‹ Essai de coprologie cliniqueChapitre 15 sur 48 · I. — EXPOSÉ HISTORIQUE · texte numérisé non relu

I. — EXPOSÉ HISTORIQUE

Commo il vient d'èlre dit dans le chapitre précéc traversée digestîve, qui mesure exactement la motr l'intestin, ne mesure qu'un des éléments constituants di ptômes diarrhée ou constipation; le second éicmen pendamment de ceux qui permettent de les caractéri que ; prcsence de sang, de mucus, de pus, etc., ve qualificatifs do ces termes, le second élémcal est, nous

vu, le rapport existant nntrc le poidsdos matières k l'étal sec ot celui des matières à l'état frais p. 100 ; autrement dit, il est représenté par la mesure de la plus ou moins grande quantité d'eau qui entre dans la composition des excréments.

C'est ce rapport que nous voulons étudier; c'est cette quantité que nous voulons mesurer.

Do même que, comme nous le faisons remarquerplusliaut, la constatation do la rareté ou de la fréquence des évacuations rectales qui suffisent couramment à faire porter le diagnostic symplomaliqiie de constipation ou do diarrhée n'est qu'une constatation véritablement insuffisante, de même, quand habituellement on se contente, pour dire qu'il existe l'un ou l'autre de ces deux signes, de noter la plus ou moins grande consistance des fèces, on ne fait là qu'un diagnostic incomplet, un diagnostic de présomption. Celui-ci devra être confirmé par une mesure rigoureuse de l'élément aqueux entrant dans la constitution de ces matières d'apparence anormale.

Celle mesure de la quantité d'eau, ce rapport du poids des substances sèchcsà celui des substances frat<;hes n'a pas été sans être étudié avant nous.

Maîsla plupart des auteurs l'envisagent soit au point de vue physiologique dans lo but de reconnaître la composition exacte dns matières fécales : tels Uffelmann, Wegscheider, Riibner, Miitler, auxquels nous emprunterons plus loin quelques-unes do leurs analyses; — soit nu point de vue pathologique, dans le but de préciser le diagnostic do telle ou telle maladie : tel est le sens des travaux de Sclimidi dans le choléra, où II indique que la proportion de substances sèches est de 1,5 0/0, ou encore les travaux de Nolhnagel dans son étude des catarrhes intestinaux.

Notre travail a eu un but plus général: il questionne moins l'intestin envisagé dans ses rapports avec telle ou telle maladie

que rintestin envisagé dans les troubles des diverses fonctions dont il est le siège et que nous désirons connaître.

Nous rechercherons donc d'abord quel est le rapport normal existant entre le poids des substances sèches et celui des substances fraîches, et nous étudierons ensuite les facteurs capables^ chez un individu sain, de les modifier. Et quand nous aurons ainsi établi dans quelles conditions il faut se placer pour avoir des résultats identiques dans les conditions d'équilibre physiologique, alors par des expériences nous romprons cet équilibre, et nous essaierons de nous rendre compte dans quelle mesure tel ou tel des troubles artificiellement déterminés intervient pour modifier ces résultats. La clinique, appuyée sur Tanatomie pathologique, corroborera ces faits, et ce n'est alors seulement que de cet ensemble do constatations nous tirerons des conclusions utiles pour l'exploration fonctionnelle de l'intestin.

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