‹ Essai de coprologie cliniqueChapitre 22 sur 48 · II. - FAITS EXPÉBIMENTAUX · texte numérisé non relu

II. - FAITS EXPÉBIMENTAUX

int d'exposer à quelles conclusions nous sommes arrîlici quel fui noire mode de procéder.

Analyse qualitative de la réaction . — Nous lencions, avant tout autre examen, par essayer au papier

de lournosol do reconnatlro la nature de la réaction des pour opérer, nous prenions toujours dos fèces frnîcl: liquides ou solides, nous les diluions avec de l'eau di pour bien mélang'er toutes leurs parties, ayant au pré éliminé les causes d'erreur pouvant tenir à la préseï sang ou de pus.

B) Réaction à l'état normal.— En procédant nous avons pu conclure qu'à l'étal normal, quand la n ture est toujours la même, comprenant une atimen mixte (albuminotdes, hydrates de carbone et grais8< que l'intestin est sain, la réaction est toujours neui très légèrement alcaline. A priori,ea tenant compte de: nées physiologiques, il en doit être logiquement ainsi, < s'étonnerait peut-être de notre insistance sur ce sujet s n'avions eu soin au début de rapporter les conclusion: tradictoires des auteurs classiques. En effet, comment s sente à l'état normal le bol alimentaire au sortir de ', mac, quand il vient de franchir le pylore? Nous saroni s'y présente avec une acidité totale de 1 gr. 50 exprini HCI; mais dans sa traversée digcstivo intestinale, il di alcalin comme les parois de la muqueuse, grâcoauxsécr alcalines des glandes de ceconduit, glandes propres et des annexes; alcalinité qui n'a pas lieu dès le début, ci l'avaient affirmé la plupart des physiologistes à la su Cl. Bernard, mais alcalinité qui ne se produilque prog voment et seulement à partir de la 2° moitié de l'intestin | comme l'ont bien faitvnirparleurs recherches surla réi du contenu et des parois de l'intestin chez les sup[ MM. Gley et Lambling.

Ces auteurs ont pu conclure que, chez l'homme, i J2 heures après le repas, l'acidité gastrique se man encore dans les 2/3 <lc l'intestin grêle. Ces données oi

être conOrmées snr le vivant chez l'Iiomme par les cliirupgions quand ils ont eu à pratiquer dos opérations sur l'ia-' testin, à la suite de perforation, par exemple.

Au cours des nombreuses opérations que nous avons pratiquées sur doa chiens, nous avons pu en reconnaître le bien fondé. Nous avons en olTet pu recueillir la matière fécale à toutes les étapes de son trajet intestinal et reconnaître ainsi que, chez le chien, dont l'acidilégastrique est très élevée (1), Celle-ci se fait sentir dans toute la portion supérieure de l'intestin grêle, puis diminue progresaivemont, saturée par l'alcalinilé des glandcsinteslinaIes(lo bol fécal est acide alors que les parois sont alcalines), si bien que les fèces, après la traversée du gros inleslin, sortent ^ l'anus avec une réaction neatrc.

C) Des divers modes de la réaction; réaction alcaline et réaction acide. — Mais plusieurs conditions peuvent modiHer cette réaction. Nous no parlerons point ici de la réaction alcaline que nous avons rarement constatée et que nous avons peu étudiée, si ce n'est pour dire qu'elle est duo le plus souvent à l'ammoniaque quand la putréfaction des matières albuminoîdee est exagérée.

D) Méthode d'analyse quantitative de la réaction acide. — Nous ne nous occuperons surtout que de la réaction acide. Pour celle-ci, nous ne nous sommes point seulement contenté do loludîcr quaittativemcat; mais nous avons ciierclié à la doser quantitativement.

Pour ce faire, nous prélevions une petite quanlilé de la dernière garde-robe, quanlilé toujours la même, en volume s! liquide, en

(1) AciditÉ gastrique du chien ;

HU pour l.DOO parties ^ g^^ gogiriquo, saos saliva. S gr. 3

Chez rbomme eu moycnce. i gr. SO.

poids si solide, que nous diluions dans une quantité connue d*eau distillée; puis, en présence de la phénolphtaléine, à l'aide d'une liqueur de soude titrée de telle sorte que 1 ce. sature Ogr.003 d'HCI., par un facile calcul nous dosions Tacidité pour iOOO des matières fécales. Ex. : Pour environ S gr.de matières fraîches (un peu plus si liquides), il a fallu 2 ce. pour obtenir la saturation de l'acidité, on dira que cette acidité équivaut à 2 gr. pour 1000

Si nous avons adopté cette façon de faire, c'est qu'ainsi nous avons obtenu des cliitfres comparatifs à ceux de l'examen de l'acidité gastrique (méthode Robin et Bournigault) que nous avons souvent pratiquée de pair avec celte acidité des fèces qu'elle explique dans certains cas; mais il est bien entendu que ce ne sont làquede^ chiffres comparatifs^ et que cette évaluation ne donne point les poids réels des acides organiques qui entrent dans la constitution de cette acidité totale; il faudrait pour cela déterminer la nature de ces acides, et multiplier le poids d'HCl exprimé par les rapports de leurs poids moléculaires au sien propre.

i^ Causes qui la déterminent à Vétat normal, — Et ainsi àTaîde de cette méthode nous avons recherché Tacidité des garde-robes en rapport avec ses facteurs étiologiques, tout d'abord dans le cas de matières dures chez des sujets normaux.

Régime. — Disons tout de suite que cette réaction acido est sous l'influence de la nourriture ; car, en effet, toutes les fois qu^on augmente l'alimentation hydrocarbonée, la réaction acido apparaît, soit que, suivant Topiuion courante, il se soit produit des processus de fermentation exagérés, soit encore que l'HGl n'ait pu être neutralisé dans Testomac par les hydrocarbonés comme il Test en présence des albuminoïdes (1), et se trouvant libre en plus grande quantité, ait

(1) Nous désiroos expliquer cette phrase, clef de voûte de la réaction des fèces, et vérifier celte dernière assertion. Ne donnons qu'une alimentation hydrocarbonée à un sujet sain, les fèces ont une réaction acide ; admettons un instant que ce soit par fermentations ; ajoutons À cette alimentation deux

Gaultiba 5

doaaé lieu à une acidité du contenu intestinal qui se poursuit à travers tout le conduit sans pouvoir être saturée.

Egalement les fèces d'un régime graisseux peuvent présenter une réaction acide quand une trop grande alimentation en graisses surcharge l'intestin, dont le pouvoir absorbant pour les graisses, cependant bien dédoublées, se trouve débordé; cette acidité est due dans ce cas à des acides gras qu'il est facile de caractériser par les divers réactifs qui leur sont propres. Nous pourrions rapporter ici de nombreux exemples de ces deux cas, tirés des expériences chez le chien et chez l'homme, chez lesquels nous avons étudié la digestion des hydrates de carbone et des graisses k l'état normal. Nous n'en donnerons que quelques-uns en résumé :

Chien sain,& kg. 100. — I. Régime carné exclusif; réaction alcaline.

II. Régime mille de viandeet pain (300 gr.viandeet300gr.pain); réaction neutre.

III. Régime eictusif du pain pendant plusieurs jours (5 à 600 gr. de pain) ; réaction franchement acide évaluée k 1 gr. 10 pour iOOO

IV. Régime du pain pendant plusieurs jours variant entre 900 et 1200 gr. ; réaction très acide évaluée à 5 gr. 30 pour 1000.

V.Régimeavec graisses en quantité considérable (150 gr.àSOO gr.

ou trois blaacs d'œufa, l'albutntiiB u'empiche pis les ter me q talions de se produire, etlu ne tait que neulraliser l'HCI, ot cepend&ot les tèces devienDent neutfïs; par ca denxlime cas, il est donc bien Évident que co ne sont pas lea fermeutaUoDS qui sont k cause première de l'acidiié des [ices, maie que c'est l'acidité du suc gastrique qui ne s'est pas trouvée £tre utilisée et neutralisée par sou aliroeot de choix l'albuminofde. puisque, dans ce second cas, où les fermenlalioDS existent de la même faton, mais où la neutralisation a pu se produire RrAce ■ l'adjonction du blanc d'œuf, les fèces sont dereoues neutres. Touterois, il est rare, sauT ta cas de diarrhée acide, de conelater de l'BCldans les fèces ; ce sonl surtout des acides butyriques, lactiques, acé~ tiques, etc. Pourquoi cela? C'est parcs que HCl, acide minéral, se sature plus facilemant dans l'intestin, que les acides organiques, et que se saturant te premier, Il empSclie ainsi les autres de pouvoir le faire, puisqu'il prend les bases dont ils ont besoin. Ainsi donc, ce sont bien en déiinitive des acides de fermeutation qui donnent lieu à la réaction acide des fèces; mais ce ne bodI pas eux, qui en sont la eau se première, c'est l'HCi qui. les empêchant de se saturer, est le factenr responsable de l'acidité des garde-rob«s ; dous reviendrons do reste sur ce point ï propos des diarrhées acides.

d'axongc par jour) pendant plusieurs jours; forte acidité

Homme iaitt. — 1. Régime mixte ordinaire; dans 117c

neutre ou faiblement alcaline s'il y avait stagnation dans

II. Régime caroé très abondant; â cas seulement, réac ment alcaline.

III. Régime végétarien et eau (pain, 1 kg.; pommt 1 kg. ; châtaignes, SOO gr. ; un peu de heurre); 3 cas ob dani S jours consécutifs, réaction fortement acide doi était, pour une quantité d'aliments à peu près équivalen

1 gr. 30 — 1 gr. 05 — 1 gr. 20.

IV. Régime avec graisse en trop grande quantité. Homn qui prenait âOOgr. de beurre par jour en plus du régime pital; réaction très acide.

Nécessité d'un régimb d'épreuve. — Il résulle ilec< tations que, lorsque l'on recherchera laréacUon des un bul diagnostic, il faudra d'abord s'inquiéter d rituro du sujet que l'on examine ; et c'est seulcn que cette nourriture sera insliluée de telle soi ne puisse influencer la réaction qu'on pourra ter de cette dernière. Ici ressort encore la nécessité d'i d'épreuve bien établi peur coQcluro de l'exameo ( C'est ainsi qu'ayant remarqué que les trois régimesu les hôpitaux de Paris (régime lacté absolu, régimt gré, régime du 4^) donnent chez des individus à lui foDclionnant normalement, des fèces de réaction t n'est que dans ces conditions que nous avons en résultats différents obtenus chez d'autres sujets.

Mais ces résultais, nous n'avons pu les interpj l'aide des connaissances de physiologie pathulogiqui avions acquises chez le chien pris comme animal ce sont les expériences qui nous ont conduit à ci prétation que nous voulons maintenant exposer, rapporter les faits cliniques qui les corroborent c expliquent.

uses qui la détermiDent à Fétàt pathologique. — KBES DURES. — i° Motricité inliistinale. — Il nous a été e nous rendre compte de ce facteur à l'aide de l'ex- :e suivante chez le chien.

un chien de petite taille (11 kg.), nous TermiODS la partie le de l'iléon de Taçon à eiclure tout le gros intestin el nous ons un anus contre nature au niveau du bout supérieur de insi séparé du csecum (fîg, 1). L'animal rétabli, nous avons ) la réaction des matières rendues par la terminaison de 1 gréie.niatières constituées par les résidus d'un repBsd'épreuuement composé; nous avons constaté qu'elle était le plus neutre, rarement acide, et que cette réaction variait avec I de la traversée digestive : plus celle-ci était courte, plus Je celle-là avait tendance à augmenter, avons alors cherché à réaliser un processus artificiel de ïn dans l'intestin grêle, en administrant à ce chien, avant onner un repas d'épreuve carminé, de l'eitrait thébaïque; U parvenu, nous avons vu alors qu'en augmentant la durée aversée digestive nous augmentions le taux de la réaction

en {]ue nous nous croyons en droit de conclure de cette expériences que lorsque l'alimentatioD est normale et existe aucun des autres signes capables de faire penser faut des sécrétions glaudulaires dcriutestinjastagnais fèces dans cette parti» du lube digestif ofi se fait sentir la réaction acide de l'estomac entraîne l'acidité es et nous dirons ; réaction acide avec traversée 7e prolongée équivaut à défaut de motricité de in grêle. Nous aurons du reste l'occasion de préciser ige dans les chapitres ultérieurs cette conclusion qui mbler au premier abord un peu absolue.

m autre chien , nous avons tenté une autre expérience dans ilte fois do constater la part de la moirictté du gros intestin phénomènes de la réaction des fèces. Pour cela, nous avons

SDppriméla presque totalilé de l'intestin grêle, anastomosaotles 50 dernierscentimèlresrestantderiléon avec la 1^' portion du jéjunum (Gg. 2); l'intestin grêle résorbant est réséqué et il ne reste que l'inlestin moyen avec ses glandes si utiles aux processus de transformation qui rendent les aliments assimilables, déversant directement dans legros intestin le bol alimentaire transformé, mais non absorbé.

Fi'g. I . — Exclusion du gros btestin, anus iléal.

Nousavons pu alors constaterqat; la réaction des fèces était toujours acide, acidité que nous verrons plus loin être duc à un défaut de résorption intestinale. Cette acidité variait avec le régime : si on

nait à l'animal un régime miite de viande et de pain, elle était à le marquée; si on ajoutait de la graisse, elle le devenait davan-

Fi^. 1. — Exclusion de l'inleatiD grêle,

;, mais par contre, si avec un régime d'épreuve la traversée istivfl était relativement allongée, elle avait tendance à devenir ns acide. (Au début des expériences.ranimal présenta des selles [uentcs et dtarrhéiques; puis plus tard elles devinrent plus icées et plus consistantes.)

Iiercbanl également cliez lui à obtenir la stagnation des fèces s le gros intestin, nous avons pu voir en le constipant assez forent avec l'opium que la réaction restait malgré tout acide, en

raison des troubles de résorption signalés plus haut; elle était cepen* dant amoindrie en raison de la plus grande durée de la traversée digestiye.

Il serait peut-être hasardeux de vouloir conclure de cette dernière expérience, car il est facile de concevoir que Tacidité gastrique se continue dans l'intestin terminal comme tout à l'heure dans le grêle, actuellement supprimé et dont il a pris la place. Malgré les conditions un peu anormales de ces recherches, il faut cependant retenir un fait, à savoir: que la stagnation des fèces dans le gros intestin^ malgré une traversée forcément rapide d'un intestin grêle diminué delongueur,détermineun^ tendance à V affaiblissement de la réaction actd^, tandis que précédemment, dans le cas de stagnation dans l'intestin grêle, ily avait tendance à l'augmentation de l'acidité. Les faits cliniques nous permettront plus tard de tirer une conclusion de ces faits expérimentaux.

Quoi qu'il soit de ces restrictions, ces diverses expériences nous permettent^ malgré tout, d'envisager le rôle de la motricité de f intestin comme facteur important de la réaction des fèceSy et par suite de formuler à l'aide de ces dernières, dans des cas bien déterminés, des notions diagnostiques utiles sur la valeur de son fonctionnement.

2® Troubles de la résorption. — Supposant toujours un régime normal, la réaction des fèces peut être modiGée par des troubles de la résorption intestinale. Reprenons les 2

chiens précédents.

Dans, le 1*' cas, chien à intestin grêle conservé, mais à gros intestin supprimé, la transformation des aliments est pour ainsi dire complète, et leur résorption presque absolue, du moins en ce qui concerne les matières grasses; la réaction est, comme nous l'avons vu, neutre en cas d'alimentation normale et de traversée digestive régulière.

Mais, dans le 2* cas, où nous supprimons une surface con-

; de résorption en excluant l'inteslm grèlc, et no que le gros intcBtio, tandis que la transformation icnls est encore bonne, on voit la réaction, si la traligeslive est régulière, devenir, contrairement à la .ndiement acide; co qui tient, croyons-nous, à ce que ption est notablement diminuée. Cette acidité est i, quand on donne une alimentation liydrocarbonée; lonlre encore d'autant plus augmentée que la quan- :raisse alimentaire est plus considérable, trahissant Fait d'une bonne décomposition des graisses neutres, acides gras sont incomplètement résorbés.

donc,d'aprè3 ces constatations, il somblebien résulter troubles de résorption intettinale principalement corps gras, c'est-à-dire troubles se passant surtout au e l'inleslin grêle et peut-être aussi dans le gros intesstant et suppléant du premier, suffisent à entraîner ificaiions dans la réaction des fèces.

I faits expérimentaux, on ne saurait tirer de conclules ikla clinique; la constatation de l'acidité des fèces aleur pour exprimer un trouble de résorption intesle s'il s'y ajoute d'autres signes de troubles d'absorpi que : diminution de la durée de la traversée digesiminution du rapport du poids des matières sèches au I matièresfraiches, c'est-à-dire augmentation de l'eau, présence dans les fèces de substances facilement blés qui y sont passées sans être absorbées.

uffisance des sécrétions glandulaires. — Il est n 3* facteur, capable de modifier la réaction des 'est l'insuffisance des sécrétions glandulaires, avons déjà vu précédemment que le chyme franchisylore se présentait avec une acidité de 1 gr. 80 eovist facile de concevoir que l'absence d'une sécrétion alcaline, qui normalement doit aider à neutraliser

cette acidité duo à la sécrélinn gastrique, peut enir< l'acidité des matières, d'autant plus facilement que les CCSSU8 de fermentation intestinale viennent surajoute! action à la cause première de l'acidité intestinale, qui, ce nous l'avons dit, est sous la dépendance de l'acidité g que. Il a été Tacilo de vérifier ce fait chez des chiens à fi biliaire.

L'absence de sécrétion pancréatique, pour les m raisons, semble devoir a priori entraîner la présence i réaction acide des fèces; au contraire elle entraîne le souvent une réaction alcaline, ou ne modifie pas la tion, saîtque les processus de putréfactioo des albumin incomplètement digérés s'accompiissaot dans le gros i tio entraînent une réaction alcaline, soit que les proc do fermentation des hydrates de carbone à leur tout digérés déterminent une acidité du contenu intestinal qi premiers compensent, entraînant dans leur résultant< réaction neutre. Nous n'avons en tous cas jamais reac de réaction acide avec un régime de graisse chez lei maux à pancréas exclus, et cela s'explique facilement, que la plus grande partie des graisses ingérées, non d< posées dans l'intestin, étaient rendues sous la forme a bée, c'esl-à-dire à l'état de graisses neutres. Nous avoi constater les divers faits chez des chiens à fistule pan tique.

Ainsi donc la réaction acide peut être due à l'absence la diminution de la sécrétion biliaire, et quelquefois à sence ou à la diminution de la sécrétion pancréatique deux faits ne sauraient être affirmés sur la simple coni tion de la réaction; mais celle-ci modi&ée, accompagnant ires signes que nous décrirons plus tard, peut donner é ment d'utiles notions dans le fonctionnement intestinal.

Il est vraisemblablement encore d'autres facteurs cap;

de modifier la réaction des fèces; tels sont par exemple les agents microbiens ; mais limitant notre sujet à l'exploration fonctionnelle de l'intestin, nous n'avons envisagé que les facteurs motricité, absorption et sécrétion dans leur déterminisme réactionael, car c'est à l'aide des notions que nous aurons acquises sur eux expérimentalement que nous pourrons tirer des déductions cliniques sur l'étatdu tube digestif.

Il.MATièRBS UQUiDES. — Pathogémedes diarrhée» ocides. — Jusqu'ici nous avons envisagé cette étude de la réaction des fèces en cas de matières solides; mais, au cours de nos expériences, nous avons été conduit à la constater en cas de malières liquides eX nous avons pu, dans ceadernierscas,étudierles circonstances qui déterminent celte variété de diarrhée acide.

Chezunctiien deâ2kg. auquel on avait, au préalable, lié le pylore (flg. 3), on avait abouché l'estomac avec une anse éloigaée del'intestin grêle (0 m. 80 c.), de façon à amoindrir l'action des sécrétions biliaire el pancréatique dans le tube inteslinal où arrivait le chyme acidiûé, après avoir passé en dehors du segment où ces sécrétions sont déversées.

On sait en effet, dépura les mémorables expériences de Pawlowet de ses élèves Beckeret Dorlinski.que l'excitation acide delà muqueuse duodénale est l'excitant pour ainsi dire spécifique de la sécrétion pancréafïque, soit que l'on admette avec lui que cette excitation ait pour point de départ un réflexe, soit qu'avec Baylias et Starling on admette qu'elle soit le fait d'une action humorale, la réaction chimique de l'acide sur la muqueuse duodénale engendrant un produit nouveau, la sécrétine, qui, absorbé et rais en circulation dans le sang, excite le pancréas.

On sait également, depuis les recherches de MM. Henri et Portier, Gley et Camus, Ënriquez et Haillon, que cotte excitation acide de la muqueuse duodénale agit aussi sur la sécrétion biliaire, ou, si l'on veut, que la sécrétine est k la fois

ïrs, si nous laissions le chien mangor sa pâtée de viande et de en proportions réglées el que nous recueillions les fèces, on alait qu'elles étaient dures, mais que la réaction était légèreacide ; vraiseniblablement parce que les sécrétions biliaires et réatiques n'étaient pas sollicitées, comme à l'élat normal, par ssage du bol alimentaire acide venant de l'estomac. Si l'on faiinsuite avaler à cet animal une solution d'HGI à !2 0/0, créant lui une hyperchlorhydrie artificielle, on déterminait une diarabondanle, et d'une acidité considérable; c'est ainsi que l'ou 'ait une acidité varlanlentrelOgr. 15 et 12 gr. 30 pourlOOO. itons que, lorsque nous avons sacrifié l'animal, nous n'avons rouvé, sous l'influence de cet excès d'acide, d'altérations de la lieuse gastrique et intestinale visibles à l'œil nu ; on y pouvait seulement un peu d'hypertrophie de la muqueuse.)

)s résultats de cette expérience sont du reste éclairés par résultats des travaux de Glcy el Lambling sur l'acidité ontenu intestinal des suppliciés; ces auteurs en effet peuque s'ils ont trouvé chez leurs suppliciés une acidité du enu et de la paroi intestinale dans une étendue plus conrable que celle qu'ils avaient au préalable coDstatée chez :hiens, c'est que vraisomblablemeat ces individus à jeua enl excité leur sécrétion chlorhydrique quelque temps it la mort par des verres d'alcool qu'il est coutume en il cas de leur voir absorber.

semble donc que l'on puisse conclure de ces constatations irimentales qu'une cHorhydrie stomacale exagérée co'innt avec une diminution des sécrétions biliaire et pantique peut entraîner avec d'autres troubles que noua ierons plus loin un péristaltisme intestinal exagéré, et suite une variété de diarrhées, les diarrhées acides. Dkai avait déjà chez des cbicns expérimenté avec des es organiques, produits habituels des fermentations intesles, et avait constaté que les acides caprt7igu£, acétique, lique, succiaique, lactique et butyrique entraînaient une ;ératÎ0Q du péristaltisme intestinal et des diarrhées.

iiSiti.i^iiiiiii^

Nous avons, chez le même chien, essayé avec des solulions d'acide acétique et d'acide lactique de déterminer à notre tour des diarrhées. Nous n'y soramea arrivé qu'en leur adjoignaDt une forte dose d'HCI ; car sans cela, comme nous l'avons déjà expliqué plus haut, les acides organiques, tels que les acides acétique et lactique, peuvent facilement se saturer par les bases rencontrées dans l'intestin et être éliminés à l'état de sels alcalins. Mais si on leur adjoint de l'HCI en assez grande quantité, alors ce dernier acide, acide minéral ayant une tendance élective à la saturation, empêche les autres acides, acides organiques, de se saturer et leur permet de jouer un rôle irritant sur la muqueuse intestinale et d'entraîner ainsi une diarrhée acide. Ces faits s'expliqueront mieux du reste par les observations cliniques.

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