‹ Essai de coprologie cliniqueChapitre 21 sur 48 · I. - EXPOSÉ HISTORIQUE · texte numérisé non relu

I. - EXPOSÉ HISTORIQUE

Quelle est la réaclton normale des fèces ? El préseateelle à la connaîtro uu inlérél clinique ?

A) Historique. — {"Travaux français. — Sur ce poii les ouvrages ctassiquescD France nousontmonlré une grau divergence d'opinions. Dans le Diclionnaire de physiologie < Richet, sous la signature do Nicloux, on relève que l'acidi est la règle; mats que cependant les fèces peuvent 6I1

, ou mèinc alcalines si des fcrmenlations ammo- 1 y prennent naissance. — Dans le Traitô de palhninérale du V' Bouchard, M. Le Gendre écrit que la i des selles au papier de tournesol est le plus souvent

cause do la présence d'acide acétique, butyrique, sultat des fermentations intcsiinalea; l'acîdité est [ plus auf^mcnlce que l'alimciilulion comprend plus ières hydrocarbnniies. Quand les fermentations it une intensité plus fçrando, l'acidité augmente production d'acide acétique ou lar.tique. Par contre, lanucl (le diagnostic médical de !tlM. Debove et Achard, mgon s'cAprimc ainsi: a Les selles normales sont prcsjours neutres ou légèrcmcnl alcalines au papier de ol ; clicz les individus ayant subi une alimentation exclusive, elles peuvent avoir une réaction franchecâline ; chez les individus soumis au régime végétaréaction peuloireacidc. »De môme, M. Mathieu, dans té des maladies de l'estomac et de l'intestin, écrit qu'à irmal les selles sont faiblement alcalines ou neutres, •uveiit devenir légèrement acides sous l'influence limentalion riche en substances végétales. Et cet auutc d'ailleurs : « La réaction acideouneutredes fèces porte aucun enseignement pour le diagnostic. »

pensons au conlraire que, sans avoir un intérêt pri- ,cIlo peut cependant être des plus utiles dans certains

nous cberehorons 5 préciser; mais avant tout il était ire de nous faire une opinion personnelle sur la nala réaction normale.

ivaux étrangers. — La litlcrature étrangère semble ■ que celte question a préoccupé davanlago les lillcurs que chez nous. Nolhnagcl, dans son ouvrage )hysiologie et la pathologie <le l'intestin, l'étudic à jrmal dans plusieurs maladies, mais ne lui accorde

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qu'une importance secondaire, car elle est trop modifiable, pcnse-l-il, par Tinfluence des régimes. — Von Jaksh, dans le Manuel de diagnostic des maladies internes par les méthodes bactériologiques, chimiques et microscopiques, ne lui accorde point non plus une grande importance ; il signale que dans le typhus la réaction est presque toujours alcalinc,etil insiste sur l'acidité des fèces chez les individus en période de croissance. Cependant d'autres auteurs Tétudiaient de plus près : Rûbner s'attache à connaître l'acidité des fèces, et cherche à la doser à l'aide d'une solution de baryte au préalable titrée. Boas, de son côté, dans ce même but, emploie une solution de soude en présence de la phénolphtaléine et tous ces auteurs à l'envi, tout en signalant rinfluencc des régimes, essayent de dégager quelque indication sur l'état des organes digestifs. Dans le livre, si complet à bien des égards, de Schmidt et Strassbiirger, on lit en effet que les sécrétions digestives ne sont pas sans quelque influence sur cette réaction des matières fécales. Quand la sécrétion du suc gastrique manque, les fèces n'ont point la réaction modifiée ; mais par contre, d'après nos observations personnelles, quand celte réaction devient hyperacide, la réaction est également très acide. L'absence de sécrétion pancréatique entraîne l'alcalinité, car, selon Millier, les fèces contiennent beaucoup moins d'acides gras libres, le dédoublement des graisses neutres de l'alimentation étant considérablement diminué ; si cette dernière proposition est exacte, il n'en est pas moins vrai d'ajouter aussi que, de par la suppression du suc pancréatique, la digestion des albuminoïdes étant également gênée, il y a putréfaction ammoniacale, et de ce fait seul la réaction peut devenir alcaline. Au contraire l'absence de sécrétion biliaire entraîne l'acidité. Cette réaction acide, on peut la trouver encore en cas de maladies, non plus de l'appareil sécréteur glandulaire de Tintestin, mais en cas de maladies do l'appareil absorbant, dans

!rite^,parcxemplc; alors se produiaont (les fcrmonlaliolis istances liydrocarbonécs, telles que l'amidon, et celle conslilue dans ce cas pour Sclimîdl uq des symplùmes anls de celle variété de catarrhe qu'il a décrite sous 1 de dyspepsie de fermentation intestinale ; mais nous rons alors, à notre tour, qu'un autre facteur peut étro lé dans ce cas comme cause de l'acidité des fèces, ce s acides gras mis en liberté par le dédoublement com- !8 graisses neutres de l'alimentation sous l'influence es ialestinaux suffisants, acides gras mal résorbés. Par irthîstorique,nou3 voyons que bien des points de celle in de la réaction des fèces restent encore obscurs.

Sxposé. — Dans ce chapitre, nous avons voulu, à tour, étudier le problème de près, pour faire servir les s ainsi acquisesà l'exploration fonctionnelle de l'inles- 3US avons d'abord envisagé la réaction habituelle des :hez les individus sains ayant un régime mixte ; nous ensuite rccherchéquelsélaientles facteurs capablesde iiftef : Alimentation, Motricité inteslinale, Insnffides sécrétions glandulaires, Troubles delà résorption. it ces divers points que nous allons maintenant tral- L nous terminerons ce chapitre par l'étude d'une variété .rrhée, lea diarrhées acides de l'adulte, donl nous avons lé à préciser dans certains cas la pathogénie et le lient.

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