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toulos les parties cunstituanles dos malières; — il est bon encore do les remuer de temps à autre pour bien faire pénétrer partout l'action de la chaleur. Cotlo dessiccation se fait lentement dans une étuve au bain-marie à 96 ou 97'. Quand on juge la dessiccation terminée, on pèse de nouveau la cap- Hulo, et par diffcrenco on obtient le poids de substances sèches; pourétre sûr que cette dessiccation est bien complète, ou reporte la capsule à l'ctuve, puis on la pèse à nouveau, et cela jusqu'à ce que, à la suite do deux pesées successives les chiffres obtenus restent constants. 11 est certain (|u'en opérant ainsi nous n'avons pas fait une dessiccation des plus complètes, mais en agissant de ecLle façon dans toutes Ica circonstances, nous obtenons des chiffres comparatifs largement suffisants pour la praliquo.
B) Ce rappoKJaànaal^élat'd^equilibre physiologique. — a)l^pportjiQrmal cJiBÀie chien. — Si dans
ces conditions nous etudio6^B icirVècesfd'un chien considéré comme sain, eokmii&.à Mteaégimft imsto ordinaire, pâtée de soupe et de viandeS 6itfiaRlftéjj étftee. nous voyons que ces matières renferment 75 0/0 d'eau ou 25 0/0 de substances sèches.
h) Conditions qui font varier ce rapport. — Que si l'on modifie l'alimentation et qu'on lui donne une grande quantité de pain, la quantité d'eau augmente, 83 0/0 ; le poids des substances sèches diminue, 17 0/0.
Au contraire si l'on donne de la viande en grande abondance, le poids des substances sèches augmente, 34 0/U, la quantité d'eau diminue, 66 0/0; enfin si on donne un repas très abondant qui entraîne nue évacuation rapide des fèces, on voit le poids des substances sèches également diminuer, là à 16 0/0, et la quantité d'eau augmenter, 88 h. 85 0/0.
c) Rapport chez l'homme. — Nous Bommc constatations analogues. Nous avons trouvé port normal environ 78 0/0 d'eau ot 22 0/0 sèches. Les mêmes causes produisaient les i l'alimentation végétale Dous donnait 87 0/0 d' de substances sèches; l'alimenlalion carnée ( et 32 0/0 do substances sèches ; de mémo un mixte trop copieuse, entraînant une débâcle r: donnait lieu à la constatation des chiffres te d'eau et 10 0/0 de substances sèches.
Nous pouvons du reste appuyer nos consti tableaux suivants, empruntés à Mtillcr clie Rubner chez l'homme.
1» D'après Miiller, chez le chien :
i" Avec une nourriture do 1500 gr. de via 35,7 — 36,5 — 44,8 de substances sèches p( fraîches; par conséquent iieaucoup de substai
2" Avec un régimcde viande et graisse (I50i et 150à200 gr. dégraisse), on trouve 29 — 3( 34, 7 de substances sèches pour cent de fèct conséquent substances sècliesen quantité à pci
3" Avec un régime de viande et pain noir ( variable, pain de 600 à 1000 gr), on tro 17,72 — 17,91 — 18,80 — 19,17 — 2( substances sèches pour 100 de fèces fraîches, ■ substances sèches en petite quantité.
2" Tableau de Rubner chez l'homme (1) :
(I) Voy. Ûiclionnaire de Richet, art. de Micloux, p, 29
NATURE de l'alimentalion
Viande
Lait
Lait
Lait
Pain
Pain
Choux
Petits pois
Carottes
Pommes de terre Riz
Graisse
Graisse ,
Poids
de l'ulimenl
ingéré
gr.
Fèocs fraîches
Kèccs sèches
Siibstances sèches
2o5o 4ioo
gr.
gr.
On
Ce tableau est, il nous semble, des plus significatifs et se passe (le commentaires.
d) De la nécessité d'un repas dépreuve ' — Devant ces diverses constatations^ nous voyons encore là aussi la nécessité de la composition d'un repas d'épreuve dont les éléments n'enlraîneraîent par eux-mêmes aucune modification dans la constitution du rapport normal des fèces sècbes aux fèces fraîches. Nous nous sommes arrêté au repas ci-dessus cité (voir traversée digestive, p. 42).
C) Les variations de ce rapport envisagées dans des états physiologiques anormaux, créés artificiellement. — Si avec ces données nous étudions Télat physiologique anormal, nous allons voir les facteurs qui
mWF'
influent sur les variations do ce rapport, et la part de chacun des segments de Tinlestin dans ces modiGcations.
i** Envisageons d'abord le cas où l'on exclut le gros in" testin et où l'on permet aux matières de s'écouler par un anus iléal (voir cliap. des Réactions, fig. i); dans ces conditions, quand on examine les matières fécales au point de vue qui nous occupe, on constate que la quantité d'eau est considérablement augmentée par rapport au poids de la substance sèche. C'est ainsi que nous avons pu opérer chez 2 chiens et trouver une moyenne de 6 à 7 0/0 de substances sèches, au lieu de 20 0/0 et 93 à 94 0/0, au lieu de 80 0/0.
Ces expériences prouvent donc surabondamment le rôle du gros inleslin dans la résorption de Veau.
2® Peut-être pourrions-nous encore tirer ces mêmes conclusions d'une expérience que nous avons tentée chez le chien et qui a consisté à exclure la presque totalité de Vin" testin grêlCy rétablissant la continuité du Iractus intestinal par l'anastomose delà première partie du jéjunum avec les 20 derniers centimètres de Tiléon (voir chap. des graisses, (îg. 2). Dans ce cas où les ah'ments étaient déjà transformés par les sucs digestifs de l'intestin moyen ou duodénum, mais où ils ne pouvaient être résorbés par l'intestin grèle absent, on observait dans les premiers jours une lientérie considérable et l'animal maigrissait proportionnellement à ces troubles digestifs. Puis les choses se rétablirent petite polit; l'animal prit le dessus; les aliments séjournèrent dans le gros intestin où ils furent pour la plupart résorbés, sauf lesgraisses, et l'on put étudier le rôle de suppléance de cet organe dans la résorption des aliments. En tous cas nous pûmes voir^ on envisageant le rapport des substances sèches aux substances fraîches à ces 2 périodes do la vie de l'animal, que si, dans la l^^ période, les troubles d absorption de Tintestin grêle entraînaient une augmentation considérable de la quan-
iito d'oau et une diminution des substances sèches, dans la 2^, quand le gros intestin intervenait dans la résorption, il modifiait ce rapport de telle sorte que le poids des substances sèches augmentait notablement, la quantité d'eau diminuant en proportion inverse, et cela d'autant plus que la stagnation dans le gros intestin était plus longue.
Ex. : l^' cas 92 0/0 — 8 0/0 substances sèches. 2« cas 87 0/0 — 13 0/0 substances sèches.
En d'autres termes, c'est au niveau du gros intestin que se font particulièrement la résorption de Teau et la dessiccation naturelle des matières fécales. Les troubles de résorption au niveau de cet organe s'accompagnent d'une augmentation de la quantité d'eau par rapport aux substances sèches, qui restent en poids absolu dans les chiffres normaux, c'est-à-dire que tout ce quiy dans la transformation des aliments, a pu être absorbé. Ta été en grande partie par l'intestin grêle et que les substances sèches n'en représentent que les déchets inassimilables ; tandis que des troubles de résorption au niveau de l'intestin grêle entraînent, d'une part, une augmentation considérable de la quantité d'eau par rapport aux substances sèches, mais d'autre part une augmentation notable, eu égard à la normale des poids respectifs absolus de ces deux éléments. Cela s'explique dans ce dernier cas par le fait que les particules alimentaires transformées par les sucs digestifs n'ont pu être résorbées.
Nous avons donc là, dans ces différences de composition des matières, un moyen d'interpréter le rôle des divers segments de l'intestin dans le fonctionnement général du tube
digestif.
3** Il est encore un facteur de la plus haute importance dans les modifications du rapport des substances sèches aux substances fraîches, c'est la stagnation des fèces dans l'intestin. Il est de règle que lorsque la traversée digestive est
augmeatée, autrement dit que la motricité întostina amoisdrie,la proportion dessubstanccs sèclics augmente les fèces parallèlement à la diminution de la quantité d nous verrons plus loin comment la réaction des ma permet d'interpréter le rôle de toile ou telle portion d( lestin dans celte vicïation de la motricité.
4" Au reste cette motricilé, sauf les cas de vîciation l'inlluenco directe du système nerveux central ou péri] que, est sous la dépendance des troubles de résorption l\aSi[ii ou de sécrétion glandulaire que nous allons m nant envisagur.
a) Prenons d'abord le cas de suppression de la bile cliap. des Grnissos, Tig. i); l'absence de sécrétion b\ entraîne généralement un ralentissement de la motrici il s'ensuit presque toujours une diminution de la qm d'eau avec augmentalioti des substances sèches.
\x\\aT86men\.aa*ihyperaécrétion it7iatr«, facile ment r naissabie par la présence de la bile dans les fèces auxqi elle communique une coloration verdâtre et dans lesqi on peut réaliser facilement la réaction do Gmelin, ent une motricité exagérée et une augmentation de la qui d'eau par rapport au poids de substances sèches ;
b) Par contre, la suppression dusuc pancréatique, o fois des sucs pancréatique et biliaire, amène, avec une r cité accélérée, une augmentation delà quantité d' eau e diminution du poids des substances sèches.