nous voulons montrer que cett constatation banale, dont lo malade seul est le témoii le médecin, sur la foi do son client,se trouve étrerim n'est pas suflisanlc pour affirmer telle ou telle mot. dans le fonclionnemenl de l'intestin, entre autres viciation de la motricité intestinale. Elle ne doit se de guide au médecin pour étudier plus altenlivei troubles réels qui la caractérisent.

Pour ne prendre tout d'abord que ta constipation poi pie, on n'a qu'à relire les définitions qui en sont pour voir tout de suite, dans le vague qu'elles préseï marge qu'elles laissent à l'appréciation du maladi médecin. Rien n'est plus difficileen effet que de dire menée la constipation. Telles personnes bien port présentent à la garde-robe tous les jours et ont i facile; d'autres n'ont de selles que tous les 2 ou 3 j paraissent n'en souffrir aucunement. Peut-on dire derniers seuls sont constipés, les premiers ne l'étant sérail une erreur, car nous apprendrons à connaîlr l'heure les faux constipés, c'est-à-dire ces malades une selle tous les jours et qui ont cependant du reti l'évacuation des matières fécales correspondant à t donné. Nothoagel ne considère comme constipées qu( sonnes qui souffrent de la rareté des évacuations rei Mathieu,allaot plus loin, celles qui sont exposées à en

Ainsi il peut exister des constipations ne produisai trouble appréciable, semblant compatibles avec la i qui, n'inquiétant point lo malade, sont le plus sou veni Dues, en tous cas négligées. Bien plus, il peuty avoii pati on Vraie, alors que le malade se figure avoir de lad

e fausse diarrhée due à une irrita- Dsitoire de la muqueuse inlestinalo asser des produits toxiques qui l'enlot, suivant l'expression des anciens, rhée, peulnso, par Ja simple constataintes et liquide3,conclure à un trouble 'intostio. Cela suffirait-il pour nous cité, la sécrétion ou la résorption de irt, nous ne le croyons pas.

-nous, uniquement sur le fait que les lus ou moins rares ou plus ou moins ns solides ou plus ou moins liquides, e diarrhée, ou le signe constipation, .entait simplement, il s'exposerait à arrhée qui peut sembler exister n'ea mot, dont nous essaierons plus loin ou au contraire parce qu'elle existe, is exister; et de même pour la consonnaitre une constipation existante, ) malade n'existe pas, ou aucontraire i une constipation qui ne s'est jamais

creuser l'étude de ces symptômes et est en droit de dire qu'il y a constimant k un sujet un repas d'épreuve imiter les fèces correspondant à ce itaté :

ê rendues dans un temps plus long

nt une proportion plus considérable

os qu'il yadtOTTA^e lorsque, toujours preuve, nous aurons constaté : 1" que

les fèces auront élé rendues dans un temps plus cou temps habituel ;

2" Qu'elles contiendront une proportion moindre tances sèches 0/0.

Nous ne comprendrons donc point ici l'élude de 1 pation ctde ladîarrhée dans lesens habituel de cesir nous chercherons à caraclériser d'une part la du traversée digcstive des aliments, d'autre part laqua de substances sèches des matières fécales, et nous rons à tirer des résultats obtenus des notions uli l'exploration fonctionnelle de l'intestin.

Epreuve de la traversée digestive- — H

pour le chapitre suivant l'étude du second point, i: tudierons dans celui-ci que le temps nécessaire à ments pour parcourir le tube digestif, exploration renseignera d'une façon ii'ês certaine sur la motric tinale.

Si au point de vue physiologique les expériences quent point pour permettre d'apprécier chez les i notamment chez le chien, la durée de la traversée à celles-ci n'ont point encore été utilisées chez l'ho point de vue clinique d'une façon assez complète, ] de nouvelles recherches ne soient point permises.

Récemment, MM. Sîcard et Infroit, à la Société i gie, ont fait une étude systématique de l'ensembl motricité du tube dig^eslif chez l'individu normal à la radiographie.

Déjà, avant eux, W. Camun avait étudié la motri le chai par la radioscopie au moyen de la poudre de mêlée aux aliments.

Boas et Leyden avaient également étudié cette i

Gaultier

chez riiommo à l'aide de capsules gélatineuses reofermant aussi de la poudre de bismuth.

MM. Sicardel Infroit l'ont étudiée avec une méthode rigoureuse, non pas seulement dans l'ensemble du tube [digestif, mais encore dans chacun de ses segments : 1^ en faisant ingérer un corps étranger décelable par la radiographie, inoffensif dans sa forme, sa composition, ses dimensions et résistant au moins pendant un temps suffisamment long à l'action des sucs digestifs; 2^ en suivant ce corps étranger aussitôt après sou ingestion étape par étape, à travers toute l'étendue du tube digestif, pour le topographier au niveau des différents segments gastro-intestinaux. Ce procédé à coup sûr des plus intéressants pour étudier le « transit intestinal » est en pratique peu facile à réaliser. Même la radioscopie substituée à la radiographie ne constitue point un procédé de recherche clinique facilement applicable.

Le moyen plus simple de Maurel (de Toulouse), basé sur l'administration du régime lacté et de quelques grammes de poudre de charbon végétal dont on recherche le passage dans les fèces, quoique, comme le dit son auteur lui-même, moins précis que le précédent, et surtout incapable de renseigner sur la durée de la traversée de tel ou tel segment, est d'une application si facile qu'il est assurément très recommandable. Il lui a permis de bien décrire le temps nécessaire à nos aliments pour parcourir le tube digestif et, des résultats ainsi constatés, do conclure dans certains cas à la présence d'une constipation latente, alors que le malade allait à laselle tous Jes jours.

Pour nous, avant que nous n'ayons eu connaissance de ce procédé, des recherches commencées sur l'utilisation des aliments par l'étude des fèces, délimitées par la poudre de carmin, nous avaient déjà permis d'étudier dans certaines circonstances la motricité de l'intestin; nous n'avons donc pu

être qu'encouragé, par la publication des faits nouveaux q nous apportaient, à les continuer. £t ce sont nos résul que nous donnons ici aujourd'hui. On verra qu'ils nous permis à eux seuls, par l'étude de la durée de la trave. digestive normale et pathologique de conclure à l'expli tion de la motricité intestinale dans son ensemble, et qii' à d'autres procédés de recherche, ils nous ont permis loment d'explorer la motricité de tel ou tel segment de 1 tcstin.

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